mar 19

 

Je choisis d’aller me poser sur cet île qui fait parti de l’une des îles des loyautés. Le but, me reposer car mon corps commence à me dire stop et me retrouver un peu seul, et oui, pour ceux qui ont peur de voyager en solo, rassurez vous, on est jamais seul sur la route.

Le dilemme, choisir l’île, ouvea, lifou, mare, toutes aussi belles les unes que les autres apparemment et par quel moyen y aller. Le bateau, c’est long et l’avion c’est chère…finalement, j’optes pour la voie des aires et sans regret car la vue du lagon est superbe. Je vais passer quatre jours dans une tribue kanak à dormir dans une case rudimentaire et locale et là je peux veux dire que je vais être peinard. Je suis le seul touriste au bout de cette île et ce petit stop va être couleur local. Je commence par aller me la couler douce sur une plage avant de profiter de ce qu’ils appellent, l’aquarium naturel. Et franchement, cette baie porte bien son nom, j’enfiles mes palmes, mon masque et mon tuba pour de pures moments de bonheur. Je nages dans des eaux transparentes avec des milliers de poissons d’une variété incroyable, mais seul et avec ce qu’il s’est passé la semaine dernière avec l’attaque de requin, je ne suis pas très à l’aise dans mes baskets, ou dans mes palmes plutôt. Je redoutes de tomber nez à nez avec l’une de ses bestioles alors je jettes un oeil au loin de temps en temps afin de voire si j’aperçois un aileron… je rentre gentiment à la case avant d’aller sur le ponton ou je rencontre deux pêcheurs qui venaient juste de ramener une raie pêchée au harpon, discute un peu avec eux avant qu’ils me proposent de m’emmener voire la tortue qu’ils avaient attrapés la veille, cool…. mais c’est à partir de là que ça devient intéressant, car il m’invitent à aller faire, ce que l’on appelerait chez nous, la tournée des bars. Ici, ce sont plutôt de petites cahutes « les Nakamals » reconnaissables à la petite lumière rouge qu’il y a devant et ou l’on boit le Kava…

en fait, c’est une boisson terreuse à base de racines de plantes importées des îles du vanuatu dont les effets sont proches d’un bon pètard. Ambiance zen en jouant aux dominos sous un air de guitare, énorme ! autant que le mal de tête du lendemain matin après les 7 ou 8 timbales avalées.

Dimanche, je suis invité pour la fête de l’igname chez mes collègues de la veille ou je me retrouve avec toute la famille, du petit fils à la grand mère, pour partager le repas. Au menu, bougnat, cochon sauvage, roussettes (sorte de chauve souris) et poisson bien évidemment, un vrai régal ! toute comme la petite sieste sous le cocotier pour digérer tout ça.

Les deux derniers jours fut malheureusement moins paisible car l’île et les tribus des alentours accueillent de temps à autres des touristes qui font le tour du pacifique sur ces gros paquebots de croisières….et il fallait qu’ils débarquent pendant que je sois là ! imaginez vous dans un coin paradisiaque complètement isolé ou vous avez la plage et l’eau pour vous seul, ou les chemins et les routes sont désertes et d’un seul coup, 2000 milles clampins qui descendent envahir votre havre de tranquillité !

mar 19

Je décide de louer une voiture pour partir à la découverte de la brousse et de la nature sauvage calédonienne, je pars avec deux métropoles rencontrés à l’auberge de jeunesse. La route et les paysages qui s’offrent à nous sont superbes, d’un vert incroyable et très diversifiés. Alternance de hautes cascades, montagnes, forêts humides, plages et plaines ondulantes, tout cela dans l’isolement le plus complet. On s’engage au hasard sur une piste en traversant des petits cours d’eau, c’est qu’elle est sportive la clio de location ! enfin ce n’est pas non plus un 4×4 alors on décide de faire demi tour devant une rivière ou le courant nous semble un peu trop fort, il faudrait pas que la clio se transforme en kayak non plus. Petit stop par la roche perçée, ou un tunnel naturel traverse la falaise pour mener jusqu’à la baie ou…. un surfer c’est récemment fait attaquer par un requin, et apparemment il a aimé ça (le requin) car il a croqué à trois reprises ! et là, je me souviens que deux jours plus tôt j’étais en train d’en suivre un sous l’eau, j’attrape quelques frissons dans le dos d’un seul coup.

Nuit dans un camping ou mon dos se souvient encore du lit de camp, avant de traverser la grande terre au travers d’une chaîne montagneuse qui sépare l’île en deux visages différents. La côte est laisse apparaître une végétation tropicale impressionnante, le long de plages désertes ou le contact avec les kanaks que l’on croise sur la route est plutôt sympa, tout le monde se salut par un petit geste de la main, même les gendarmes vous font un signe ici, ils ont bus ou quoi ? apparemment non, c’est plutôt le niveau de stress qui n’est pas bien élevé dans le coin. On s’arrête sur le bord de mer pour faire une petite pause ou l’on se demande ce que fait cette femme en maillot de bain avec son masque et son tuba en train de tourner autour de sa voiture ? et bien, elle n’arrive pas à récupérer ses clefs qui ont glissés sous le capot. Du coup, on l’accompagne chez le garagiste du coin et s’est ainsi qu’elle nous propose de nous héberger pour la nuit, ça tombe bien car il pleut des cordes et par ce temps le camping n’aurait pas été top confort. On passe la soirée devant un bon petit apéro accompagné de métropoles qui se sont expatriés dans le coin et visiblement, ils ont plutôt l’air content de leur nouvelle vie avec leurs salaires qui ont doublés par rapport à la métropole. Les anecdotes sur les enfants kanaks vont bon train (ah oui, ils sont tous profs), ils nous racontent que les garçons, tellement timides, se cachent lorsqu’ils croisent les filles, et qu’il vaut mieux en général les côtoyer la journée ou ils sont adorables que le soir lorsqu’ils ont picolés…

On reprend la route en passant devant ce gros rocher en forme de poule, et en prenant un petit bac, le dernier de l’île qui permet de traverser un bras de mer, avant d’aller passer la nuit dans une tribue kanak. On respecte la coutume en offrant au chef un manou (genre de paréo) avec un billet de 500 francs pacifique à l’intérieur, c’est bon on est bien accepté. Il nous embarque pour aller pêcher avec un bout de fil accroché à une bouteille en plastique, avant de déguster un bon bougnat, véritable plat local et de passer la nuit dans une case typique. Expérience très sympa ou l’on découvre la gentillesse des kanaky. Par contre, je commence à baliser un peu avec tous ces moustiques car il y a une épidémie de dengue qui sévit en ce moment en nouvelle calédonie, ne me demandez pas si je me suis fais vacciner avant de partir car le seul vaccin qu’il existe est l’insecticide et la chance de ne pas se faire piquer par un moustique porteur du virus…

On passe la dernière journée le cul dans la voiture, on avance pas bien vite dans ces routes sinueuses, ou la pluie et les nombreux nids de poules nous incitent à la prudence, surtout que pour ma part je me sens vraiment fatigué (j’espère que j’ai pas choppé la dengue)… le dernier tronçon nous fait sillonner ces terres rouges ou le paysage minier nous rappel que le sol calédonien est d’une extrême richesse, avec l’exploitation du nickel, mais apparemment assez nocif pour ce fabuleux environnement que les calédoniens s’attachent tous les jours à sauvegarder et protéger.

mar 18

Étape immanquable lors d’un passage en nouvelle calédonie, l’île des pins doit son nom à tout les pins colonnaires présent sur lîle. C’est parti pour deux heures de bateau à bord du Bético, plus économique que l’avion…. à l’arrivée, on est attendu ( ah oui, on, car j’ai trouvé sur la route un espagnol bien déconneur qui comme moi fait le tour du monde) par un kanak qui va nous emmener dans son camping, ou plutôt son bout de terre sous les cocotiers, situé à environ, euh…deux mètres de la mer, on a même notre propre accès à la plage de notre parcelle. Et là, je crois que je viens d’arriver dans un endroit que l’on appelle le paradis !!!! bon d’accord, ces décors de cartes postales font un peu cliché… non que dis je ? je ne suis pas encore blasé pour penser cela, franchement ça envoie du bois !!!! Le sable est tellement fin et blanc que l’on croirait de la farine, le soleil est si fort qu’il n’y a pas de démarquassions entre le sable, l’eau et le ciel, fantastique ! Bronzette sur la plage, enfin pas trop au soleil car ça cogne sévère, et petites balades dans les eaux transparentes que l’on ne se lasse pas d’observer. Au détour d’une patate (gros rocher sous l’eau), je croise un tricot rayé, jolie serpent de mer mortel mais pas méchant pour un sous, et….nuchard, un pote de mon frère que je n’avais pas vu depuis dix ans. Mais qu’est ce que tu fais là ? et toi… décidemment, le monde est vraiment petit !

Lendemain, départ à bord d’une pirogue sur des fonds turquoises et entourage verdoyant, avec comme pilote un bon Kanaky qui nous dépose comme des robinson sur le bord d’une plage. Une bonne demi heure de marche sous les cocotiers avant d’arriver dans la piscine naturelle de la baie d’oro ou j’en prends encore plein la vue. Une petite siesta, (je suis avec un espagnol et chez eux c’est sacré) sous les cocotiers (le réveil est très agréable), avant de quitter ce coin de paradis.

mar 18

Bienvenue chez les Kanaks !

 

Je suis tout content d’arriver en nouvelle calédonie afin de pouvoir  me reposer en parlant le français et de pouvoir après six mois de voyage retrouver un peu la culture de mon pays même si les territoires d’outre mer n’ont rien à voir avec la métropole.

Et mon premier sentiment fut tout à l’inverse, j’ai eu l’impression de rentrer en France et j’ai pu me rendre compte de ce qui allait m’attendre dans quelques mois, non pas ça, je veux pas rentrer. Surtout après ces trois semaines en nouvelle zélande qui ont été fabuleuses, je commence fortement à m’interroger sur mon retour et l’éventuelle possibilité de prolonger mon congé sans soldes. Tout va dépendre de la conjoncture, des opportunités et de ce que l’on me propose à la banque, à suivre…

Comme par hasard, c’est en arrivant dans un département français que je me fais fouiller mon sac pour la première fois à la douane, aurais je tant changer que cela pour que l’on ne me prenne plus pour un français ? ah oui, ça doit être mon accent anglais…:)

Je me disais également qu’en arrivant ici, tout allait être plus simple pour s’organiser, et bien encore une fois je m’étais planté ! l’île est peu touristique et aussi très chère… ce qui rend l’organisation moins évidente pour un voyageur autonome comme moi, la majeure partie des gens qui viennent ici sont en voyage organisé ou plus encore, viennent rendre visite à la famille ou à un métropole installé sur l’île. D’ailleurs, je fus tout étonné de voire le nombre de personnes qui arrivent ici pour chercher du travail et s’installer, pensant que la nouvelle calédonie est le nouvel eldorado, ou alors, ça doit vraiment être la crise et le bordel en france actuellement pour que tout le monde prenne la fuite…

Du coup, ambiance un peu différente que d’habitude, je côtoies que des travailleurs et plus de voyageurs, oh la la, arrêtez avec le travail, ça me fatigue rien que d’en parler !

Je commence par me balader dans nouméa mais franchement rien d’extraordinaire, même les plages sont décevantes, enfin tout est relatif… Visiblement, je ne suis pas le seul à partager cet impression, alors vite, je m’organise pour découvrir le vrai visage de la nouvelle calédonie.

Et dès le deuxième jour, je suis conquis, je pars toute la journée sur un bateau pour une randonnée snorkelling (palmes, masque, tuba) dans le lagon et sur les îlots au large de nouméa. Et là, que du bonheur !!! on va se poser juste au bord de la grande barrière de corail, dans ce qui est le plus grand lagon du monde mais aussi l’un des mieux protégé. La diversité des poissons et des coraux est exceptionnelle et il est possible de découvrir ces merveilles sans même plongée en bouteille. Et vous savez pas quoi ? j’ai même vu Nemo…si si c’est vrai, regardez sur les photos si vous ne me croyez pas !!! Encore une fois, je me fais une petite poursuite au requin afin de le filmer, en attendant les vidéos, je vous remets quelques photos des fonds aquatiques. Le plus de cette balade est de partir avec un guide qui vous montre et explique (et oui, c’est plus facile lorsque l’on est à la surface) tout ce qui se passe la dessous sans qui, l’on passerait également à côté de beaucoup de choses. Et la petite cerise sur la gâteau, pause déjeuner sur un petit ilôt désert, sable blanc, mer turquoise à 30 degés, pas un chat.. ouah !

juil 23
Capitale Nouméa
Langue Français , 33 Melanesian-Polynesian dialects
Religion Catholicisme 60%, Protestant 30%, Autres 10%
Régime politique Territoire français d’outre-mer
Superficie 19.060 Km²
Nombre d’habitants 207.858
Densité de population NC habitants au Km²
Monnaie Comptoirs Francais du Pacifique franc (XPF)
Décalage horaire GMT +11
Espérance de vie total: 73,27 ans homme: 70,32 ans femme: 76,36 ans
Fête nationale Jour de la Bastille, 14 Juillet (1789)
Taux d’alphabétisation total: 91% homme: 92% femme: 90% %
PNB par habitant $15.000
Routes total: 4.825 km
Réseau ferré total: 0 km
Climat Tropical, tempéré par les alizés

Les raisons d’y aller

  • Les paysages et côtes : Grande Terre, L’île des Pins, Les îles Loyauté, Lifou, Ouvéa.
  • La faune et la flore : La faune maritime et terrestre Le récif corallien.
  • Les arts et la culture : Le Musée maritime de Nouvelle-Calédonie, Les totems, Les peintures rupestres