Tout content d’arriver, voici la première nouvelle de la journée : il y a de nouveau des grèves et les péruviens ont décidés de bloquer les routes pendant 3 jours…cool… nous qui étions frais comme des gardons pour attaquer les sommets de la cordillère après quelques jours de repos en bord de mer, et bien il va falloir glander car il n’y a pas grand chose à faire dans cette ville.
Apparemment les péruviens sont motivés à faire entendre leur cause, ça défile et sa manifeste dans les rues et les paysans ici ils rigolent pas… quand ils manifestent tous les commerçants doivent fermer leurs vitrines sinon…bim ! ils lancent des caillasses dans les magasins, bonjour l’ambiance !
Malgré tout, on essaie de trouver une faille pour partir faire notre trek de quatre jours…yes, il y a des mecs qui peuvent nous emmener, le rdv est prit… mais apparemment ça coince toujours sur la route, et après deux heures de tergiversation, on décide d’y aller quand même… et comme le chauffeur de la camionnette ne veut pas y aller de peur de se faire détruire son véhicule et bien on y va en taxi, à 7 dedans ! bien sure on se fait arrêter par les flics mais ici tant que tu leur mets un petit billet dans la main, ils te laissent passer. Jusque là, tout va bien… mais quelques kilomètres plus loin, ça se complique ! malgré une voiture qui nous dit qu’elle a été obligé de faire demi tour et bien on continue gaiement jusqu’à ce que l’on aperçoive des manifestants qui commencent à charger avec des pierres à la main. Le conducteur nous montre alors comment faire demi tour en trois manœuvres, le tout en moins de trois secondes… mais visiblement les chauffeurs en redemandaient et décident de faire une pause sur le bas côté, et là sauve qui peut tout le monde dans les voitures et basta, les péruviens nous coursent…. résultat on fait demi tour, et vu les circonstances, on attendra bien deux jours de plus avant de partir.
Pour occuper le temps, nous partons marcher pour la journée en destination d’une lagune perchée à 4700 mètres d’altitude, et franchement merci aux manifestants sans qui nous n’auriont pas vu cette magnifique laguna Churup. L’eau y est d’une clarté à refaire parler correctement un begue… et la vue à décoiffer un chauve… ce lac ou se mélange les algues vertes fluos, ce bleu turquoise, ces rochers blanc parfois un peu rouge, tout cela entouré de montagnes culminant à 5800 m avec le glacier qui tombe dans le lac, et nous en train de pic niquer sur un rocher au milieu de ce décor magnifique. Splendide !
Le lendemain, nous attaquons les choses sérieuses, après avoir préparés nos baluchons et fais nos courses dans les différents bouies bouies, nous partons en mini bus avec au volant Pedro Schumacher. Nous devions être une quinzaine et avec les sacs et tout le matériel, je vous raconte pas le poids du véhicule… chaque virage était une véritable épreuve, de peur de faire des tonneaux qui nous auraient conduit tout droit dans le ravin… On lui demande bien de ralentir un peu mais l’effet fut inverse, ça devait l’exciter de nous faire peur, alors il continue à faire son débile… ouf, nous sommes arrivé !
Départ pour trois jours de marche à travers des paysages somptueux, la cordillère blanche est réputée pour faire partie de l’une des plus belles chaînes de montagnes du monde et la plus belle du continent sud américain. Et franchement, c’est mérité !
Après 7 heures de marche, nous posons le campement au milieu des montagnes et juste devant ce pic blanc histoire d’avoir le lever de soleil dessus le lendemain matin. Pour mieux récupérer, nous ouvrons nos petites bières, comme si les sacs n’étaient pas assez lourd… pour ceux qui se disent, ah ils sont beaux les sportifs, et bien il paraît que la bière est ce qu’il y a de meilleur pour éviter les courbatures du lendemain, si, si, c’est gaelle qui l’a dit…
C’est l’heure de la soupe et heureusement qu’il y a avait un gars dans le coin qui savait faire marcher le réchaud car sinon on aurait dormit le ventre vide ou, ce que j’avais commencer à faire, mis le feu aux montagnes.
Nous rechaussons nos godillos et continuons à grimper, objectif de la journée : passer le col à 475O mètres. Plus nous avançons, plus les paysages sont magnifiques et plus nous pendons la langue, encore heureux que nous étions déjà bien acclimater à l’altitude…vous me direz, plus de quinze jours en Bolivie, ça aide ! Nous croisons en chemin un péruvien avec ces lamas qui part chercher des japonnais car apparemment les gens du soleil levant préfèrent les lamas aux ânes, et il galère un peu car ces belles bêtes ne sont pas trop disciplinés, enfin bon, ça ne l’empêche visiblement pas de faire en une journée ce que nous allons faire en deux jours et demie. Ca y est, nous sommes au sommet et franchement, le panorama méritait bien l’effort ! nous avons une vue sur les deux vallées, constatons le chemin que nous avons parcourut et… celui qu’il nous reste à faire ! nous marchons, marchons et marchons encore… bon il serait temps de trouver un petit coin pour dormir car la nuit commence à tomber, le problème est que ce n’est pas très plat par ici. On est tout content de se trouver une petite parcelle d’herbe pour poser la tente au pied d’une rivière. Seulement, je crois que l’on a squatter chez des gens…toutes les vaches du coin se ramènent, comme si elles voulaient nous faire comprendre que nous étions sur leur territoire. Allez, je l’avoue, on était pas trop fière pendant un moment de peur qu’elles nous chargent. Non mais oh, ce ne sont que des vaches… deux, trois cris pour les faire fuir et ça y est, on est peinard !
Lendemain matin, nous attaquons la dernière partie et nous constatons que les péruviens n’ont aucunes notions des distances et du temps. Combien de temps reste t il jusqu’au village por favor ? environ une heure et demie nous répond ce brave paysan. Après avoir marcher environ une heure, nous reposons la question… et on nous répond qu’il reste encore deux heures. Apparemment, ils ne fonctionnent pas avec les mêmes fuseaux horaires ici.
Nous finissons les dernières centaines de mètres en van qui nous fera passer sur des routes à couper le souffle, le paysage est extraordinaire et ces chemins de terre parfois un peu effrayant. Après 4 heures de voyage, nous arrivons en bas de la vallée pour prendre un autre van pour rentrer à Huaraz, et là record battu, nous étions 23 à bord, si, si, ça se fait ici !
Nous repartons de nuit pour 14h de bus jusqu’à chiclayo (290 au total)
On arrive à Queenstown en fin de journée ou l’on retrouve les françaises et les allemandes que j’avais laissé quelques jours plus tôt.
Queenstown est la ville par excellence pour tester tous les sports extrêmes, alors c’est sure, on est tenté par toutes ces activités mais le prix fait un peu redescendre mes ardeurs. Canyoning, rafting, delta plan, saut en parachute, pour moi ce sera saut à l’élastique… le truc à faire en nouvelle zélande. Et puis bon, une fois parti autant ne pas faire la chochote et choisir le plus haut… 134 mètres !!! le troisième plus haut du monde…
Pfff, même pas peur… enfin je suis tout de même content de partir avec Sarah, à deux c’est toujours moins stressant. Alors comment vous expliquer le saut, jusque là tout va bien, jusque là tout va bien, l’important c’est pas la chute, c’est atterrissage, ça vous rappelle pas un film ? et bien là, ça commence pareil mais quand je me suis retrouvé devant le vide, j’ai moins fait le malin.
Il faut que je vous mette un peu dans le contexte, imaginez deux montagnes et la vallée ou coule la rivière en bas. Jusque là, ça a l’air gentil… mais, en fait le plus impressionnant c’est la nacelle, qui sert de plongeoir, suspendu au beau milieu par des câbles de chaque côtés. Au début, on est détendu en regardant les autres sauter, quand vient : numéro 88 please… ah, c’est moi !!! et là, mes jambes se sont mis à trembler et mon coeur à s’emballer, j’espère que mon slip est bien accroché car ça va swinguer !!! On commence par s’asseoir sur un siège afin qu’ils nous accrochent les pieds, c’est pas un siège électrique mais presque. Debout, et puis là il faut y aller, heureusement ça va vite car je crois que je me serais mis à chialer, 8 à 10 secondes de chute avec un ou deux bonds avant qu’ils vous remontent. Arrivée en haut, mes jambes sont un peu flagada et je me dis : et bien ça, c’est fait !















































































































