Je débarque à Oulan Bator vers 6h30 du matin et décide de suivre les personnes que j’ai rencontré dans le train jusqu’à la guesthouse ou ils avaient réservés. Je m’installe puis pars à la découverte de cette ville en voie de développement. On me met tout de suite en garde contre les nombreux pics pockets, après un passage aux galeries lafayettes Mongoles, je visite l’un des seuls lieux culturels, le monastère boudhiste « Gandantegckanling ». A l’intérieur, j’assiste à une cérémonie religieuse puis contemple la statue du bouddha de 27 mètres de haut qui constitue le seul attrait. Oulan Bator est une ville très contrastée avec l’apparition de bâtiments modernes à côté de rues en terre, jalonnées de cabanes en bois et yourtes. La mission de la journée est de trouver un trip de plusieurs jours au fin fond de la Mongolie. Pas de chance, nous sommes Samedi et la plupart des agences sont fermées. Après une première qui propose des prix bien loin de mon budget, je me rends dans une agence repérée dans le guide apellée « ger to ger » soit de yourtes en yourtes.
Le concept est simple, il me faut choisir une région à visiter, puis je vivrai au rythme des nomades en étant accueilli chaque nuit par une famille différente. Seulement, cette agence qui respecte parfaitement la culture et civilisation Mongole me demande de suivre un cours de 2 heures avant le départ afin de m’initier aux choses à faire et ne pas faire une fois sur place et surtout un cours de langues Anglais Mongole afin de pouvoir communiquer un minimum avec mes hôtes. Déjà que mes cours d’Anglais sont loin, alors avec du Mongole en plus, je vous raconte pas la rigolade…
Je loue tente et duvet que j’installerai à côté des yourtes chaque nuit. Lendmain matin, il me faut trouver un hébergement pour le retour et négocier pour y laisser mon gros sac pour la semaine, petits achats avant de partir et me voilà devant la station de bus. Ils m’avaient prévenus d’arriver bien en avance afin de pouvoir m’asseoir et ils avaient bien fait car pendant 1h30 de trajet on se serait cru dans le métro parisien aux heures de pointes, enfin les Mongoles sont plus souriants quand même… mais aussi un peu moins propres !!! quoi que ? J’arrive à l’entrée du Terelj National parc, à environ 80 km d’Oulan Bator où je suis attendu par M. Chuluunhuu. Ah oui c’est pas un nom facile, mais je vous avais dit que le Mongole n’est pas facile à apprendre. Je vais avoir l’occasion de vivre et d’expérimenter les activités traditionnelles de la vie de nomade dans un cadre magnifique, typique des paysages de Mongolie. En route donc avec mon hôte sur une carriole tirée par un boeuf, là, j’y suis… Arrivés à sa yourte, je fais connaissance avec sa famille et prends mon premier vrai repas local. Au menu, lait fermenté et ravioles à base de viande de mouton, je trouve ça très bon, heureusement, car je vais m’en taper pendant une semaine. Même pas le temps de digérer et me voilà partis sur la carriole jusqu’à une ferme voisine où ses deux frères ramassent l’herbe à la fourche. Je comprends au fil de l’après midi que ce sont des herbiers, enfin des professionnels de l’herbe quoi! Au départ, ce fut marrant de les aider mais au bout de 6 heures de travail, j’en avais vraiment ras le bol . De retour à la yourte, je rentre les chèvres dans l’enclos avec le fiston de 11 ans, un gamin adorable ! Repas bien mérité avant d’aller au lit à 21h. Et oui, car ici dès que la nuit tombe, il n’y a plus rien à faire d’autant plus qu’il n’y a pas d’électricité dans les yourtes. Après une première nuit ou la température a bien dû descendre au dessous de zéro, j’ai le droit à mon premier petit déjeuner Mongole, autant vous dire qu’à ce moment là, j’ai jamais aimé à ce point les tartines grillées avec du beurre et de la confiture… Car le pain sec tartiné avec une sorte de lait dont je ne sais quel animal, qui fermente depuis trois jours dans une bassine, miam!!! Enfin, ça allait quand même, c’est au bout du quatrième jour que ça commence vraiment à être difficile. En fait, la nourriture des nomades dépend de la saison, mais pour moi qui suis venu en début d’automne, la nourriture est essentiellement, pour ne pas dire uniquement composée de mouton ou agneau et de lait de chèvre, cheval ou vache. Bon d’accord, c’est pas mauvais, mais il était temps que ça s’arrête car je frôlais l’overdose.
Le deuxième jour, me voilà reparti dans les champs pour cette fois couper l’herbe à la faux, dure, dure… Malheureusement ou plutôt heureusement la pluie a interrompue notre labeur. L’après midi était consacrée à une balade à cheval mais ici, ils vivent dans la nature, à l’état sauvage et il aura fallut 2 heures à notre hôte pour les retrouver, du coup mon tour de canasson a été écourté. J’en ai tout de même bien profité le lendemain pour me rendre à la prochaine yourte, 23 km à travers des paysages fabuleux. Arrivé dans ma nouvelle famille où la yourte est située au milieu des paysages vallonnés très vert, vraiment sompteux. Je suis accueilli par 2 soeurs qui vivent avec deux bébés adorables mais sans leurs maris partis travailler je ne sais ou.
Je débute par couper du bois mais je ne suis pas très efficace comparé à ces deux femmes mongoles, dont l’une est pourtant enceinte de huit mois et qui est constamment en train de roter, se moucher dans ses mains ou bien cracher dix fois toutes les deux minutes… Enfin bon, il paraît que c’est la tradition, qu’il me faut d’ailleurs respecter. L’homme y tient une place prépondérante, il rentre le premier dans la yourte ou il a sa place attitrée, les repas lui sont toujours servis en premier et en plus grande quantité. Je ne dois pas pointer mes pieds en direction du nord ou du poêle lorsque je suis assis dans la yourte, toujours recevoir le bol de nourriture de la main droite et au moins goûter les plats qu’ils me servent.
Après une petite randonnée et l’ascension d’une colline afin de contempler la splendeur du paysage, je fais la rencontre d’un vieil homme d’une yourte voisine. Il me fait essayer son cheval bien plus sauvage que les autres ce qui a faillit m’être fatale en m’empalant contre une poutre, heureusement que j’ai regardé les westerns avec John Wayne étant petit afin de me sortir de ce piège…
Ensuite direction sa yourte pour aller chercher du lait et me voilà face à face avec lui assis en tailleur. Un grand moment ! j’ai goûté la cigarette locale, une sorte de foin entouré de papier classique, et ou je n’ai jamais été aussi bon en mime, indispensable pour comprendre et se faire comprendre. La nuit tombée, mes hôtesses me proposent gentiment de dormir dans la yourte libre d’à côté, ma première !!! heureusement car il fait vraiment froid.
Le lendemain matin j’ai appris une autre tradition, il faut toujours se méfier du chien qui veille devant la porte de la yourte car j’ai bien faillit y laisser un bout de mon mollet, ah, de vrais chiens de garde! Je reprends ensuite la route sur une carriole afin de parcourir les 9 km qui me séparent de ma prochaine yourte. Accueilli par ma nouvelle famille, je suis très intimidé par le patriarche, Barg décrit dans les portraits du monde, qui vient me saluer les mains pleines de sang car il était occupé à égorger un agneau (petite pensée pour thierry). Quelques minutes plus tard, je vois le résultat de son oeuvre dans une gamelle ou sont déposés les abats, hummm, un vrai régal ! Après cuisson, ils commencent à avaler ce festin et m’en proposent, mais là, il en était trop pour moi. Imaginez l’atmosphère dans cette yourte avec les mongoles attablés, une odeur à faire vomir, les mouches qui se balladent et se posent sur la viande étendu sur des fils dans la yourte… J’en profite alors pour aller m’oxygéner sur la colline voisine. A mon retour, Barg me demande quelques médicaments… il devait en tenir une bonne. Malgré son air bourru, cet imposant monsieur est très chaleureux et me porte beaucoup d’attention, parfois un peu trop, surtout lorsqu’il me cramponne avec ses mains qui doivent faire la taille de mes deux pieds réunis, pleines de sang et autres variétés. Après une heure de tir à l’arc, il me propose gentiment de dormir dans leur yourte mais au vu du décor et de l’odeur je préfére décliner la proposition et d’installer tranquillement ma tente. Fin de journée paisible où ils me préparent un dîner un peu plus appétissant que leurs abats, petit tour pour traire les vaches et dodo.
Lendemain, treize nouveaux km de tape cul pour rejoindre la dernière famille. Lui s’occupe du bétail et elle confectionne des vêtements. Je passe ma dernière nuit dans une yourte avec feu de bois à la clef, j’en profite pour me laver les cheveux car ça commence un peu à gratter. Ah oui au fait, je vous ai pas dit, les toilettes, et bien… il n’y en a pas… alors vive la nature. Pour ma dernière matinée M. Enhee me demande de le suivre afin de le voir exécuter une de ses tâches. A 10h30, au menu, coupage de couilles du veau suivit d’une petite discussion assis au soleil dans le champs autour d’une bouteille de vodka pour fêter cela. Je peux vous dire que la sieste après le déj fut longue et agréable, avant mon retour à la capitale Oulan Bator.
J’ai passé une excellente semaine en compagnie de mongoles vraiment accueillants et d’une grande gentillesse, tout cela dans un cadre magnifique. Néanmoins, je suis content de reprendre une vie un peu plus normale et attends avec impatience la douche et repas du soir.
Dernier jour en Mongolie ou je me balade dans Oulan Bator, me détends avec un bon massage avant de sympatiser avec les deux allemands de la chambre d’à côté. Ils sont encore plus routards que moi car ils sont venus avec leurs vélos et ont l’intention de parcourir une partie de l’Asie avec ce moyen de transport. Je finis en beauté dans la boîte la plus branchouille de la capitale, les jeunes mongoles lookés s’endiablent sur de la music techno, ce que je ferai aussi, peu après avoir terminé la bouteille de vodka. Retour difficile pour ne pas dire complètement cuit…
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Nous continuons donc notre route à bord du train pendant 2 nuits et 1 jour, ce qui va nous sembler court comparer au premier tronçon. En fait, nous reprenons la ligne du transsibérien qui va jusqu’à Vladivostok mais à Oulan-Oude (km 5640), capital de la bouriatie, pour les connaisseurs de géographie, nous changerons de ligne pour emprunter la voie du Transmongolien qui se termine à Pékin. Nous ferons un stop à Oulan-bator, afin de nous éloigner un peu des sentiers battus et faire un trip à travers les steppes et paysages mongoles.
En montant à bord, nous nous apercevons vite que notre nouveau train nous apportera moins de confort que le précédent, heureusement ce n’est que pour une journée…Nous faisons connaissance avec nos nouvelles provodnista, mongoles cette fois, et qui ont l’air un peu plus fun que les russes. Dans notre compartiment nous sommes avec une mongolienne, enfin une femme mongole, mais qui déménage vite vers une autre couchette, cool, on a le compartiment pour tous les deux. Très vite on se rend compte que les passagers locaux sont moins nombreux quel les touristes, du coup l’ambiance change et nous tapons la discute avec deux Anglais et un couple de Finlandais.
A notre réveil, nous sommes agréablement surpris par le nouveau paysage qui s’offre à nous, fini les forêts interminables, place aux verts pâturages dans un cadre montagneux… magnifique! Nous avons hâte d’arriver en Mongolie et de partir à l’aventure dans des contrées lointaines.
Seulement, nous avions oubliés une donnée importante, le passage de la frontière russie-mongolie, il nous a fallut exactement 8 heures. Et là, on vous raconte pas la scène, digne du film midnight express. Les pires se sont les douaniers russes, nous devons remplir un formulaire en 2 exemplaires, ils récupèrent nos passeports en nous déviseageant, jusque là, tout va bien. Mais alors après avoir vérifié nos identités, ils reviennent avec les chiens et tout le matos pour fouiller les cabines. C’est dingue dans pareil situation ce que l’angoisse et le stress peuvent vitent monter alors même que nous étions parfaitement en règle. Cela fait plusieurs heures que nous sommes enfermés dans ce wagon, et quand le train est arrêté, les toilettes sont fermés… L’ensemble des passagers sont stressés et une atmosphère pesante s’installe, ça y est , c’est notre tour, ils arrivent. Le chien en premier, et là on se dit pourvu que personne n’a caché de produits illicites dans nos sacs. Les douaniers nous demandent de sortir nos sacs et ils retournent le compartiment…
Seulement quelques minutes plus tard, rebelote avec les douaniers mongoles, ouf, ils sont plus cools, vous me direz en passant derrière les russes, ils sont sûres que tout est en ordre. Mais bon, la papasserie nous prendra tout de même deux bonnes heures.
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| Capitale | Oulan Bator |
|---|---|
| Langue | Khalkha Mongol 90%, Turc, Russe |
| Religion | Bouddhisme Tibétain 96%, Musulmans, Shamanism, and Christianisme 4% |
| Régime politique | République |
| Superficie | 1.565.000 Km² |
| Nombre d’habitants | 2.694.432 |
| Densité de population | 1,6 habitants au Km² |
| Monnaie | tugrik (MNT) |
| Décalage horaire | GMT +8 |
| Espérance de vie | total: 64,62 ans homme: 62,47 ans femme: 66,87 ans |
| Fête nationale | Jour De l’Indépendance/Jour de la Révolution, 11 Juillet (1921) |
| Taux d’alphabétisation | total: 97,8% homme: 98% femme: 97,5% % |
| PNB par habitant | $1.770 |
| Routes | total: 3.387 km |
| Réseau ferré | total: 1.815 km |
| Climat | Froid et aride |
Les Raisons d’y Aller
- Les paysages : La chaîne de l’Altaï, La province d’Uvs, Le plateau du Khangaï, La province de l’Arkhangaï, La province de Bulgan, La province d’Ovörkhangaï, La province du Khövsgöl, Les steppes, Le désert de Gobi, Les provinces de Bayankhongor et du Gobi-Altaï.
- Les villes : Oulan-Bator, Oulaangom, Altaï, Saïnshand.
- La faune et la flore
- La faune des montagnes, Faune et flore des steppes, Faune et flore du désert de Gobi
- Les monuments
- Les vestiges archéologiques de l’Arkhangaï, Le site de Karakorum, Le monastère d’Erden-Züü, L’ermitage de Tövkhön khiid
- Les traditions : Les nomades, La fête de Tsagaan Sar, La fête du Maïdar Ergekh, La fête du Naadam.























