juin 22

Une fois de plus, c’est par des routes monumentales que nous arrivons au Chili, le bus peine cependant à atteindre le sommet qui culmine à environ 5000 mètres, mais bon, on ne va pas le blâmer le pauvre chauffeur, vous vous imaginez vous, une route qui passe sur le Mont Blanc ? Nouveau passage de frontière et attention, car les chiliens ne plaisent pas avec la nourriture que vous amenez dans leur pays. Tellement concentrée par ce qu’il pouvait y avoir d’ilégal dans son sac, je parle de nourriture bien sur, sarah en oublie sa veste et son sac de couchage dans le bus qui….part juste devant nos yeux… un jour viendra, vous oublierez votre tête Mr Dux ! mais je ne sais encore par quelles improbabilités, nous retrouverons le tout quelques jours plus tard, de quoi faire taire les mauvaises langues qui disent que les sud américains sont les plus grands voleurs du monde, enfin on ne disait pas cela un mois et demie plus tôt lorsqu’elle s’est fait voler son sac à Santiago.

Bon revenons à San Pedro de Atacama, village perdu en plein désert mais qui n’en reste pas moins touristique.

Nous prenons place dans un hôtel et qui vois je dans la chambre d’à côté ? gaelle et nadège, que j’avais rencontré quelques mois plus tôt sur une terrasse de Bénarès en Inde…je vous l’avais déjà dit que le monde était petit.

Après une bonne journée de glande, nous partons à vélo pour traverser la vallée de la luna, oui, oui, vous ne rêvez pas! et comment, une fois encore, expliquer cette journée et ce que nous avons vu… je me souviens m’entendre dire en haut de cette immense dune de sable, je crois que c’est ce que j’ai vu de plus beau sur ce continent, je crois bien que je dois dire ça tous les deux, trois jours depuis que je suis sur ces terres et je comprends aujourd’hui pourquoi l’amérique du sud en fait rêver plus d’un !

Nous dévalons les pentes et les grimpons également mais à pied à côté du vélo, dans un décor surréaliste où les dunes, les barres rocheuses et les crêtes capricieuses s’entremêlent ou le blanc, le beige et le gris ne font qu’une couleur, nous faisant croire à un instant que nous sommes dans une autre galaxie. Le retour fut un peu fatiguant avec le vent dans la tête, mais le lieu devient apocalyptique lorsque le vent se lève, le sable vole dans tout les sens

et oui, on a marché sur la lune !

Lendemain, changement de vallée, celle de la mort cette fois ci et d’activité, je troc le vélo contre la planche de surf. Non, non, je ne suis pas devenu fou même s’il n’y a pas un flocon de neige qui ne soit jamais tombé ici durant les….oh, depuis l’époque des dinosaures. L’activité à la mode dans la région, c’est le sandboarding ou surf sur les dunes de sable, bon au début j’étais tout enchanté mais je me suis trompé de crémerie lorsque j’ai loué le matos, un vrai casse gueule et puis lorsque l’on voit les efforts qu’il faut fournir pour monter en haut de ces amas de sable, bref, je rentre un peu dégoûté.

Je me rattrape avec la sortie nocturne ou nous allons observer le ciel, car le désert d’atacama et le ciel du nord Chili en général est l’un des meilleures endroits au monde pour observer ce qui se trame au dessus de nos têtes. Au programme, Saturne, Pluton, Neptune, la voie lactée, les galaxies, les millions d’autres petites étoile et la plus belle : la lune ! avec le télescope, on s’y croirait, de toute beauté !

avr 28

On m’avait présenté ce parc national comme l’un, sinon voir le plus beau d’amérique du sud, mais malheureusement, je n’aurais pas eu la possibilité de confirmer cette affirmation car les conditions météorologiques n’étaient pas au rendez vous. Je pars tout de même pour deux jours de marche entre nuages, averses mais aussi paysages magnifiques. Le parc torres del paine est aussi réputé pour son circuit de trekking en forme de W, qui passe à travers trois vallées différentes, pour ma part, je me contenterais d’une seule barre du W. Non pas par fainéantise mais marcher doit rester avant tout un plaisir et non un calvaire, de plus, les prix des refuges sont quelques peu abusés, ils savent parfaitement bien que le site est superbe et très emprunté par les touristes. Le premier jour de marche m’amène jusqu’au point culminant afin de me retrouver face à face avec ses deux tours gigantesques qui font la réputation du parc. Les couleurs sont automnales, les arbres orangers et le sol jonché de feuilles mortes, ce qui est aussi très joli mais ne remplace pas un beau ciel bleu. J’arrive au sommet et dans cette colline de pierres, je perds le sentier tracé, tand pis, je grimpe et escalade pour dominer le lac, les deux tours et ce glacier qui fait la jonction entre les deux. Superbe ! mais par contre j’ai bien cru que j’allais m’envoler tellement le vent était violent, n’ayant pas d’appui sur ces pierres qui me faisaient glisser et m’entraînaient dans la pente, je me suis fais quelques frayeurs!

Ce n’est pas tout mais je ne vais pas m’éterniser là car j’aimerais pouvoir faire les trois heures de descente sans finir dans la nuit… loupé ! j’ai finis la dernière demi heure à la frontale, dans la boue et sous la pluie, dire que les suisses avec qui j’ai fait une partie de la descente et que j’ai largué en route vont dormir sous la tente cette nuit, bon courage !

Lendemain, on prend le même temps et on recommence même si les éclaircies se feront un peu plus fréquentes, le spectacle de ces étendues vertes bordant les lacs bleu gris sous le regard de ces montagnes qui surplombent le tout, joli, joli mais j’en ai marre d’être trempé alors je rentre sur Puerto Natales.

PUNTA ARENAS

Après une journée d’arrêt dans cette ville ou nous n’aurons vu que la pluie tomber, les millions de pingouins habituellement présent ici ayant migrés vers les côtes du Brésil ou la température est un peu plus clémente, nous nous dirigeons en direction d’Ushuaia.

Pour rejoindre la terre de feu, notre bus monte à bord d’une imposante barge, prêt à lutter avec les vagues virevoltantes du détroit de Magellan. Les bourrasques de vent remuent ce bras de mer de manière impressionnante mais nous laisse tout de même la possibilité d’observer ces toninas, petits dauphins blancs et noirs, qui fusent, bondissent et qui créeront au retour une belle polémique entre thib et sarah pour savoir ce qu’était exactement cette espèce.

avr 27

Après 12 heures de bus, j’arrive à Puerto Montt, début de mon périple en patagonie. Et là, changement de climat, on range les tongues et on sort la polaire. Je monte à bord d’un cargo pour quatre jours à travers les fjords et qui va m’emmener au sud du chilie. Après avoir expérimenté la vie pendant quelques jours dans un train, me voici cette fois ci sur un bateau. Bon, rien à voir avec la croisière s’amuse ! le type souriant avec la moustache n’était pas là pour m’accueillir avec le verre de champagne, pas de piscine à bord mais plein de camions de marchandises. Néanmoins, ces quelques jours sur l’eau resteront un magnifique voyage ! imaginez vous sur le pont avec un vent glacial qui vous congèle le visage, un calme incroyable, des paysages superbes qui vous passent devant les yeux, ces phoques qui sautent dans eau et puis et puis….

La vie à bord est paisible et les siestes nombreuses, il aura fallut attendre la dernière soirée pour avoir un peu d’animation avec le bingo, genre de loto local !

Mais que dire de se lever de soleil, quand à sept heures du matin, je lève l’oeil pour regarder à la fenêtre de la cabine et tomber devant ce spectacle de la nature. Les couleurs sont incroyables, reflétant sur l’eau et surplombant les montagnes de patagonie, énorme ! tout était réuni pour un moment magique…

avr 27

Ca y est, j’y suis, je mets le pied sur le continent sud américain… et de quelle manière ! je suis invité à passer la nuit chez marcelo et paula, rencontrés sur l’île de pâques…comme eux, j’ai l’impression de rentrer à la maison après les vacances, je me sens comme chez moi ici. Et je dois dire que c’est aussi appréciable de se laisser porter de temps en temps, ne pas avoir à chercher ou passer la nuit, comment y aller, etc… Je suis vraiment super bien accueilli et le courant passe tout de suite. Ils me font découvrir un peu santiago ainsi que les lieux qu’ils appellent ici « caffé con piernos ». Si l’on traduit mot à mot, ça donne café avec jambes. En fait, ce sont des cafés ou la population y est plutôt masculine car les demoiselles vous servent le café en tenue légère, si vous voyez ce que je veux dire, et ce pleine après midi !!! apparemment, les pauses cafés vont bon train à santiago, il y a des hommes en costard cravate partout… on devrait installer ça en France, c’aurait au moins le mérite d’en déstresser quelques uns qui ressentent un peu trop la pression au boulot !!!

Mes hôtes sont vraiment adorables, ils lancent le barbecue et les bouteilles… Il n’y a pas à dire, on a beau voir des paysages magnifiques pendant un voyage, mais les moments les plus forts restent véritablement la rencontre avec les gens. Je crois même que c’est d’autant plus fort lorsque l’on ne parle pas la même langue, chaque mot peut prendre une autre dimension et les émotions ressenties restent parfois inexplicables. J’étais d’autant plus ému lorsque Marcelo m’a tendu le maillot de foot de son équipe favorite « les colos colos de santiago », en me disant tiens mon ami, c’est pour toi ! du coup, j’ai échangé avec lui un maillot de foot que j’avais dans mon sac contre mon gré, depuis le début du voyage.

Désolé mon clem mais je pouvais pas continuer de me trimbaler ton maillot du PSG avec moi et de revenir avec, en t’entendant me dire, et bien oui le maillot de la capitale aussi à fait le tour du monde !!! pour la petite histoire, je supporte l’OM et mon pote clément avait prit un malin plaisir à me glisser le maillot de son équipe pourrie, et grande rivale, dans mon sac… j’espère que tu ne ‘en voudras pas trop de l’avoir laissé au chilie?

juil 23
Capitale Santiago
Langue Espagnol
Religion Catholique 89%, Protestantisme, Judaïsme
Régime politique République
Superficie 756.950 Km²
Nombre d’habitants 15.498.930
Densité de population 19,8 habitants au Km²
Monnaie Peso chilien (CLP)
Décalage horaire GMT -4
Espérance de vie total: 76,14 ans homme: 72,83 ans femme: 79,62 ans
Fête nationale Jour De l’Indépendance, 18 Septembre (1810)
Taux d’alphabétisation total: 95,2% homme: 95,4% femme: 95% %
PNB par habitant $10.000
Routes total: 79.800 km
Réseau ferré total: 6.702 km
Climat Aride au nord, froid et humide à l’extrême sud, tempéré ailleurs

Les raisons d’y aller

  • Les paysages : Le désert, Les vignes, Les lacs, Les glaciers, La Terre de Feu.
  • Les côtes : La Serena, L’île de Chiloé, La côte Sud, L’île de Pâques.
  • Les villes : Santiago, Valparaiso.
  • La faune et la flore : Le Parc national de Lauca, Le Parc national de Torres del Paine, Le Parc national de Los Pingüinos.
  • Les arts et la culture : Pablo Nerud
  • L’Ile de Pacques : Le mont Maunga Terevaka, Le volcan Rano Kau, Le volcan Rano Raraku, La carrière de Puna Pau, Le musée anthropologique d’Hanga Roa, Le festival Tapati, Le village cérémoniel d’Orongo, Le site d’Ahu Tongariki, Le site d’Ahu Akivi, La grotte d’Ana Kai Tangata, Le site d’Ahu Hanga Te’e.