Une fois de plus, c’est par des routes monumentales que nous arrivons au Chili, le bus peine cependant à atteindre le sommet qui culmine à environ 5000 mètres, mais bon, on ne va pas le blâmer le pauvre chauffeur, vous vous imaginez vous, une route qui passe sur le Mont Blanc ? Nouveau passage de frontière et attention, car les chiliens ne plaisent pas avec la nourriture que vous amenez dans leur pays. Tellement concentrée par ce qu’il pouvait y avoir d’ilégal dans son sac, je parle de nourriture bien sur, sarah en oublie sa veste et son sac de couchage dans le bus qui….part juste devant nos yeux… un jour viendra, vous oublierez votre tête Mr Dux ! mais je ne sais encore par quelles improbabilités, nous retrouverons le tout quelques jours plus tard, de quoi faire taire les mauvaises langues qui disent que les sud américains sont les plus grands voleurs du monde, enfin on ne disait pas cela un mois et demie plus tôt lorsqu’elle s’est fait voler son sac à Santiago.
Bon revenons à San Pedro de Atacama, village perdu en plein désert mais qui n’en reste pas moins touristique.
Nous prenons place dans un hôtel et qui vois je dans la chambre d’à côté ? gaelle et nadège, que j’avais rencontré quelques mois plus tôt sur une terrasse de Bénarès en Inde…je vous l’avais déjà dit que le monde était petit.
Après une bonne journée de glande, nous partons à vélo pour traverser la vallée de la luna, oui, oui, vous ne rêvez pas! et comment, une fois encore, expliquer cette journée et ce que nous avons vu… je me souviens m’entendre dire en haut de cette immense dune de sable, je crois que c’est ce que j’ai vu de plus beau sur ce continent, je crois bien que je dois dire ça tous les deux, trois jours depuis que je suis sur ces terres et je comprends aujourd’hui pourquoi l’amérique du sud en fait rêver plus d’un !
Nous dévalons les pentes et les grimpons également mais à pied à côté du vélo, dans un décor surréaliste où les dunes, les barres rocheuses et les crêtes capricieuses s’entremêlent ou le blanc, le beige et le gris ne font qu’une couleur, nous faisant croire à un instant que nous sommes dans une autre galaxie. Le retour fut un peu fatiguant avec le vent dans la tête, mais le lieu devient apocalyptique lorsque le vent se lève, le sable vole dans tout les sens
et oui, on a marché sur la lune !
Lendemain, changement de vallée, celle de la mort cette fois ci et d’activité, je troc le vélo contre la planche de surf. Non, non, je ne suis pas devenu fou même s’il n’y a pas un flocon de neige qui ne soit jamais tombé ici durant les….oh, depuis l’époque des dinosaures. L’activité à la mode dans la région, c’est le sandboarding ou surf sur les dunes de sable, bon au début j’étais tout enchanté mais je me suis trompé de crémerie lorsque j’ai loué le matos, un vrai casse gueule et puis lorsque l’on voit les efforts qu’il faut fournir pour monter en haut de ces amas de sable, bref, je rentre un peu dégoûté.
Je me rattrape avec la sortie nocturne ou nous allons observer le ciel, car le désert d’atacama et le ciel du nord Chili en général est l’un des meilleures endroits au monde pour observer ce qui se trame au dessus de nos têtes. Au programme, Saturne, Pluton, Neptune, la voie lactée, les galaxies, les millions d’autres petites étoile et la plus belle : la lune ! avec le télescope, on s’y croirait, de toute beauté !













































































