juin 22

Non non, vous n’êtes pas sur une plage de rio de janeiro mais dans un village au bord du lac titicaca. Ici, pas de brésiliennes en bikinis mais des vieilles boliviennes toutes boulottes, avec leur chapeau melon mais sans bottes de cuir.

La route menant à Copacabana est magnifique, longeant le lac titicaca, ou plutôt le surplombant du haut de ses lacets qui n’en finissent pas de vous tourner la tête. Nous arrivons dans un cul de sac, la route étant coupée par un bras du lac. Pas de panique, il n’y a pas de ponts, ni de bateau à moteur… c’est pas grave, on va monter le bus sur un genre de grand radeau aménagé, vous êtes sur que je suis obligé de laisser mon sac à l’intérieur ?

Il fait nuit à notre arrivée, première mission, trouver un hôtel, ok, ok sarah, j’ai été chiant sur ce coup là. Mais bon, j’avais pas encore digéré la cuite de la veille.

Nous sommes dimanche matin et nous sommes surpris de voir autant d’animation sur la place principale en face de l’église, et ne comprenons pas immédiatement ce qu’il s’y passe…

Les boliviens sont ils devenus fous ? ils aspergent leurs voitures à la bière ! mais que fait ce religieux avec son chapelet au dessus des capots ? et bien c’est la tradition ici, ils viennent faire bénir leurs caisses afin de leur porter chance au volant, c’est certainement pour cette raison qu’ils croient pouvoir conduire comme des abrutis dans les routes de montagnes vertigineuses ! Une petite photo devant le bolide avec toute la famille et au suivant…

Nous nous promenons en bord de lac et dans les rues de copacabana, ou de bons routards un peu perchés sont rester scotchés ici en vendant leur colliers fabriqués par leurs soins. Au détour de l’une d’entre elles, nous rejoignons des gamins péruviens pour une pause baby foot, tout heureux de partager quelques matchs avec zidane et ribery !

Nous retrouvons gaelle et allons nous boire une petit bière sur la colline dominant la ville, un peu déçu par le coucher de soleil, ce sera pour demain.

Lendemain donc, nous partons pour une marche de deux jours en direction de l’isla del sol, berceau de la civilisation Inca. Nous rejoignons Yamputata par la côte au grès des rencontres des villageois, lamas, chèvres et autres cochons dinde. Un bolivien nous interpelle en chemin pour nous embarquer sur sa barque, ça tombe bien nous en avions déjà marre de marcher. Nous débarquons sur l’isla del sol, avec une grosse roche en guise de ponton. Nous grimpons afin de trouver la meilleure vue possible pour notre pique nique, splendide ! Nous redescendons à travers les cultures en terrasses pour arriver à Yumantani ou nous passerons la nuit. Des gamins nous vendent leur toit, un peu chère pour nous… la mama nous reduira le prix de moitie mais ce sera sin bano privado. Pas de souci, mais la douche attendra bien un jour de plus à la vue de ce tuyau rejetant de l’eau gelé à l’extérieur. Nous achetons des munitions pour la soirée ou nous enchaînerons les parties de yam’s et de 5000 devant un soleil qui s’en va se coucher sur la cordillère blanche.

C’est sur des chemins dominant toute l’île que nous passons la journée du lendemain, entre ruines de pierres, criques lumineuses, plages désertes, un endroit à ne manquer sous aucun prétexte.

Adios Bolivia, mais ce n’est qu’un au revoir, nous reviendrons tellement le pays nous a émerveillé !!! certainement le plus beau depuis mon départ, avec la nouvelle zélande.

Trois heures de bus (197) pour Puno, ça y est nous sommes au Pérou.

juin 22

Amateurs de sensations fortes, voici la route de la mort à vélo !

Nous partons en camionnette avec les biclous sur le toit… et c’est parti pour une descente de 5 heures, c’est bien plus agréable que la montée non? qui nous voit partir de 4600 m pour arriver à 1200 m. Le début du parcours se fait sur l’asphalte, entre les camions qui passent à fond, mieux vaut bien tenir sa droite… Enfin nous arrivons sur la deuxième section, la vraie route de la mort, 18 kilomètres de descente vertigineuse sur une route en terre pleine de cailloux, large de trois mètres cinquante, tout cela dans un décor impressionnant. A gauche des falaises à faire rougir un équilibriste, sans protection et pouvant vous emmener jusqu’à mille mètres de profondeur… à droite, la montagne, la roche et parfois des petites cascades. J’ai plutôt tendance à bien tenir ma droite si vous voyez ce que je veux dire et ne fais pas le malin, je suis bien accroché au vélo…

Attention, j’entends des coups de klaxons… voilà mon premier croisement avec un camion sur cette route de dingue, ça passe…. mais alors je me demande toujours comment il est possible techniquement de se faire croiser deux gros bahuts… les boliviens ont la réponse !

Petite récompense à l’arrivée, la piscine, la bouffe et la douche nous tendent les mains…

Direction Coroico ou nous allons passer la nuit pour redescendre dès le lendemain matin car les nuages sont bien bas et la vue très réduite.

juin 22

Nous arrivons dans la capitale la plus haute du monde, située entre 3200 et 4000 mètres d’altitude, les gens les plus fortunés vivant en bas et les autres dans le vent de l’altiplano.

Il est vraiment impressionnant de voir toutes ces maisons accrochées aux montagnes, formant une cuvette gigantesque au milieu. On peut dire qu’il n’ont pas perdu de place, 2 millions d’habitants y sont concentrés alors que la bolivie en compte 10 millions.

Nous partons prendre un bain de foule et mesurer la température de la ville, au passage nous en profitons pour nous faire cirer les pompes, dure dure de voir ces gamins bosser de la sorte, mais n’est ce pas un travail plus honorable que la mendicité…

Ce qui vous frappe en premier dans cette ville, c’est le trafic… Pas de drogue mais de minibus bondés ou les gamins hurlent le nom du prochain arrêt, leur nombre vous fait perdre l’envie de prendre le bus mais le spectacle est garantit.

Les miradors pour dominer La Paz sont nombreux, nous en choisissons un ou nous nous y rendons en taxi, hors de question de trop marcher ici, il faut économiser ses forces. La vue sur la fourmilière nous laisse dubitatif, tout comme son stade, à cette altitude l’équipe bolivienne à un petit avantage sur ces adversaires, d’ailleurs ils ne sont pas peu fières d’avoir battus récemment l’argentine 6 à 1… l’équipe de maradona y a laissée quelques plumes !

Tout s’achète dans la capitale bolivienne, les étalages sont renversants et les vendeurs de billets de loterie nationale un peu agaçant.

A proximité de la ville, il y a aussi une vallée de la luna, mais n’en parlons même pas, décevant…

Pour notre dernier soir, nous croisons gaelle dont c’est l’anniversaire aujourd’hui, et je crois qu’elle s’en souviendra de ses 32 bougies. Après un premier verre dans un bar ou les serveurs n’attendent que nous pour fermer les portes, nous trouvons un endroit bien local, ou il n’y a pas l’ombre d’un touriste, et ou les sons de flûte de pan retentissent gaiement. C’est là que ça se passe !

La température monte au fil des danses du mouchoir blanc et des cul sec de cet alcool maison dont nous ne connaîtrons jamais la composition. Qu’importe, ça se boit bien et ce doit être entre le septième et huitième pichet que gaelle s’en est allée poser la première galette de la soirée. Feliz Cumpleanos !

Nous sympathisons avec des boliviens venus de la prefectura de oruno comme l’indique leur survêtement, mission peu compliquée au vu de la gentillesse de ce peuple.

Les danses, les verres et les rencontres s’enchaînent, nous n’avons pas vu l’heure passer, il est déjà cinq heures du matin, un petit vomis en rentrant puis au lit. C’est incroyable ce que l’altitude peut vous rendre malade…

Lendemain difficile avec 4 heures de bus (ce qui nous fait 194), en route pour le lac titicaca.

juin 22

Ville baroque toute blanche et capitale constitutionnelle de la Bolivie, Sucre est située à 2500 mètres d’altitude, ouf on respire un peu !

Tous les boliviens vous diront que c’est la plus belle ville du pays du moins au niveau architectural et c’est vrai qu’elle a de la gueule !

Nous arpentons les rues au travers de ces belles bâtisses blanches, nous rencontrons sur un banc de la place centrale un vieil homme qui ne fait pas l’aumône mais qui n’a pas l’aire bien en forme. Il nous montre ces mains ou ses doigts commencent à former des moignons, ouh, quelle horreur ! il nous explique qu’il doit se faire hospitaliser rapidement s’il ne veut pas perdre l’usage de ses dix doigts et qu’il n’a pas assez de bolivianos, non pas pour payer l’hôpital qui lui est gratuit mais pour se payer des médicaments nécessaire à son opération. Nous décidons de lui filer un coup de main se disant que ce ne sont pas ces trente bolivianos en moins dans notre portefeuille qui nous empêcherons de continuer notre voyage.

Un petit tour au mirador pour contempler la ville de ses toits ou la place est animée par les gosses qui nous crient dans les oreilles et nous reprenons la route.

12 heures de bus (190) avec la pleine lune en toile de fond, un décor un peu mystique, le conducteur roule comme un fou et nous fait passer à ras des ravins. Il n’y a pas de toilettes dans ce bus alors chaque arrêt se transforme en de vastes urinoires ou les femmes boliviennes se mettent à relever leur robe, sans gêne, pour pisser derrière les voitures.

juin 22

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Bienvenue dans la ville la plus haute du monde, perchée à 4000 mètres d’altitude. Malgré notre arrivée tardive, il y a toujours du monde pour nous proposer un lit et ce court trajet en taxi nous permet de nous rendre compte que les déplacements à pied ne vont pas être de tout repos.

Dès le lendemain matin, je m’en rends compte, j’ai l’impression d’avancer au ralentit, essouflé au bout de quelques mètres, et que vous soyez fumeur ou triathlètes, cela n’y change rien.

Les conditions de voyage n’ont jamais été aussi difficile qu’en Bolivie, dans ce pays ou vous n’êtes que rarement au dessous des 3500 mètres. Le chauffage dans les chambres n’existe pas, les matelas ne sont jamais plats et les douches bien que l’on vous assure que l’agua es caliente, ne sont pas toujours un plaisir.

Ville de mineurs depuis des siècles, les mines y sont la principale curiosité. Nous nous dirigeons vers le cerro rico, montagne qui domine toute la ville et qui de l’intérieur ressemble à une tranche d’emmental, trouée de partout. C’est ici que nous allons visiter les mines, et oui il y a toujours de nos jours des gens qui travaillent comme des forcenés à des centaines de mètres sous terre à la recherche d’argent, de plomb, de zinc, de cuivre.

Le guide nous explique que les choses ont beaucoup changées ces dernières années dans l’organisation du travail dans les mines, autrefois privatisées, les mineurs travaillent aujourd’hui indépendemment, leur salaire dépendant de ce qu’ils extraient chaque jour, les obligeant souvent à travailler jusqu’à 18 heures par jour.

Lorsque vous vous rendez dans les mines, la tradition est de ne pas arriver les mains vides, nous achetons alors quelques offrandes avant d’aller à la rencontre des mineurs qui ont parfois pas plus de 12 ans… feuilles de coca, alcool, gants de travail et même bâtons de dynamite, original comme cadeau non ?

Nous partons pour un circuit à travers ces mini tunnels, ou il ne faut pas être chlostro…

Equipés de notre casque, notre lampe, notre batterie, nos bottes et nos vêtements de mineurs, nous descendons à deux, trois cent mètres de profondeur.

Notre guide nous fait partager le quotidien des mineurs avec entre autres la pause auprès du « thyo ». Cette grande statut rouge est en fait le diable qui protège les mineurs des éboulements et de tous les accidents qui peuvent leur arriver au fond de la mine, véritable gardien de la mine, il semble que ce bonhomme rouge aime bien l’alcool, les feuilles de coca et les cigarettes. La coutume veut qu’a chaque consommation, les mineurs lui donne des offrandes et viennent prier à ses côtés afin qu’il les protège.

Mais alors pourquoi a t il un si grand sexe ? car sa femme est une diablesse et que sa maîtresse est la pachamama, la terre mère, nous dit on.

Les mineurs mâchent de la feuille de coca en permanence, ce qui les aide à supporter les conditions de travail extrêmement rude à l’intérieur. Mais ce n’est pas tout, il aime se réchauffer avec de l’alcool à ? 96°…. nous nous prêtons au jeu en les accompagnant dans leur dégustation, ça débouche les chiottes dit donc…et nous avons bien faillit nous prendre une mine dans la mine…hihihihi

Le guide lui n’a pas fait semblant, il en ressort oun poquito bourrascho en titubant quelque peu.

Nous prenons une belle leçon d’humilité, de quoi arrêter de se plaindre lorsque l’on travaille peinard dans un bureau…

juin 22

Le salar d’uyuni, le plus grand désert de sel au monde ! imaginez du blanc à perte de vue, une étendue de sel de 112 km carré, deux couleurs se présentent à l’horizon, du blanc et du bleu. Mais ou sommes nous ? pour en avoir vu de nombreuses photos, je vous assure que cela n’a rien à voir avec la réalité, gigantesque, incroyable, à couper le souffle, les adjectifs me manquent…

Notre chauffeur nous raconte qu’il s’est déjà perdu dans ce désert ou aucun gps, téléphone, ni boussole ne fonctionnent, résultat il avait chercher son chemin pendant trois jours, rien à côté de ces touristes qui avaient été retrouvés morts un an après dans le salar. En tout les cas, cela n’empêche pas Pablo de s’amuser au volant sans même le tenir, le pied sur l’accélérateur, se retournant pour chanter avec nous sous des aires de gypsy king, de cumbia et de merengue.

Il est néanmoins un peu plus inquiet par l’attitude de son compère au volant de l’autre 4×4 qui, à dix du matin, est déjà bourrascho ! les feuilles de coca ne lui suffisant pas, il s’est enquillé quelques Huari, la bière locale, et perd quelque peu le sens de l’orientation. Mais ou va t il ? il ne faut pas passer par là car il y a de gros risques d’enlisement. Trop tard, nous devons le suivre….

Le temps que nos chauffeurs préparent la colassion, nous partons escalader les roches qui forment une petit île au beau milieu de ce désert blanc. La vue y est somptueuse, et entre deux cactus, j’arrive à dénicher un drapeau bolivien qui avait été mis à terre par le vent. Nous le brandissons, comme une accolade à ce peuple bolivien et ces paysages de rêves.

Et on fait comment quand on a une envie pressante ? car là, pas de cachette, j’improvise une pause pipi au beau milieu du désert ou je m’amuse à remplir les losanges.

Nous consacrons une bonne partie de l’après midi aux photos en faisant preuve de beaucoup d’imagination pour mettre en valeur le cadre qui nous entoure.

Excités, nous nous mettons à danser, les portes du 4×4 grandes ouvertes, la musique à fond, envahis par une sensation d’évasion et de liberté incroyable.

Ce lieu est tout simplement grandiose, mais seulement, si vous voulez visiter cette beauté de la nature, faîtes vite car son sol renferme la plus grande réserve de lithium au monde et il se pourrait malheureusement que les boliviens commencent à le détruire le salar pour se procurer cette mine d’or, d’une richesse inestimable, comparable à celle du pétrole pour certains pays arabes.

Par contre l’arrivée dans le village d’uyuni est un peu remuée car il y a des grèves dans la région et les locaux bloquent les routes, aie, aie, aie…

et là je me rappellerais toujours de pablo le chauffeur qui nous dit, c’est parti pour l’aventure afin de se frayer un chemin perdu pour pouvoir rentrer incognito… au bout de 100 mètres, c’est la tuile, panne d’essence… mort de rire, et bien on est pas arrivé… heureusement qu’il arrive à se faire dépanner auprès d’autres 4×4 car les stations essence ne courent pas les rues en plein désert de sel… c’est reparti, on commence par éviter quelques tranchées construitent pour bloquer le chemin… on arrive à proximité du village et à la vue des camions qui barrent la route, notre chauffeur décide de couper à travers le sable jusqu’à ce que l’on se retrouve…. embourbé ! jusque là tout va bien… mais lorsque l’on à vu les boliviens courir en masse vers notre voiture, je peux vous dire que j’ai vite fermé ma porte à clef. Finalement, après une petite heure de négociation, ils acceptent que l’on rentre dans le village mais à pied, et bien bonjour l’accueil…:)

Le soir, je me retrouve devant un énorme rassemblement devant la mairie, en l’attente du préfet qui doit donner le verdict, blocus ou ouverture des portes ? Ouf, on peut partir le lendemain, il faut en profiter car ça ne va peut être pas durer… pour la petite histoire, les boliviens avaient bloqués toute la région car ils sont toujours en attente de la construction des routes qu’on leur a promis, et oui, ils font pas la grève pour les mêmes raisons qu’en France !

Nous grimpons à bord du bus pour 6 heures de route (178) jusqu’à Potosi et cette fois c’est du local, nous voyageons à côté d’une vieille dame avec son chapeau melon qui est assise sur son tabouret dans l’allée.

juin 22

Nous partons à bord d’un 4×4 en compagnie de nico, trois brésiliens et Pablo, notre chauffeur, dont la bouille et les joues ont bien gonflées à force de mâcher de la feuille de coca. A ce moment là, nous ne savions encore pas ce qui nous attendait pendant ces trois jours. N’ayant pas peur des mots, je crois que c’est ce que j’ai vu de plus beau sur cette planète ! Tout commence par cette première montée qui nous fera passer de 2500 à 4500 mètres d’altitude, attention les oreilles, et nous emmènera à notre premier stop, la frontière bolivienne. Quoi ? il est là le poste frontalier ? oui, oui c’est bien cette petite cabane au milieu, en plein désert, entouré par ces montagnes et volcans, avec cette carcasse de bus qui n’a pas dû bouger depuis des années à une centaine de mètres de la maison des douaniers. Le décor est dressé, attention les yeux !

Un petit coup de tampon avant un de prendre le petit déjeuner sous un soleil radieux et une température proche des zéro degré qui rend le port du bonnet, des gants et nos vêtements les plus chaud obligatoire. Nous reprenons la route

au travers de paysages absolument magiques. Les lacs vert, blanc, bleu, rouge et gris se succèdent, tout cela à une hauteur oscillant entre 4500 et 5000 mètres, ouah !!!

Au détour d’un volcan culminant à 5800 mètres, d’où provient l’uranium, nous nous arrêtons pour une petite trempette dans des bains chaud a 35°, autant il fait chaud une fois dedans mais alors quand il faut sortir, mucho frio !!! les sensations que nous ressentons dans cette eau chaude en bordure de cet immense lac en observant les vigognes brouter l’herbe verte sur fond de blanc que forme le magnésium et le sulfate, sont inexplicables !

Nous traversons le désert de salvador dali, ou l’artiste ne devait pas manquer d’inspiration pour réaliser ses plus belles oeuvres, entourés de ses montagnes cuivrés, ambre et rosés, pour arriver aux geysers. Ces cratères volcaniques nous éblouissent et nous laissent sans voix avec ses nombreuses bulles remontant à la surface, tout cela dans une atmosphère de souffre dont l’odeur se rapproche de près de l’oeuf pourri, nous marchons à travers cette lave qui bouillonne et cette vapeur qui en ressort, mais attention ou l’on met les pieds !

Tout est grand, grandiose, fantastique, on se dit à chaque fois que le plus beau est derrière nous, mais ça recommence, nous hallucinons !

Nous arrivons au campement, un peu sommaire, mais qu’importe, la magie des lieux nous ferais presque oublier les conditions difficiles dans lesquelles nous voyageons et allons dormir cette nuit. Car à 4400 mètres, le mal de tête causé par l’altitude se fait de plus en pus ressentir. Courageux de sortir par ce temps glacial ou le vent vous congèle les membres en deux temps trois mouvements, nous sommes plein d’espoir dans notre quête de recherche d’une bonne bière et d’un paquet de tabac. Les étalages de la boutique sont bien moins garnis que ceux de nos grandes surfaces mais le sourire de la caissière locale n’est pas non plus comparable. Nous nous imprégnons une dernière fois du paysage surréaliste qui s’offre à nous avant de retrouvons un bon repas chaud et nos duvets douillets qui ne nous empêchent pas de nous geler le bout des doigts et des orteils. La nuit, la température descend jusqu’à – 20 à – 30°, alors au vu de l’isolation qui protège notre toit et les murs, je vous laisse imaginer le niveau du thermomètre à l’intérieur.

Le réveil matinale fut un peu difficile surtout que le mal de tête ne nous lâche pas, vivement que nous soyons dans le 4×4 afin de pouvoir mastiquer la feuille de coca et surtout de refaire briller nos yeux, comme un gamin un bon matin de Noël.

Premier arrêt, la laguna colorada et ses flamands rose prenant leur envole assurent le spectacle, et bien plus farouches que ces lamas déguisés qui se laissent approcher et photographier sans crainte.

La route ou la piste plutôt, reprend ses droits. Mais comment font ils pour se repérer dans cette immensité sauvage ou les chemins parallèles sont nombreux sans pour autant se rendre au même point de chute.

L’heure de la pause casse croûte a sonné, elle est animée par ces viscachas, gros lapins à longue queue qui se dérobent entre les rochers avec un paysage toujours aussi formidable.

Toujours dans le désert, nous arrivons face à un arbre mais pas comme les autres. Celui ci est en pierre, immense et fièrement dressé au milieu de nul part, que la nature est belle ! Nous approchons d’un petit salar, longeant une ligne de chemin de fer, en attendant le plus grand du monde qui s’approche, le salar d’uyuni !

Nous passons une nouvelle nuit en altitude, cette fois dans un hôtel dont les murs, les lits et le sol sont en sel, il paraît que c’est un bon isolant, ouais, mais ça va vaut pas un bon chauffage !

juil 23
Capitale La Paz, Sucre
Langue Espagnol, Quechua, Aymara
Religion Catholique 95%, Protestant (Méthodistes Évangélique)
Régime politique République
Superficie 1.098.580 Km²
Nombre d’habitants 8.445.134
Densité de population 7,3 habitants au Km²
Monnaie boliviano (PLOMB)
Décalage horaire GMT -4
Espérance de vie total: 64,42 ans homme: 61,86 ans femme: 67,1 ans
Fête nationale Jour De l’Indépendance, 6 Août (1825)
Taux d’alphabétisation total: 83,1% homme: 90,5% femme: 76% %
PNB par habitant $2.600
Routes total: 49.400 km
Réseau ferré total: 3.691 km
Climat Tropical au nord-est, froid et sec â l’ouest des Andes

Les raisons d’y aller

  • Les paysages : La cordillère des Andes, L’Altiplano, Le lac Titikaka, Le Salar de Uyuni, La Lugana Verde, La cordillère royale, La région de l’Oriente.
  • Les villes : Potosi, Sucre, La Paz, Santa Cruz.
  • La faune et la flore : Le parc amazonien de Kempff, Le parc amazonien d’Amboro, Les parcs amazoniens du Pantanal.
  • Les arts et la culture : Les marchés indiens, La fête de la Pachamama, Le Carnaval d’Oruro, La route du Baroque.