fév 10

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Dernière étape australienne, Brisbane est la troisième plus grande ville du pays, sans grand charme mais pas désagréable non plus, avec entre autres sa grande plage aménagé en pleine ville. Un peu fatigué de mon périple australien et ressentant également besoin de me retrouver un peu seul, je me la joue solo pendant deux jours, arpentant les rues de la ville et profitant d’être au calme pour entretenir ce blog qui me prends pas mal de temps. Enfin, au calme c’est vite dire car je me retrouve encore dans un backpak ou c’est la fiesta en permanence, dans le même esprit que tout ceux ou je suis allé sur la côte est. Un peu marre de tous ces backpackers qui, parce qu’ils sont en australie, croient que le pays leur appartient. Même si la côte est reste incontournable pour la beauté de ses sites, j’ai moins aimé l’ambiance qu’il y règne.

fév 10

Aussi appelée la gold coast et franchement elle porte bien son nom. J’étais venu ici pour me reposer, faire la crêpe sur la plage et la fiesta. Mais honnêtement, ma première sensation après avoir fait le tour de la ville a été de vouloir repartir immédiatement. Plage bordée de building énormes, sauveteurs qui se croient dans alerte à malibu (c’est vrai qu’il y a du courant et des vagues mais quand même), ville surfaite ou tout est chère et les gens pas super aimable, et puis pourquoi surfer paradise, ils sont ou les surfers ? si cette ville devait être une personne, elle s’appellerait Paris Hilton !!! pas la peine de vous en dire plus, je n’ai pas du tout aimé et suis d’ailleurs reparti plus tôt que prévu.


fév 10

Fraser island est en fait une gigantesque langue de sable mesurant 120 km sur 15 de large, aucune route goudronnée, que du sable… pour explorer l’ile, un 4X4 est obligatoire et c’est ainsi que je suis parti par l’intermédiaire d’une auberge de jeunesse avec 20 personnes qui ne se connaissent ni d’adam ni d’eve, l’auberge ne fait que fournir le 4X4, le matériel de camping, une carte, donnent des consignes de sécurité et démerdez vous. C’est parti pour l’opération survivor pendant trois jours et deux nuits. Première étape, faire connaissance avec le groupe, et merde, il y a pratiquement que des anglais… première mission, aller faire les courses pour trois jours, déjà que seul c’est chiant alors je vous raconte pas à 20, d’autant plus avec des rosbeefs, il savent vraiment pas manger… bon, levée de corps 5H30 pour le chargement des véhicules, et c’est parti pour l’expédition à 10 par 4X4. Conduire sur la plage et dans les chemins de sable est vraiment énorme, on ressent une forte sensation d’évasion, mais apparemment, il n’ont pas trop apprécié la conduite parisienne… L’île regorge de lacs magnifiques avec tous des couleurs différentes heureusement me direz vous car c’est le seul endroit ou la baignade est autorisée, la mer est truffée de méduses et de requins, et ceux là ne sont apparemment pas dociles. Frustrant, d’autant plus que la bronzette sur la plage on oublie, et oui c’est la route… quand ce ne sont pas les petits avions qui atterrissent ! le premier campement a été assez comique, vous les auriez vu en train d’installer les baches aux arbres, les tentes et tout le bazard, j’avais l’impression qu’ils voulaient monter un camping. Ah oui car le problème quand vous ne maîtrisez pas bien la langue, surtout quand vous êtes avec que des anglos saxons, c’est que vous n’avez pas votre mot à dire sur le programme et tout et tout… bon tand pis, je laisse couler mais honnêtement j’ai vécu des grands moments de solitude pendant 3 jours et je n’étais pas mécontent que ça se termine. Cependant, dormir juste derrière les dunes avec le bruit de la mer, se réveiller le matin sur la plage, vivre en short et pieds nus, est vraiment cool. Et puis, faire la vaisselle dans l’eau de mer en évitant les méduses était plutôt amusant, par contre il ne faut pas être maniaque et assez tolérant sur la propreté car c’était vraiment routs pendant trois jours, mais quelle sensation de liberté ! la douche du retour aura tout de même été très appréciable…

fév 09

Je suis parti pendant deux jours sur un voilier pour ce qui devait être un trip de malade avec soit disant des paysages de cartes postales, un ciel sans nuage, une mer azur et une ribambelle d’îles paradisiaques, ouah dit comme ça c’est super alléchant… le problème est qu’il aura fait un temps de merde pendant deux jours et mise à part de la pluie et vu vent, je n’aurais pas vu grand chose. La tempête en pleine nuit restera une expérience particulière, à chaque fois que je monte sur un bateau, je ne me pose jamais la question de savoir ou sont les gilets de sauvetage et là, pour la première fois, je me suis vu l’enfiler. J’avais l’impression que le mat allait se tirer à tout moment, mieux vaut ne pas avoir le mal de mer dans ces moments là. Heureusement le groupe et l’ambiance à bord était sympa, heureusement car à 27 avec l’équipage, on est un peu à l’étroit….

Même si c’était quand même sympa, j’étais bien dégoûté surtout que j’ai sacrifié un billet d’avion et fait la route en bus…

fév 08

Après la chaleur du désert, voici la chaleur tropicale, dès la descente de l’avion, l’humidité vous tombe dessus et vos mains et pieds sont trempés, attention de ne pas glisser avec les tongues…. CaÏrns est une petite ville, genre station balnéaire, ou la principale attraction est la grande barrière de corail. La ville en elle même n’a rien d’extraordinaire mais il y règne une ambiance vraiment sympa, ou l’on trouve principalement des agences pour organiser tout genre d’excursions dans la région. Mon camp de base est un énorme backpacker, place idéal pour rencontrer du monde et faire la fête, bar, discothèque, resto et piscine dans l’enceinte de l’hôtel. A caïrns, il y a une plage superbe mais il est préférable d’éviter si l’on ne veut pas se retrouver face à face avec un crocodile ou une des nombreuses méduses qui peuvent être mortelles, alors il est prudent de se rafraîchir dans ce qu’ils appellent la lagoon, en fait une énorme piscine juste au bord de la mer. Première journée consacrée à cap tribulation, regroupant forêt tropicale, mangroves, rivières à crocodiles, ici on est presque à l’extrémité nord est de l’australie. Journée tranquille mais rien d’excitant, ce n’est pas les deux ou trois crocos que l’on aperçoit qui donnent des frissons et puis il n’y a pas que la forêt qui est tropicale, la pluie aussi…j’ai pris le bouillon une bonne partie de la journée.

Puis, c’est parti pour ce qui restera le ou l’un des plus beaux endroits que j’ai vu depuis mon départ, plongée dans la grande barrière de corail, l’un des plus beau site naturel au monde. Je pars sur un bateau pendant deux jours avec un programme de six plongées dont une de nuit. Au départ, on se dit merde, c’est ça la grande barrière… mais en fait, pour l’admirer il faut être soit au dessous soit au dessus en hélicoptère. Le monde aquatique est vraiment un monde à part, nager dans un univers silencieux au milieu de tous ces coraux et ces poissons est vraiment unique. J’ai bien fait de passer mon open water de plongée à bali afin de pouvoir profiter pleinement et d’avoir plus d’aisance dans l’eau.

Pour vous faire profiter un peu de ce qui ce passe sous l’eau, j’ai loué un appareil photo spécial et franchement je ne regrette pas… le choix des photos à vraiment été difficile tellement elles sont toutes aussi belles les unes que les autres. Les moments forts auront été de croiser des tortues, raies, poulpes, murraines, jouer avec ce gros poisson napoléon et que dire des requins… le soir sur le pont du bateau on les aperçoit en train de roder autour et puis le lendemain on est avec eux dans l’eau… on m’aurait dit avant, tu iras nager avec les requins, j’aurais dit : jamais de la vie ! et une fois sous l’eau, c’est moi qui leur courais après enfin nageais plutôt, pour les prendre en photos… j’ai vraiment vécu une expérience inoubliable !!! en plus, l’ambiance à bord du bateau était vraiment top, la bouffe excellente et ma cabine super confortable, royal !!!

jan 29

Je pars pour traverser la moitié de l’Australie du sud au nord à travers le désert rouge. Cette fois je rejoins deux anglais, dont l’un a acheté une voiture, et un allemand pour parcourir les 1800 km qui vont me conduire jusqu’à Uluru. Au départ, j’ai la bonne surprise de voire que le voyage va se faire en 4×4 et qu’ils ont avec eux tout le matériel de camping, par contre la moins bonne c’est qu’il ne mettent pas la clim car ça consomme trop d’essence… du coup avec les fenêtres ouvertes, j’avais l’impression d’avoir un sèche cheveux pointer sur moi pendant toute la route…ah oui, parce qu’ici la température moyenne se situe entre 45° et 50° !!! je peux vous dire que je n’ai jamais autant bu d’eau de ma vie, on se send tout de suite déshydraté et je consommais bien mes 3, 4 litres par jour. On a mis 2 jours et demie pour faire tout ce trajet, du coup on avait pratiquement tout le temps le cul dans la voiture mais bon avec les paysages et atmosphère qui règne dans ce milieu aride, le temps passe plutôt vite. La première étape se fait à travers une chaîne de montagnes, en passant des gorges rocailleuses ou l’on croise des kangourous, émeus et toute sortes de bestioles…la première nuit se fait dans un camping park dans un village au milieu de nul part, ou il n’y a rien à faire, sauf le pub… on se demande vraiment comment les gens font pour habiter ici ! quelques bières feront l’affaire avant d’aller dormir sous les néons de la cuisine du camping ou l’on est envahi par les moustiques, sauterelles, fourmis, cafards et autres énormes monte religieuses. On reprend la route le lendemain sous un soleil de plomb, sur des routes de sable et de cailloux (vive le 4×4) ou l’on croise en moyenne une voiture toute les heures en attendant le prochain village…. enfin plutôt un endroit ou il y a une station service, une église et rien d’autre. C’est vraiment une sensation particulière de traverser ces espaces hostiles, et c’est le moment ou jamais de chanter, « quand j’étais dans le désert, depuis trop longtemps… » enfin les derniers kilomètres avec un coucher de soleil magnifique et des couleurs de malade resteront un super souvenir… heureusement, on a réussi à éviter les kangourous qui sont sur le bord de la route et qui attirés par les phares, traversent juste devant la voiture.

Arrivée tardive à coober peddy, ville réputée pour son opale et ses mines ou il a fallut se contenter pour le dîner d’une soupe de tomate avec du pain de mie, du riz avec sauce barbecue, on mangera mieux demain !

Lendemain matin, petite visite afin de comprendre comment cette ville est devenue la capitale mondiale de opale, en évitant de s’approcher des mines car cette terre aride connaît le même phénomène que la glace avec les crevasses, et on a vite fait de se retrouver au fond d’un trou… pour les amateurs de mad max, c’est ici que le film a été tourné. On reprend la route et l’axe principal, toujours tout droit, ou il est recommandé d’être vigilant lorsque l’on croise des road train, vous savez ces camions qui trimballent jusqu’à quatre wagons derrière eux, car ça secoue un peu et eux se moquent totalement des voitures… On peut voire sur le bord de la route des squelettes d’animaux en tout genre qui vous rappellent qu’il vaut mieux éviter de tomber en panne ! Nous arrivons dans les territoires du nord, terre des aborigènes, et il ne faut pas manquer le peu de villages ou plutôt stations services sur la route car l’essence se fait rare par ici, ce qui s’en ressent considérablement sur le prix du litre, enfin toujours moins chère qu’en France me direz vous. Nous arrivons à Uluru-Ayers Rock, face à cette impressionnante roche, véritable emblème de l’Australie, juste pour le coucher de soleil, fantastique ! dire que ce mégalithe, le plus grand du monde, est comparable à un iceberg car uniquement 1/3 de sa surface n’est visible. En fonction de l’heure de la journée, la roche prend des tons ocre brun, orange, rouges de plus en plus sombre avant de virer au noir.

Je rencontre le soir au camping park trois français bien délire et bien plus fun que mes compagnons de voyage actuel qui étaient trop speed et ne prenaient pas le temps de s’arrêter pour profiter, du coup je décide de partir avec eux le lendemain pour barouder dans le parc national à bord de leur van, et franchement sans regret car je me suis bien marré.

J’ai un peu écourté mon séjour sur le site malgré que ce soit superbe, car seul ce n’est pas pareil, on a vite fait le tour et sans moyen de locomotion c’est un vrai attrape touriste car tout est super chère. Et puis, il y a les mouches…des milliers de mouches rodent sur vous et malgré la moustiquaire au visage, ça devient insupportable ! Je décide tout de même de prendre une excursion pour partir à la découverte des aborigènes ou plutôt de leur mode de vie, leur manière de chasser, de faire du feu, de se nourrir, leurs croyances, etc… intéressant mais j’ai vraiment perdu l’habitude de suivre un troupeau de touristes avec un guide.

jan 29

L acclimatation à cette ville s’est faîtes rapidement, d’abord car elle est plus petite que les précédentes et aussi car j’ai trouvé les australiens dans l’ensemble plus sympa. Par contre, il n’y a pas grand chose à faire ici, alors après une belle fiesta le premier soir (samedi oblige), ce stop aura été l’occasion de se reposer un peu et de trouver un lift pour la prochaine étape. Il y a bien la plage mais avec cette chaleur c’est vraiment intenable et pourtant je n’ai pas peur de cramer au soleil mais là impossible… surtout quand tu sais que l’australie est le pays au monde ou il y a le plus de cancer de la peau, alors mieux vaut rester à l’ombre. Je sais que ça doit être dure à comprendre pour vous qui vous les geler en France… Du coup, la balade en voiture dans les collines autour d’adelaide fut bien agréable, et j’en ai profité pour m’acheter mon chapeau de cow boy avant de partir dans le désert….

 

 

 

 

jan 25

On the road again…. cette fois, je pars avec un couple franco anglais, parfait pour moi, je vais pouvoir améliorer mon anglais… Je suis encore bien tombé car tout les deux étaient vraiment extra. C’est reparti pour 1200 km de route, et oui, c’est grand l’australie !!! mais franchement c’est un vrai régal de conduire avec un tel paysage, la great ocean road est une route sinueuse, à flan de falaise et surplombant l’océan, on en prend plein la vue et les arrêts sont nombreux pour observer cette côte sauvage. Un petit détour, enfin petit, 4 heures de route quand même pour visiter un parc national et  se rendre compte à quel point ce pays peut rassembler d’immenses espaces naturels, l’Australie comme on se l’imagine… Par contre, circuler à la tombée de la nuit ici n’est pas très recommandé, en effet, on a faillit percuter à plusieurs reprises des kangourous… heureusement, les koalas eux restent dans les arbres, on dirait de vrai petite peluche.

On arrive dans le territoire de l’australie du sud et un truc étonnant, des pancartes sur la route vous demandent de consommer ou  jeter tous produits alimentaires périssables avant de rentrer dans ce nouveau territoire, ils instaurent des zones de quarantaines dans leur propre pays, apparemment ils n’ont pas confiance en la bouffe du voisin… en tous les cas, ça ne m’a pas réussi car je suis tombé malade pour la deuxième fois du voyage et si en chine je me suis vidé, là c’était l’inverse avec un mal de bide pas possible, il va falloir que je m’alimente un peu mieux et que je pense à me reposer un peu. Une bonne nuit de 12 h aura suffit à me remettre sur pied et heureusement que l’on ne dormait pas dans la voiture cette fois…

 

jan 20

Melbourne, ville culturelle, sportive, réputée pour sa bonne bouffe et ses festivals, ou il fait vraiment bon vivre et grande rivale de sydney ! Et entre les deux, j’ai vite fait mon choix, je me suis senti tout de suite à l’aise ici et parfois même comme si j’y habitais depuis longtemps. C’est vrai que l’adaptation m’ait été facilitée par le fait de retrouver des têtes connues… j’ai retrouvé flo que j’avais rencontré au Japon chez qui j’ai passé cinq jours super sympa et qui m’a fait connaître toute sa bande de potes, tous aussi cool les uns que les autres. Et puis, j’ai aussi retrouvé mon pote nico qui vit ici, alors dans ce cadre ci, ça ne pouvait que bien se passer. Le fait de connaître du monde dans une ville change vraiment tout, on est directement immergé dans la vie locale, on va et sort aux bons endroits et quand ce sont en plus des gens que l’on apprécient, c’est que du bonheur.

Après une première soirée bien arrosée, nico, mon pote de chambéry est passé me chercher pour aller faire le tour des marchés de la ville et me faire visiter sa boutique de fromage qu’il a ouvert depuis deux ans, félicitations nico car tu as vraiment bien réussit ton truc et la dégustation de fromages fut un vrai régal ! quel délice ce beaufort, ce roquefort et cette boule de lille…. et après une petite après midi à refaire le monde dans l’arrière boutique, quoi de mieux qu’une bonne entrecôte frites avec un petit rouge. Parfait avant de sortir avec la petite bande de frenchies, dont un luçonnais, dire que l’on a habité 20 ans l’un à côté de l’autre, pour faire connaissance en Australie.

Lendemain de fête plus tranquille avec flo à lézarder en terrasse de café, balade dans le jardin botanique et ascension, enfin en ascenseur bien sure, de la plus haute tour du continent, 88 étages pour une vue magnifique sur Melbourne.

Autre point atypique de cette ville, la température, on peut crever de chaud et une heure plus tard se les geler quand le vent vient de l’antarticque…

C’est avec regret et après une dernière soirée pic nic sur la plage que je quittes tout le monde, merci à vous tous pour votre accueil !

Il faut une nouvelle fois repartir alors qu’on se send super bien à un endroit, mais n’est pas cela le voyage ?

En tous les cas, depuis le début de mon tour du monde, Melbourne restera avec Hong Kong comme la deuxième ville dans laquelle je me verrais bien vivre, à suivre…

 

 

 

jan 20

 Me voilà parti pour 1200 kms de voiture qui vont m’emmener jusqu’à Melbourne en longeant la côte. Pour ça on m’avait donné une bonne adresse de site internet afin de trouver des partenaires de voyages, c’est monnaie courante dans cet immense pays ou beaucoup de jeunes viennent en working holidays combinant petits boulots et découverte du pays. C’est ainsi que j’ai rencontré deux petits frenchies d’une vingtaine d’années avec qui faire la route, je prends au passage un petit coup de vieux.

Nouveauté pour moi, conduire à gauche ! ça fait un peu bizarre au début mais on prends vite ses repères et puis avec une automatique, c’est assez tranquille.

Trois jours de route à découvrir de magnifiques paysages, traverser de nombreux parcs nationaux, s’arrêter sur la plage pour une petite sieste et trouver un endroit pour dormir. La première nuit fut assez folklorique lorsqu’à 23h on décide de s’arrêter à côté de la plage pour monter la tente que mes deux collègues avaient apporté avec eux. Car ce n’était pas une simple tente mais un véritable complexe hôtelier ou il manquait des éléments, et ce n’est pas l’aide de deux australiennes complètement bourrées qui nous a facilité la tâche, tand pis, on remballe le matériel et dodo dans la voiture, qui au final nous aura servi d’hôtel pendant trois nuits…ce qui n’a d’ailleurs pas été du goût de tout le monde car on s’est réveillé un matin avec la voiture mitraillée de papiers culs mouillés, sympa à nettoyer !

L’approche avec les australiens n’est pas du tout la même dans les villages qu’en ville, un peu comme chez nous me direz vous, accueillants et toujours prêt à discuter, ils sont égalment un peu plus bourrus. On s’est retrouvé dans un pub pas vraiment fashion, à écouter du nirvana et du bon jovi, entouré d’australiens qui se mettent des grandes pintes de bière dans le gosier et impossible à comprendre avec leur accent de merde.

J’ai toujours beaucoup de mal à communiquer en anglais avec eux, c’est vraiment une grande frustration et de longs moments de solitude. C’est dingue mais avant de partir en voyage, je me disais que je voulais pas trop rencontrer de français et maintenant c’est le contraire, je suis soulagé de pouvoir parler ma langue quand j’en rencontre, et heureusement en Australie, il y en a plus d’un.

La route avec les frenchies fut bien sympathique et l’entente était bonne, après tout, ce n’est pas toujours facile quand tu ne connais pas du tout les gens avec qui tu te retrouves en permanence dans une voiture et d’avoir envie de s’arrêter au mêmes endroits au mêmes moments.