Je pars pour traverser la moitié de l’Australie du sud au nord à travers le désert rouge. Cette fois je rejoins deux anglais, dont l’un a acheté une voiture, et un allemand pour parcourir les 1800 km qui vont me conduire jusqu’à Uluru. Au départ, j’ai la bonne surprise de voire que le voyage va se faire en 4×4 et qu’ils ont avec eux tout le matériel de camping, par contre la moins bonne c’est qu’il ne mettent pas la clim car ça consomme trop d’essence… du coup avec les fenêtres ouvertes, j’avais l’impression d’avoir un sèche cheveux pointer sur moi pendant toute la route…ah oui, parce qu’ici la température moyenne se situe entre 45° et 50° !!! je peux vous dire que je n’ai jamais autant bu d’eau de ma vie, on se send tout de suite déshydraté et je consommais bien mes 3, 4 litres par jour. On a mis 2 jours et demie pour faire tout ce trajet, du coup on avait pratiquement tout le temps le cul dans la voiture mais bon avec les paysages et atmosphère qui règne dans ce milieu aride, le temps passe plutôt vite. La première étape se fait à travers une chaîne de montagnes, en passant des gorges rocailleuses ou l’on croise des kangourous, émeus et toute sortes de bestioles…la première nuit se fait dans un camping park dans un village au milieu de nul part, ou il n’y a rien à faire, sauf le pub… on se demande vraiment comment les gens font pour habiter ici ! quelques bières feront l’affaire avant d’aller dormir sous les néons de la cuisine du camping ou l’on est envahi par les moustiques, sauterelles, fourmis, cafards et autres énormes monte religieuses. On reprend la route le lendemain sous un soleil de plomb, sur des routes de sable et de cailloux (vive le 4×4) ou l’on croise en moyenne une voiture toute les heures en attendant le prochain village…. enfin plutôt un endroit ou il y a une station service, une église et rien d’autre. C’est vraiment une sensation particulière de traverser ces espaces hostiles, et c’est le moment ou jamais de chanter, « quand j’étais dans le désert, depuis trop longtemps… » enfin les derniers kilomètres avec un coucher de soleil magnifique et des couleurs de malade resteront un super souvenir… heureusement, on a réussi à éviter les kangourous qui sont sur le bord de la route et qui attirés par les phares, traversent juste devant la voiture.
Arrivée tardive à coober peddy, ville réputée pour son opale et ses mines ou il a fallut se contenter pour le dîner d’une soupe de tomate avec du pain de mie, du riz avec sauce barbecue, on mangera mieux demain !
Lendemain matin, petite visite afin de comprendre comment cette ville est devenue la capitale mondiale de opale, en évitant de s’approcher des mines car cette terre aride connaît le même phénomène que la glace avec les crevasses, et on a vite fait de se retrouver au fond d’un trou… pour les amateurs de mad max, c’est ici que le film a été tourné. On reprend la route et l’axe principal, toujours tout droit, ou il est recommandé d’être vigilant lorsque l’on croise des road train, vous savez ces camions qui trimballent jusqu’à quatre wagons derrière eux, car ça secoue un peu et eux se moquent totalement des voitures… On peut voire sur le bord de la route des squelettes d’animaux en tout genre qui vous rappellent qu’il vaut mieux éviter de tomber en panne ! Nous arrivons dans les territoires du nord, terre des aborigènes, et il ne faut pas manquer le peu de villages ou plutôt stations services sur la route car l’essence se fait rare par ici, ce qui s’en ressent considérablement sur le prix du litre, enfin toujours moins chère qu’en France me direz vous. Nous arrivons à Uluru-Ayers Rock, face à cette impressionnante roche, véritable emblème de l’Australie, juste pour le coucher de soleil, fantastique ! dire que ce mégalithe, le plus grand du monde, est comparable à un iceberg car uniquement 1/3 de sa surface n’est visible. En fonction de l’heure de la journée, la roche prend des tons ocre brun, orange, rouges de plus en plus sombre avant de virer au noir.
Je rencontre le soir au camping park trois français bien délire et bien plus fun que mes compagnons de voyage actuel qui étaient trop speed et ne prenaient pas le temps de s’arrêter pour profiter, du coup je décide de partir avec eux le lendemain pour barouder dans le parc national à bord de leur van, et franchement sans regret car je me suis bien marré.
J’ai un peu écourté mon séjour sur le site malgré que ce soit superbe, car seul ce n’est pas pareil, on a vite fait le tour et sans moyen de locomotion c’est un vrai attrape touriste car tout est super chère. Et puis, il y a les mouches…des milliers de mouches rodent sur vous et malgré la moustiquaire au visage, ça devient insupportable ! Je décide tout de même de prendre une excursion pour partir à la découverte des aborigènes ou plutôt de leur mode de vie, leur manière de chasser, de faire du feu, de se nourrir, leurs croyances, etc… intéressant mais j’ai vraiment perdu l’habitude de suivre un troupeau de touristes avec un guide.






























