El fin del mundo !
Ca fait plusieurs fois que je vous dis que je suis au bout du monde mais cette fois, j’y suis bel et bien, car plus bas c’est la banquise et le pôle sud. D’ailleurs, je serais bien allé poser un pied la bas, mais le prix du trajet me donne encore des frissons dans le dos. Tout comme, le temps qu’il fait ici !!! il fait un froid glacial, ça me fait bizarre de ne plus sortir mes tongues du sac….
Je n’ai pas trop à me plaindre pour la première journée car le soleil est au rdv, du coup, je vais me faire une bonne balade jusqu’au pied des pistes, et oui, car on fait du ski ici. Enfin bon, ce n’est pas ce pauvre télésiège qui peut rivaliser avec nos stations de ski ! En tous les cas, c’est la première fois que je mets les pieds dans la neige depuis le début de mon voyage, je sais, il n’y a rien d’extraordinaire mais croyez moi, je n’étais plus habitué à ce climat.
Ushuaia ressemble quelque peu à une grosse station de ski chez nous avec la mer en plus, et le détroit de beagle qui fait le lien entre les océans atlantique et pacifique.
Bon c’est pas tout mais il est 19h30, et j’ai de la visite….et benwiiiii, j’ai mon pote thib qui vient faire un petit bout de route avec moi pour ces vacances. 8 mois jour pour jour qu’il m’a laissé à la gare du nord, le jour même de mon départ, mon dieu que le temps passe vite ! enfin peut être plus pour moi que pour vous qui bossez. Mais apparemment, il n’y a pas qu’en voyage qu’on maigrit, j’ai faillit ne pas le reconnaître… et bien, on a compenser un peu pour notre première soirée, repas bien arrosé avec repas typique argentin, viande braisée sur la broche, on avait tellement de choses à se dire qu’on a pas vu ce qu’on avait mangé, nos ventre si !
On part le lendemain pour une balade dans le parc de la terre de feu afin de digérer tout cela, très joli mais pas autant que sous le soleil, 4 heures de marche sous la flotte, et oui on est motivé, pas autant que ce mec seul que l’on a croisé et qui venait de passer la nuit dans son hamac sous la flotte !
Nous sommes guère plus gâté le second jour, et ici quand il y a un rayon de soleil il faut en profiter car en quelques minutes le temps peut changer du tout au tout. On se décide tout de même pour passer quelques heures sur un bateau qui devait nous emmener sur des îlots voire les cormorans, les phoques et autres lions de mer…. pas de pingouins car visiblement il fait trop froid pour eux et sont remontés plus au nord. Mais voilà au bout d’une heure, le bateau fait subitement demi tour car le vent arrive et ça risque de swinguer avec les vagues qui peuvent monter jusqu’à quatre, cinq mètres et fracasser le petit bateau sur lequel on est, rentrons, rentrons, on a pas envie de finir à l’eau avec les phoques. Bon aura vu quand même deux trois bestioles et puis les mecs sont réglos car ils nous remboursent.
C’est pas qu’on s’ennui ici mais il fait pas chaud, je commence ma remontée de l’amérique du sud en bus, et oui, le dernier vol ce sera pour rentrer à la maison.
Du coup, je vais m’amuser à faire un petit décompte des heures passées dans le bus en amérique du sud. On part pour 18 heures, (+ les 27 au chili, j’en suis à 45) qui nous feront traverser entre autre une nouvelle fois le détroit de magellan (thib avait raison, c’était bien des dauphins noir et blanc que l’on voyait sauter au loin) et les quatre postes frontières, argentine-chili, chili-argentine, histoire de garnir un peu plus mon passeport. Je sais pas qui s’est occupé de dessiner les contours de l’argentine mais admettez qu’il s’y est pris comme un manche en laissant un bout de terre « de feu en l’occurrence » séparé par un autre pays.









