juin 22

Nous arrivons à Juyjuy, qui ne se prononce pas « jouijoui » mais « rourouille », ah le fameux R roulé… ou nous sommes attendus par Gabriela que j’avais hébergé un an plut tôt à Paris via le couchsurfing. Nous sommes le 25 mai, jour de l’indépendance en Argentine. Nous assistons à une mise en scène dans les rues de la ville et prenons une petite leçon d’histoire, avec gabi qui fait l’interprète. Je m’aperçois que l’invasion des espagnols a laissée des traces dans les mémoires des argentins et des sud américains en général, pour notre pays hôte du jour, ils remercient encore Manuel Belgrano qui les a libéré de cette partie bien sombre de l’histoire.

Les repas dans la famille de gabriela sont à se faire craquer le bide, les plats de viande énormes se suivent, tout aussi délicieux les uns que les autres, la meilleure bidoche que nous avons manger en argentine, pays réputé pour la qualité de ses bovins.

Nous expérimentons pour la première fois le maté à l’aide de la pipette de métal, la bombilla et dont les argentins ne tarissent pas d’éloges sur les vertus de la potion magique qui réveille, excite les neurones, chasse a faim et les migraines, gabriela nous enseigne alors l’art de le préparer et surtout de le boire, l’eau de doit pas frémir, encore moins bouillir. Alors que Sarah en raffole, j’ai l’impression de boire du jus de gazon.

Nous partons à Pumamarca et sa montagne aux 7 couleurs, non, non ce n’est pas une connerie, il y a bien sept couleurs différentes qui ornent horizontalement ces belles montages. C’est au cours d’une balade dans les alentours que j’ai réussi à m’empaler contre un cactus, une de ses longues épines a même faillit me transpercer le bras…ok, je suis un peu Marseillais mais bon, nico n’étant pas là, il faut bien que je le remplace.

D’ailleurs en parlant du loup, nous en apercevons la queue au détour d’un coin de rue du tout petit village de Pumamarca, on savait bien qu’on se retrouvait sans même se concerter. Après une nuit chez l’habitant dans une piole au fond de la cour, nos partons flâner dans les petits villages typique de Tilcara et de Humauaca, ou les habitants y parlent le quechua. A ce propos, ça n’a rien à voir mais ça m’y fait penser d’un seul coup, vous savez à quoi on reconnaît un français en voyage ? par son sac à dos et ses vêtements de marque Quechua, à croire qu’ils ont dévalisés tous les décathlons de France et de navare… je sais, c’est nul mais c’était le moment ou jamais de le placer.

Nous revenons sur Juyjuy ou « rourouille » si vous préférez, où nous devions aller dans l’école de gabi pour discuter en français avec ses élèves, elle est institutrice vous, l’auriez devinez…ce qui aurait pu être une superbe expérience… mais ici, comme en France, ils font la grève… du coup, tout les rues sont bloquées et les cours annulés ! on se consolera avec la visite du musée de la ville (ce doit être mon premier depuis le début de mon voyage), de bonnes parties de baby foot et un France-Argentine qui tourne en faveur des tricolores, ah, l’argentine sans Maradona, ce n’est plus ce que c’était… et pour finir, comment pouvions nous manquer la finale de la ligue des champions dans un pays qui vit et respire football.

Un dernier dîner dans la famille de gabriela ou nous sommes royalement accueillis avec ce qui constitue le repas incontournable de la gastronomie argentine, les Empanadas ! une sorte de pâte feuilletée en forme de croissant de lune que l’on fourre à toutes les sauces, ce soir, ce sera viande. Nous suivons la préparation avec attention tout en continuant notre apprentissage de l’espagnol en devinant les dessins de la petite soeur de gabi.

Voilà l’Argentine, c’est finit, nous filons en Bolivie avec au préalable un nouveau petit détour par le Chili dont les tampons garnissent à merveille nos passeports.

Avec les 4 heures de bus aux alentours et les 7 heures pour nous rendre à San Pedro de Atacama, nous sommes à 172 heures de bus en Amérique du sud.

juin 22

Salta, ville avec ses nombreuses églises et son téléphérique qui permet de dominer cette cité et d’entrevoir au loin les quebradas ou nous projetons de passer deux jours. Pour ce, nous louons une voiture, le risque d’accident étant affaiblit car mon thib n’est plus là, je chambre un peu mais il a bien faillit m’arriver la même chose. Oui, mais vous me faîtes rire, les paysages sont tellement merveilleux qu’on n’en oublierais de regarder la route. Sarah, elle, n’a pas oublié de me rappeler que les ravins sont juste à quelques mètres de nous. Deux jours de trip en voiture donc, en compagnie de Nico avec qui l’on se suit depuis quelques jours et avec qui nous allons partager un bon bout de chemin en Amérique du sud. Que dire de cette boucle dans les quebradas avec des paysages qui changent tout les dix kilomètres, on en revient pas, c’est fantastique ! j’irais même jusqu’à dire que c’est la partie que j’ai préféré de toute l’Argentine. C’est à bord de notre Opel corsa, dans un air de cumbia et merengue qui retentit du poste que nous roulons ou plutôt volons dans ces routes, certes dangereuses, mais si belles… La gargantua del diablo, encore une, nous impressionne mais ce n’est rien comparé à ce qui nous attend.

Nous prenons le temps avec un petit pique nique improvisé dans la pelouse de la place centrale d’El Cafayate. Nous reprenons le volant enfin sauf nico qui n’a plus son permis (désolé nico, je ne pouvais m’empêcher de le dire, mais bon vois le bon côté des choses, tu peux mitrailler avec ton appareil photo), la route donc, à un rythme kikil, nous trouvons notre environnement du jour tellement surprenant que nous nous arrêtons toutes les deux minutes pour prendre des photos. Une nouvelle fois, je crois que les photos parleront plus que des textes pour expliquer ce que nous avons vu. La nuit commence à tomber, il va falloir nous trouver un toit rapidement, que diriez vous de ce petit village à gauche ?, feu, c’est parti… on avait eu du nez ce soir là car l’endroit est incroyable, situé dans ce désert de montagnes grises, beiges, ou sommes nous ? sur une autre planète ? et pour achever le tout nous passons une soirée mémorable comme on en vit peu avec l’autochtone, celui du soir se nomme « Léonardo Gutierrez ». Pourquoi tous les gens qui vivent sur notre planète ne lui ressemble pas ? c’est le genre de monsieur qui vient vous serrer la main quand vous rentrez dans son restaurant, qui vous fait boire le vin de la maison, pas dégueu au passage, tout ça accompagné de sa mélodie a la guitare, un moment de pure bonheur, quand l’homme laisse place à la simplicité, la joie de vivre et la chaleur du coeur comme de son habitat. Le bonhomme collectionne les billets de banque du monde entier, merci à nico qui a complété sa collection, et les cartes postales des gens qui sont passés sous son toit, à notre tour de lui renvoyer une pensée avec une petite carte de la tour Eiffel, de l’abbaye de Tournus ou bien du vieux port de Marseille, ou les trois !

Nous reprenons la route le lendemain en ayant tous le sentiment qu’après ce que nous avions vécu la veille, cette nouvelle journée allait être énorme, il y a des jours comme ceux là, ou quand vous vous levez le matin, la vie n’est que du bonheur, merci au voyage de nous procurer toutes ces sensations. Quelques kilomètres et nous voilà déjà arrêté avec les yeux grands ouverts en voyant cette peau de mouton sécher sur le fils à linge. Nous nous amusons à observer le propriétaire des lieux caché sous un porche en train de se demander ce que nous faisions, la visière de sa casquette l’a trahit, elle dépasse du mur. Il est 8 heures du matin et nous voilà déjà en train de chanter dans la voiture à travers la pampa, et déjà les premiers cactus apparaîssent. Nous ne pouvons plus contenir cette joie qui explose dans la voiture alors un petit arrêt s’impose. Nous laissons la voiture au beau milieu de la route, les portes ouvertes, la musique à fond. Entre quelques clichets de nico qui bombarde avec son appareil, nous improvisons une danse avec Sarah ! Disfruta la vida y el viage es muy, muy lindo ! Nous nous croyons seuls au monde et il nous faut ces nuages de poussières derrière les voitures qui s’approchent à toute allure pour nous rappeler qu’il y a bien quelques âmes qui vivent ici.

Nous arrivons dans le petit village de Cachi ou nous profitons du barbecue local, que du bonheur ! et d’une petite sieste sur un banc du village. Nous sommes dans la dernière partie de notre périple, mais qui a dit qu’il n’y avait plus rien à voir ? les paysages, se succèdent, s’enfilent les uns après les autres et sont toujours aussi époustouflant. Nous voilà dans un décor ou john wayne a dû passer quelques mois et quelques tournages de films. On se croirait dans un western, il ne manque plus que les cowboys qui galopent à la poursuite des indiens, et là ce serait le pompom ! Une longue séance de photos se fait ressentir, allez, on s’arrête ! clichets allongé sur la route déserte ou entre deux cactus, nous hallucinons par la beauté de ce qui s’offre à nous. Nous arrivons au point culminant et la descente s’annonce vertigineuse, mais bon on ne craint rien car c’est Sarah qui est au volant et chez les perthuisot, on a un sacré coup de volant il paraît !

De retour à la vie urbaine, nous partons le lendemain pour Jujuy, 2 heures de bus (petits joueurs, on est à 161), sans nico mais seulement pour quelques heures, on va le recroiser deux ou trois heures plus haut le bougre.

juin 18

La particularité des chutes d’iguazu est qu’elles appartiennent à deux pays, le brésil et l’argentine. Nous commençons par visiter les chutes côté brésilien car c’est apparemment moins spectaculaire, alors mieux vaut garder le meilleure pour la fin. Et même si nous ne faisons que passer la frontière de quelques kilomètres, quel plaisir de regoûter au parfum brésilien, ces gens, sont atmosphère ! j’en profites pour allé m’acheter un petit paquet d’hollywood (petit clin d’oeil à la fine équipe de caraiva, une petite rouge les gars ?)

Le passage de la frontière se fait sans formalités, le Brésil serait elle une terre d’accueil, je ne pense pas… je pense plutôt que les douaniers brésiliens ne sont pas des acharnés du tampon.

Ça y est, nous sommes devant ces gigantesques chutes d’eau, l’une des plus grandes du monde avec les chutes du niagara aux US et celles du victoria en afrique du sud. Elles peuvent se différencier par le volume de mètre cube d’eau, par la force de leur débit et par leur taille mais je ne saurais me souvenir dans quel ordre. Et dire qu’il n’y a pas plus tard qu’une semaine, il n’y avait plus d’eau… je vous entends rire d’ici, non, non, ce n’est pas une blague… certains se sont visiblement cassez les dents devant la pénurie d’eau de ces dernières semaines, le comble pour l’une des plus grande chute d’eau au monde !

Plus l’on s’enfonce et plus le spectacle est impressionnant, le bruit également. On se retrouve sur un ponton devant une cascade (j’espère qu’il est d’ailleurs bien fixé), l’occasion de prendre une bonne douche, l’eau arrive du haut, des côtés, se fracasse sur les rochers, époustouflant !

Lendemain, on prend les mêmes et on recommence, mais côté argentin cette fois ci. Beaucoup plus grande, cascades beaucoup plus nombreuses, de tailles différentes, on peut les contempler de partout, de face, de dessus, de dessous, à bord d’un bateau ou d’une île, énorme ! mais le clou du spectacle reste pour la fin, enfin mieux vaut ne pas le faire en début de journée car le reste risque ensuite de paraître fade. Nous voilà devant la gargantua del diablo ! des millions de mètres cube d’eau arrivent dans cette cuvette, créant des nuages d’eau et un bruit assourdissant, grandiose, fabuleux, j’en passe et des meilleurs !

Bon, on ne va pas s’attarder ici car il n’y abien que ça à voir dans le coin, dans ce petit coin niché entre l’argentine, le Brésil et le Paraguay, d’ailleurs, on irait pas y faire un petit saut ?

Après maintes réflexions, nous décidons de ne pas traverser ce pays afin de rendre de l’autre de l’Argentine, mais de le contourner. Ça semblait un peu plus compliqué, plus incertain et surtout il n’y a visiblement pas grand chose à voir. Tand pis, nous n’agrandirons pas notre collection de tampons sur nos passeports.

Changement de cap et de nouveau 23 heures de bus ( et oui, on arrive à 159 heures).

Côté brésilien

Côté argentin

juin 18

J’adore ce nom « Montevidéo », ça sonne bien je trouve ! Nouvelle capitale ou les gens sont bien plus gentils que dans la notre, tout le monde nous parle dans le bus, tentant de nous aider à trouver une place ou dormir. Même cette Uruguayenne n’a pas hésitée à sortir du bus pour nous accompagner, toute heureuse de baragouiner quelques mots en français, les parisiens devraient en prendre de la graine. Comme en argentine, les uruguayens sont des accros du Maté. Cette infusion est une véritable institution nationale dans ces deux pays, ici personne ne sort sans sa thermos, en voiture ou à pied, au travail, dans la rue et même dans les stades de foot.

Nous allons assister à un match de foot comptant pour la copa libertadores, équivalente à la ligue des champions en europe, et ce dans le plus vieux stade du monde, celui qui a accueillit la première finale de la coupe du monde en 1930, remporté à l’époque par les mêmes uruguayens. Par contre l’ambiance n’a rien à voir avec celle de la bombonera, ils ont dûs boire trop de maté pour être endormies de la sorte. Le prix de la place non plus me direz vous, 1 euro l’entrée, ça ne va pas nous ruiner.

La ville est agréable et paisible mais ne dévoile pas une multitude de trésors cachés. Un petit tour sur le front de mer, dans la veille ville, le temps d’attacher notre cadenas à la fontaine, et puis s’en vont… 5 nouvelles heures de bus aller retour (on en est à 136).

juin 18

Pays qui n’était initialement pas prévu dans mon périple, nous décidons d’aller visiter l’Uruguay qui nous tend les bras de l’autre côté du bras de mer. Histoire également d’enrichir ma collection de tampons qui remplissent mon passeport.

Moment d’excitation à chaque frontière, ou nous nous amusons à comparer avec Sarah nos tickets d’entrées et de sorties, c’est à celui qui aura la plus belle image… mais attention en l’occurrence à ne pas perdre le formulaire de douane car dans ce cas, c’est 25 euros d’amende ! ce qui ne donne apparemment pas le droit aux douaniers de s’appliquer dans leur travail, n’est pas Sarah ?

Colonia del sacramento, petit ville calme en bord de mer ou nous faisons connaissance avec les très aimables uruguayens et leur tranquillité de vie. Étape ou nous n’aurons rien vu d’extraordinaire mais bien profités pour se reposer, passer quelques heures à de bonnes tables, déambuler dans les vieilles rues bien paisible et comptés les nombreuses coccinelles garés en bordure de trottoir.

juin 18

Nous arrivons au terminal de bus au petit matin et sommes étonnés par l’immensité du lieu, ces centaines de quais et plusieurs centaines de compagnies de bus nous font tout de suite sentir que nous arrivons dans la capitale.

Nous commençons la journée par un petit déjeuner en terrasse ou nous viendrons, à l’aide d’un verre d’eau, en aide à une pauvre dame qui allait s’étouffer dans la foule du bus, je serais curieux de savoir combien de personnes ils peuvent faire tenir là dedans. La capitale est aussi l’occasion de voir tous ces hommes d’affaires endimanchés parler business dans la rue et nous rappelle avec peu de nostalgie ce que nous sommes à Paris.

Nous abordons cette ville latine au fort accent européen par le quartier de Puerto madero, avec ses navires centenaires et ses quais bien aménagés, ou il doit y faire bon vivre.

L avenue du 9 juillet et ses 169 mètres de largeur, nous arpentons les rues de buenos aires à travers les quartiers de san telmo, recoleta, ou l’on se croirait dans les rues des capitales du vieux continent que sont Madrid et Paris. Nous constatons également que la violente crise économique qui a touché l’argentine en 2001 à donner des idées à certains en terme de création d’emploi. Nous sourions à la vue de ses hommes publicitaires qui portent sur eux, entre deux feux rouges, d’énormes pancartes de publicité afin de faire patienter les automobilistes prêtent à débouler comme des fangios dans les rues de Buenos Aires. Nous partons visiter le cimetière qui est à buenos aires ce que le père lachaise est à Paris, sans Jim Morisson mais avec Eva Peron.

Après une petite sortie dans le vieux quartier de la Boca et le temps de se refaire une santé culinaire, même si l’on est loin de pouvoir comparer les mets argentins à notre bonne vieille gastronomie française. Nous testons les parrilladas et leurs plats de viandes généreux ou s’entremêlent, asado, viande rouge, boudins, saucisses et poulets. Il est l’heure de dire au revoir à mon thib pour qui les vacances sont terminés et que je retrouverais à mon retour dans 3 mois.

Je retrouve Sarah, ou nous retournons dans notre quartier préféré de BA, la Boca ! Nous adorons la vie dans ses rues ou les maisons colorés nous éblouissent de bonne humeur, il y règne une atmosphère de tango et une âme de football. On peut même se faire prendre en photo avec le sosie de Maradona, véritable légende vivante dans ce pays, qui a fait ses grands débuts dans l’équipe la plus populaire d’argentine et voir même d’amérique du sud, Boca Juniors.

Alors comment venir ici sans se rendre dans le mythique stade de la Bombonera ! Ce temple du football qui fait chaviré le quartier les soirs de match et dont les couleurs, jaune et bleu, déteignent dans toutes les rues et maisons.

Le problème étant maintenant de trouver des places car ici tous les matches se jouent à guichets fermés et c’est auprès des socios qu’il faut trouver son billet. Deux possibilités, le marché noir, solution que nous écartons de peur de revenir bredouille et de râter les spectacle. Nous nous en remettons donc à la seconde qui consiste à acheter un package auprès des hôtels offrant le transport, le billet, le hamburguesa, le maillot histoire de se confondre avec les vrais supporters mais aussi la sécurité car il paraît que ça craint un peu par moments. Une fois passé les centaines de ganivelles disposés à proximité du stade, nous arrivons dans ce beau théâtre ou nous allons pouvoir vibrer pendant une heure et demie, au rythme des chants, des tifos, et des mouvements qui secouent les gradins sous nos pieds. Boca juniors affronte aujourd’hui Arsenal, non, non pas le club anglais…score final 2 – 1 pour les locaux. Pour les amateurs de ballon rond, le jeu est bien plus lent qu’en europe mais aussi plus technique, et puis on a beau dire que l’ambiance est chaude ici, je peux vous dire que l’OM et son stade vélodrome n’a pas à rougir, les fanatics et autres yankees sont tout aussi chauds et électriques.

Nous quittons la ville et reprenons les longues distances en bus, 16 heures (ce qui nous fait 131) jusqu’à Foz de iguazu, avec champagne à bord s’il vous plaît !

juin 18

La péninsule Valdès, prise entre deux golfes et qui ne tient que par un fil au bout duquel se trouve un sanctuaire unique au monde, riche en mammifères marins. Seulement, nous n’arrivons pas à la meilleure des saisons pour observer cette faune extraordinaire. Les plages ou logent habituellement des millions de pingouins, manchots et autres lions de mer sont désertes. Et il n’est encore pas l’heure pour observer ces nombreuses baleines effectuer leurs sauts ainsi que les orques venir dévorer les éléphanteaux de mers sur le bord de la plage. C’est du haut d’une falaise que nous pouvons tout de même admirer ces lions de mers se chamailler et tenter de remonter ces roches à l’aide des vagues. Il ne faut pas compter sur la souplesse des gardes pour nous permettre de nous approcher de ces bestiaux, la plage est strictement interdite aux humains, les balustrades en bois interminables sont là pour nous le rappeler.

Seul une piste permet de faire le tour de la péninsule et cette fois, c’est avec prudence que nous sillonnons les routes pleines de graviers, il ne s’agirait pas de fracasser un autre bolide argentin, surtout qu’ici les passages se font rares et ce ne sont pas ces guanacos, sorte de lama éveillé ou ces nandous, cousins de l’autruche qui pourraient nous dépanner. Bien au contraire, à force de traverser en toute inconscience sans même regarder, il pourrait bien nous mettre dans le décor. Nous profitons du coucher de soleil pour nous arrêter au beau milieu de nul part afin de se prendre un petit apéro sur le capot.

Nous nous dirigeons vers puerto piramides, seul village installé sur ce bout de terre ou nous passons une soirée mémorable dans un rade qui n’a rien à envier à nos vieux bistrots de campagne, entre parties de billards et bouteilles de quilmes, nous nous apercevons que les argentins jouent aussi aux yam’s, de quoi nous attirer vers le bar afin de s’exercer à quelques lancés, accompagnés de nos plus belles exclamations au fil des bières qui se vident.

Dernier trajet en bus avec thib, cette fois c’est 20 heures (ce qui nous fait 115)

Mais pour être honnête, on commence vraiment à aimer ça et à prendre nos repères. Entre observer le paysage, jouer au yam’s, prendre l’apéro, regarder des films et dormir comme des bébés, finalement on est presque déçu d’arriver…

Et comme dirait thib, le bus c’est comme la maison de retraite !!!

De la ligne droite, de la ligne droite et encore de la ligne droite sans le moindre virage. Les immenses pâturages, puis la pampa laissent la place à la grisaille urbaine, bienvenidos à Buenos Aires !

juin 18

Bariloche est la station de ski très prisée des argentins, on se croirait un peu dans les Alpes, en moins bien certes mais avec les nombreux lacs en plus, ce qui fait toute la beauté de la ville et surtout des alentours. On commence par escalader une montagne afin d’avoir un panorama sur la région, ces lacs et ces montagnes qui s’entrecroisent donnent un décor vraiment superbe ! la descente sous la pluie et sur une terre très glissante fut un peu rock n’roll, comme sur une piste de ski, avec les pieds en guise de ski et les bras servant de bâtons…

Deuxième jour, on se loue une voiture pour se faire ce qu’ils appellent la route des 7 lacs même si au total il y en a 8… et c’est là que ça commence à devenir intéressant !!! les paysages sont toujours très jolies même si l’on s’attendaient un peu à mieux. Après une centaine de kilomètre de bitume, place aux pistes de terre et de graviers, c’est parti pour le rallye de Patagonie avec au volant de la « gul », thibaud Loeb… on commence à faire chauffer les pneus et à faire un peu de poussière, puis la cadence s’accélère, on fait un peu la course avec des vieux (enfin eux n’étaient pas au courant), quand tout à coup la voiture commence à partir dans tous les sens. Je me rappellerai toujours la tête du thib à ce moment là et me dis immédiatement que l’on est bon pour la sortie de route, mais comment ? et bien ce sera dans le talus ! heureusement, on a évité les tonneaux et les ravins… néanmoins, vu que l’on y est pas allé de main morte, je me dis que la voiture ne pourra jamais redémarrer. En plus, c’est pas comme si on était au milieu de rien avec une ou deux voitures qui passent toute les heures… résultat des courses, une roue, un par choc, une aile et plus embêtant, le radiateur !!! et quand je pense que quelques heures plu tôt, thib me disait quand je faisais des dérapages: si tu crèves un pneu, ce sera pas moi qui le changerait. On essaie tout de même de rouler mais pas pour longtemps car sans eau dans le radiateur, le moteur commence à devenir caliente. Entre l’eau récupérer dans la rivière, un bout de torchon, ou même un chewing gum (bien vu thib mc giver), on tente de faire du rafistolage, histoire de ne pas rester coincé en pleine pampa. Après un arrêt au stand (la station service) on décide de continuer et d’essayer de parcourir les 55 km qu’il nous reste, résultat, on roule 8 km et on doit s’arrêter une demie heure pour attendre que le moteur refroidisse, et bien à ce rythme là, on est pas arrivé… et comme par hasard, il n’y a pas de réseau pour appeler une dépanneuse. On roule, on ouvre le capot, on met de l’eau, on roule, on ouvre le capot, on met de l’eau….jusqu’à ce qu’une dépanneuse s’arrête. Bon il faut qu’elle aille décharger la voiture qu’elle a déjà sur le pont mais finalement on s’en ai pas mal tiré ! et le comble, c’est que le lendemain matin lorsque l’on est retourné à l’agence de location pour faire les papiers, et bien la personne s’est tout de même excusé ! non mais c’est tout de même incroyable, vous pourriez tout de même entretenir un peu vos routes :) !!!!

Le lendemain, on décide d’être plus prudent et de louer des vélos et vue les montées qu’il y avait, je peux vous dire qu’on était loin de risquer la sortie de route et cette fois ce sont nos radiateurs internes qui ont fait défaut. Heureusement, que les paysages valaient le coup d’oeil car on en a bien bavé ! enfin moi, j’ai pas marché à côté du vélo, n’est ce pas thib ?

Une petite douche et en route pour 13 heures de bus ( ça fait 95 au total).

juin 18

Motivés, nous partons pour un mini trek de 2 jours dans le parque national des glaciers. Après quelques heures de bus, nous arrivons à el chalten, un bled pommé qui hors saison semble déserté. On loue tout le matériel afin de passer la nuit dans le parque et c’est parti ! les paysages sont magnifiques, d’autant plus que le temps est avec nous, on entend toujours dire que la Patagonie est un endroit vraiment superbe, et bien on vous confirme, ça n’est pas une légende. Par contre, il a du pleuvoir un peu ces derniers jours car les chemins sont souvent inondés et c’est parfois un casse tête pour éviter d’avoir les pieds trempés… trop tard, c’est fait !!! ca fait flop flop, cool, il reste encore une journée de marche. Pourtant thib se donne du mal en creusant des rigoles afin d’évacuer l’eau, ah il est bon quand même !!!

On arrive au campement, une sorte de camping ou il n’y a uniquement deux toilettes, enfin deux trous plutôt…. alors, vous avez le choix, avec poignets mais sans toit et une demi porte ou fermé mais sans poignets…. à votre avis lesquelles on a préférés ? on est un peu déçu au départ de devoir planté la tente dans une petite forêt car celle ci nous gâche en peu la vue… mais au final, je pense que c’est la meilleure chose qui nous soit arrivé pendant ces deux jours car je pense qu’on se serait envolé avec la tente pendant la nuit ! je vous raconte pas le vent, j’ai cru qu’il allait déraciné tout les arbres qui nous entouraient ! heureusement thib était là pour réchauffer la tente,enfin j’me comprends…. par contre, quand en pleine nuit j’ai entendu la pluie qui commençait à tomber, je me suis souvenu que j’avais laissé mes chaussures et mes chaussettes à sécher sur un arbre, oh la la mais avec le temps qu’il fait dehors, je vais jamais les retrouver le lendemain matin, et comme je ne me vois pas redescendre pieds nus, je me fais violence pour quitter mon duvet tout chaud et récupérer mes affaires, par contre thib qui avait laissé son jeans contre la paroie de la tente, avait les fesses un peu humide une bonne partie de la journée du lendemain. Sous la pluie, la marche est tout de suite un peu moins agréable mais bon on en a vu d’autres alors on continue tout de même notre escapade, et comme par hasard une fois en bas, le soleil est réapparu…

On repasse récupérer nos sacs avant d’attendre notre bus à trois heures du matin, on part cette fois pour 30 heures, le record !!! (avec les 7 heures aller retour pour el chalten, on en est 82 ).

juin 18

Nous sommes en pleine Patagonie argentine, à proximité de l’un de ces principaux joyaux : le glacier du perrito moreno situé à quelques kilomètres (enfin 80 bornes tout de même mais ici c’est rien du tout) du charmant petit village d’el calafate. On se loue une voiture, histoire de changer un peu du bus et d’être aussi plus libre. Et là, attention les yeux, imaginez un bloc de glace de 15 km de long sur 5 de large et 80 mètres de haut, gigantesque et vraiment impressionnant, à n’en pas douter cela fait partie des plus belles choses que j’ai vu pendant ce voyage ! Le jeu ici est d’attendre les blocs de glace se décrocher et tomber dans le lac avec un bruit fracassant qui résonnent entre les montagnes, tel un coup de tonnerre ! la nature est vraiment bien faîtes et nous sommes très petit à côté d’elle.

La route du retour est tout aussi belle avec ces montagnes qui reflètent dans les lacs, formant des symétries magnifiques.