Nous arrivons à Juyjuy, qui ne se prononce pas « jouijoui » mais « rourouille », ah le fameux R roulé… ou nous sommes attendus par Gabriela que j’avais hébergé un an plut tôt à Paris via le couchsurfing. Nous sommes le 25 mai, jour de l’indépendance en Argentine. Nous assistons à une mise en scène dans les rues de la ville et prenons une petite leçon d’histoire, avec gabi qui fait l’interprète. Je m’aperçois que l’invasion des espagnols a laissée des traces dans les mémoires des argentins et des sud américains en général, pour notre pays hôte du jour, ils remercient encore Manuel Belgrano qui les a libéré de cette partie bien sombre de l’histoire.
Les repas dans la famille de gabriela sont à se faire craquer le bide, les plats de viande énormes se suivent, tout aussi délicieux les uns que les autres, la meilleure bidoche que nous avons manger en argentine, pays réputé pour la qualité de ses bovins.
Nous expérimentons pour la première fois le maté à l’aide de la pipette de métal, la bombilla et dont les argentins ne tarissent pas d’éloges sur les vertus de la potion magique qui réveille, excite les neurones, chasse a faim et les migraines, gabriela nous enseigne alors l’art de le préparer et surtout de le boire, l’eau de doit pas frémir, encore moins bouillir. Alors que Sarah en raffole, j’ai l’impression de boire du jus de gazon.
Nous partons à Pumamarca et sa montagne aux 7 couleurs, non, non ce n’est pas une connerie, il y a bien sept couleurs différentes qui ornent horizontalement ces belles montages. C’est au cours d’une balade dans les alentours que j’ai réussi à m’empaler contre un cactus, une de ses longues épines a même faillit me transpercer le bras…ok, je suis un peu Marseillais mais bon, nico n’étant pas là, il faut bien que je le remplace.
D’ailleurs en parlant du loup, nous en apercevons la queue au détour d’un coin de rue du tout petit village de Pumamarca, on savait bien qu’on se retrouvait sans même se concerter. Après une nuit chez l’habitant dans une piole au fond de la cour, nos partons flâner dans les petits villages typique de Tilcara et de Humauaca, ou les habitants y parlent le quechua. A ce propos, ça n’a rien à voir mais ça m’y fait penser d’un seul coup, vous savez à quoi on reconnaît un français en voyage ? par son sac à dos et ses vêtements de marque Quechua, à croire qu’ils ont dévalisés tous les décathlons de France et de navare… je sais, c’est nul mais c’était le moment ou jamais de le placer.
Nous revenons sur Juyjuy ou « rourouille » si vous préférez, où nous devions aller dans l’école de gabi pour discuter en français avec ses élèves, elle est institutrice vous, l’auriez devinez…ce qui aurait pu être une superbe expérience… mais ici, comme en France, ils font la grève… du coup, tout les rues sont bloquées et les cours annulés ! on se consolera avec la visite du musée de la ville (ce doit être mon premier depuis le début de mon voyage), de bonnes parties de baby foot et un France-Argentine qui tourne en faveur des tricolores, ah, l’argentine sans Maradona, ce n’est plus ce que c’était… et pour finir, comment pouvions nous manquer la finale de la ligue des champions dans un pays qui vit et respire football.
Un dernier dîner dans la famille de gabriela ou nous sommes royalement accueillis avec ce qui constitue le repas incontournable de la gastronomie argentine, les Empanadas ! une sorte de pâte feuilletée en forme de croissant de lune que l’on fourre à toutes les sauces, ce soir, ce sera viande. Nous suivons la préparation avec attention tout en continuant notre apprentissage de l’espagnol en devinant les dessins de la petite soeur de gabi.
Voilà l’Argentine, c’est finit, nous filons en Bolivie avec au préalable un nouveau petit détour par le Chili dont les tampons garnissent à merveille nos passeports.
Avec les 4 heures de bus aux alentours et les 7 heures pour nous rendre à San Pedro de Atacama, nous sommes à 172 heures de bus en Amérique du sud.

































































































































