Nous partons à bord d’un 4×4 en compagnie de nico, trois brésiliens et Pablo, notre chauffeur, dont la bouille et les joues ont bien gonflées à force de mâcher de la feuille de coca. A ce moment là, nous ne savions encore pas ce qui nous attendait pendant ces trois jours. N’ayant pas peur des mots, je crois que c’est ce que j’ai vu de plus beau sur cette planète ! Tout commence par cette première montée qui nous fera passer de 2500 à 4500 mètres d’altitude, attention les oreilles, et nous emmènera à notre premier stop, la frontière bolivienne. Quoi ? il est là le poste frontalier ? oui, oui c’est bien cette petite cabane au milieu, en plein désert, entouré par ces montagnes et volcans, avec cette carcasse de bus qui n’a pas dû bouger depuis des années à une centaine de mètres de la maison des douaniers. Le décor est dressé, attention les yeux !
Un petit coup de tampon avant un de prendre le petit déjeuner sous un soleil radieux et une température proche des zéro degré qui rend le port du bonnet, des gants et nos vêtements les plus chaud obligatoire. Nous reprenons la route
au travers de paysages absolument magiques. Les lacs vert, blanc, bleu, rouge et gris se succèdent, tout cela à une hauteur oscillant entre 4500 et 5000 mètres, ouah !!!
Au détour d’un volcan culminant à 5800 mètres, d’où provient l’uranium, nous nous arrêtons pour une petite trempette dans des bains chaud a 35°, autant il fait chaud une fois dedans mais alors quand il faut sortir, mucho frio !!! les sensations que nous ressentons dans cette eau chaude en bordure de cet immense lac en observant les vigognes brouter l’herbe verte sur fond de blanc que forme le magnésium et le sulfate, sont inexplicables !
Nous traversons le désert de salvador dali, ou l’artiste ne devait pas manquer d’inspiration pour réaliser ses plus belles oeuvres, entourés de ses montagnes cuivrés, ambre et rosés, pour arriver aux geysers. Ces cratères volcaniques nous éblouissent et nous laissent sans voix avec ses nombreuses bulles remontant à la surface, tout cela dans une atmosphère de souffre dont l’odeur se rapproche de près de l’oeuf pourri, nous marchons à travers cette lave qui bouillonne et cette vapeur qui en ressort, mais attention ou l’on met les pieds !
Tout est grand, grandiose, fantastique, on se dit à chaque fois que le plus beau est derrière nous, mais ça recommence, nous hallucinons !
Nous arrivons au campement, un peu sommaire, mais qu’importe, la magie des lieux nous ferais presque oublier les conditions difficiles dans lesquelles nous voyageons et allons dormir cette nuit. Car à 4400 mètres, le mal de tête causé par l’altitude se fait de plus en pus ressentir. Courageux de sortir par ce temps glacial ou le vent vous congèle les membres en deux temps trois mouvements, nous sommes plein d’espoir dans notre quête de recherche d’une bonne bière et d’un paquet de tabac. Les étalages de la boutique sont bien moins garnis que ceux de nos grandes surfaces mais le sourire de la caissière locale n’est pas non plus comparable. Nous nous imprégnons une dernière fois du paysage surréaliste qui s’offre à nous avant de retrouvons un bon repas chaud et nos duvets douillets qui ne nous empêchent pas de nous geler le bout des doigts et des orteils. La nuit, la température descend jusqu’à – 20 à – 30°, alors au vu de l’isolation qui protège notre toit et les murs, je vous laisse imaginer le niveau du thermomètre à l’intérieur.
Le réveil matinale fut un peu difficile surtout que le mal de tête ne nous lâche pas, vivement que nous soyons dans le 4×4 afin de pouvoir mastiquer la feuille de coca et surtout de refaire briller nos yeux, comme un gamin un bon matin de Noël.
Premier arrêt, la laguna colorada et ses flamands rose prenant leur envole assurent le spectacle, et bien plus farouches que ces lamas déguisés qui se laissent approcher et photographier sans crainte.
La route ou la piste plutôt, reprend ses droits. Mais comment font ils pour se repérer dans cette immensité sauvage ou les chemins parallèles sont nombreux sans pour autant se rendre au même point de chute.
L’heure de la pause casse croûte a sonné, elle est animée par ces viscachas, gros lapins à longue queue qui se dérobent entre les rochers avec un paysage toujours aussi formidable.
Toujours dans le désert, nous arrivons face à un arbre mais pas comme les autres. Celui ci est en pierre, immense et fièrement dressé au milieu de nul part, que la nature est belle ! Nous approchons d’un petit salar, longeant une ligne de chemin de fer, en attendant le plus grand du monde qui s’approche, le salar d’uyuni !
Nous passons une nouvelle nuit en altitude, cette fois dans un hôtel dont les murs, les lits et le sol sont en sel, il paraît que c’est un bon isolant, ouais, mais ça va vaut pas un bon chauffage !






































