avr 28

On m’avait présenté ce parc national comme l’un, sinon voir le plus beau d’amérique du sud, mais malheureusement, je n’aurais pas eu la possibilité de confirmer cette affirmation car les conditions météorologiques n’étaient pas au rendez vous. Je pars tout de même pour deux jours de marche entre nuages, averses mais aussi paysages magnifiques. Le parc torres del paine est aussi réputé pour son circuit de trekking en forme de W, qui passe à travers trois vallées différentes, pour ma part, je me contenterais d’une seule barre du W. Non pas par fainéantise mais marcher doit rester avant tout un plaisir et non un calvaire, de plus, les prix des refuges sont quelques peu abusés, ils savent parfaitement bien que le site est superbe et très emprunté par les touristes. Le premier jour de marche m’amène jusqu’au point culminant afin de me retrouver face à face avec ses deux tours gigantesques qui font la réputation du parc. Les couleurs sont automnales, les arbres orangers et le sol jonché de feuilles mortes, ce qui est aussi très joli mais ne remplace pas un beau ciel bleu. J’arrive au sommet et dans cette colline de pierres, je perds le sentier tracé, tand pis, je grimpe et escalade pour dominer le lac, les deux tours et ce glacier qui fait la jonction entre les deux. Superbe ! mais par contre j’ai bien cru que j’allais m’envoler tellement le vent était violent, n’ayant pas d’appui sur ces pierres qui me faisaient glisser et m’entraînaient dans la pente, je me suis fais quelques frayeurs!

Ce n’est pas tout mais je ne vais pas m’éterniser là car j’aimerais pouvoir faire les trois heures de descente sans finir dans la nuit… loupé ! j’ai finis la dernière demi heure à la frontale, dans la boue et sous la pluie, dire que les suisses avec qui j’ai fait une partie de la descente et que j’ai largué en route vont dormir sous la tente cette nuit, bon courage !

Lendemain, on prend le même temps et on recommence même si les éclaircies se feront un peu plus fréquentes, le spectacle de ces étendues vertes bordant les lacs bleu gris sous le regard de ces montagnes qui surplombent le tout, joli, joli mais j’en ai marre d’être trempé alors je rentre sur Puerto Natales.

PUNTA ARENAS

Après une journée d’arrêt dans cette ville ou nous n’aurons vu que la pluie tomber, les millions de pingouins habituellement présent ici ayant migrés vers les côtes du Brésil ou la température est un peu plus clémente, nous nous dirigeons en direction d’Ushuaia.

Pour rejoindre la terre de feu, notre bus monte à bord d’une imposante barge, prêt à lutter avec les vagues virevoltantes du détroit de Magellan. Les bourrasques de vent remuent ce bras de mer de manière impressionnante mais nous laisse tout de même la possibilité d’observer ces toninas, petits dauphins blancs et noirs, qui fusent, bondissent et qui créeront au retour une belle polémique entre thib et sarah pour savoir ce qu’était exactement cette espèce.

avr 27

Après 12 heures de bus, j’arrive à Puerto Montt, début de mon périple en patagonie. Et là, changement de climat, on range les tongues et on sort la polaire. Je monte à bord d’un cargo pour quatre jours à travers les fjords et qui va m’emmener au sud du chilie. Après avoir expérimenté la vie pendant quelques jours dans un train, me voici cette fois ci sur un bateau. Bon, rien à voir avec la croisière s’amuse ! le type souriant avec la moustache n’était pas là pour m’accueillir avec le verre de champagne, pas de piscine à bord mais plein de camions de marchandises. Néanmoins, ces quelques jours sur l’eau resteront un magnifique voyage ! imaginez vous sur le pont avec un vent glacial qui vous congèle le visage, un calme incroyable, des paysages superbes qui vous passent devant les yeux, ces phoques qui sautent dans eau et puis et puis….

La vie à bord est paisible et les siestes nombreuses, il aura fallut attendre la dernière soirée pour avoir un peu d’animation avec le bingo, genre de loto local !

Mais que dire de se lever de soleil, quand à sept heures du matin, je lève l’oeil pour regarder à la fenêtre de la cabine et tomber devant ce spectacle de la nature. Les couleurs sont incroyables, reflétant sur l’eau et surplombant les montagnes de patagonie, énorme ! tout était réuni pour un moment magique…

avr 27

Ca y est, j’y suis, je mets le pied sur le continent sud américain… et de quelle manière ! je suis invité à passer la nuit chez marcelo et paula, rencontrés sur l’île de pâques…comme eux, j’ai l’impression de rentrer à la maison après les vacances, je me sens comme chez moi ici. Et je dois dire que c’est aussi appréciable de se laisser porter de temps en temps, ne pas avoir à chercher ou passer la nuit, comment y aller, etc… Je suis vraiment super bien accueilli et le courant passe tout de suite. Ils me font découvrir un peu santiago ainsi que les lieux qu’ils appellent ici « caffé con piernos ». Si l’on traduit mot à mot, ça donne café avec jambes. En fait, ce sont des cafés ou la population y est plutôt masculine car les demoiselles vous servent le café en tenue légère, si vous voyez ce que je veux dire, et ce pleine après midi !!! apparemment, les pauses cafés vont bon train à santiago, il y a des hommes en costard cravate partout… on devrait installer ça en France, c’aurait au moins le mérite d’en déstresser quelques uns qui ressentent un peu trop la pression au boulot !!!

Mes hôtes sont vraiment adorables, ils lancent le barbecue et les bouteilles… Il n’y a pas à dire, on a beau voir des paysages magnifiques pendant un voyage, mais les moments les plus forts restent véritablement la rencontre avec les gens. Je crois même que c’est d’autant plus fort lorsque l’on ne parle pas la même langue, chaque mot peut prendre une autre dimension et les émotions ressenties restent parfois inexplicables. J’étais d’autant plus ému lorsque Marcelo m’a tendu le maillot de foot de son équipe favorite « les colos colos de santiago », en me disant tiens mon ami, c’est pour toi ! du coup, j’ai échangé avec lui un maillot de foot que j’avais dans mon sac contre mon gré, depuis le début du voyage.

Désolé mon clem mais je pouvais pas continuer de me trimbaler ton maillot du PSG avec moi et de revenir avec, en t’entendant me dire, et bien oui le maillot de la capitale aussi à fait le tour du monde !!! pour la petite histoire, je supporte l’OM et mon pote clément avait prit un malin plaisir à me glisser le maillot de son équipe pourrie, et grande rivale, dans mon sac… j’espère que tu ne ‘en voudras pas trop de l’avoir laissé au chilie?

avr 25

Iaonara

Bienvenue au bout du monde, pour ceux qui ne savent pas ou se situe l’île de paques, c’est à 4000 km de tahiti et 3700 km du chili, pour ainsi dire au milieu de nul part… Cela en fait d’ailleurs l’un des endroits et l’une des populations les plus isolées du monde, comment ce bout de terre de 170 km carré au milieu du pacifique est arrivé ici ? C’est aussi l’une des trois extrémités du triangle polynésien avec la nouvelle zélande et hawai, ah, vous ne saviez pas que la polynésie était aussi grande ? et bien, moi non plus….

La réputation de l’île de Pâques tourne principalement autour de ces fameuses statuts, moais, qui y sont érigées. Ile mystique, avec une culture fascinante mais un peu difficile à comprendre tellement les histoires sont nombreuses au sujet de cette île.

J’arrive donc comme d’habitude sans n’avoir rien réservé, on m’avait bien donné quelques adresses lors de mon passage à tahiti mais bon j’ai tout perdu… et là, ça ne parle plus français mais espagnole, ou là là, je m’étais dis que lorsque je commencerais à entendre parler espagnol j’attaquerais la dernières grande partie de mon voyage, le début de la fin en quelque sorte.

Je me trouve une pension chez l’habitant bien sympa et très tranquille, je sens que je vais bien me reposer, et puis quel plaisir d’avoir sa propre chambre et de pouvoir déballer toutes mes affaires ! je suis accueilli par sandra, genre mama sud américaine, et là je commences à gôuter à l’accueil chaleureux sud américain. Bon pour ceux qui ne savent pas, je ne parle pas un mot d’espagnol enfin deux ou trois par ci par là, et me voilà en train de taper la causette avec mon hôte, ca va ça pas l’aire trop compliqué comme langue.

C’est parti pour la visite de l’île ou je m’étais dis au départ que j’aurais largement le temps de tout faire tellement c’est petit, mais j’avais oublié deux choses : la première est que l’ile est pleine de trésors cachés à découvrir et surtout la seconde est que je suis belle et bien arrivé en Amérique du sud. Ici, encore plus qu’ailleurs, l’ambiance et les rencontres sont encore plus passionnantes que la visite d’un endroit en lui même, surtout avec les rapa nui !

Après m’être un peu reposé, et oui je n’étais plus habitué à avoir 4 heures de décalage horaire, je pars me balader à pied sur la côte. Je passe par une grotte remplit de peinture ancestrales, ou je rencontre des marquisiens, qui après quelques phrases échangées me proposent de venir avec eux dans le 4×4 pour faire le tour de l’ile, trop sympa ! et là je ne savais encore pas qu’une longue journée m’attendait… j’ai en plus eu le privilège de pouvoir bénéficier de la guide qui les accompagne et pas n’importe qui puisqu’elle bosse pour l’unesco… j’apprends du coup un peu de l’histoire de l’île, tous les moais de l’île sont tournés vers l’ile afin de la protéger, à l’exception d’une ligne de moais qui regardent la mer et plus particulièrement les îles marquises car l’ile de Pâques serait la septième île des marquises en polynésie française… bon, j’arrête là pour l’histoire car je ne voudrais pas raconter de conneries. Nous roulons dans les chemins la bière à la main, passant par une cric pour aller chercher de l’argile, les côtes sauvages et escarpées qui bordent l’ile, des collines verdoyantes, une plage de sable rose, cette île est vraiment de toute beauté !!!

Tout cela avec des marquisiens vraiment adorables, si gentils qu’ils m’invitent à partager le repas du soir et à assister par la même occasion aux danses rapa nui et marquisiennes car ils sont visiblement là dans le cadre d’un échange culturel… apparemment, j’ai vraiment de la chance de pouvoir y assister car aucun touriste n’est autorisé à être ici. Moi qui n’avait pas eu l’occasion d’assister à un spectacle à tahiti, me voilà comblé, avec deux danses d’un coup. Je me rend aussi compte que leur culture est très proche de celle des maoris, j’ai l’impression de voire l’équipe des all blacks danser le Haka. Après avoir mangé le poisson et le riz avec les mains me voilà dans la rue à discuter avec tout le monde attendant que le bar ouvre spécialement pour les marquisiens…nouveau pays, nouvelle bière, l’escudo cette fois ! et jusqu’à quatre d’heure du mat, j’ai bien eu le temps de l’apprécier si vous voyez ce que je veux dire. La pleine lune éclaire l’île et les moais, la route ne me semble pas très droite, ou suis je ?

Levée difficile et la journée du lendemain n’aura pas été très constructive mais ça fait du bien de glander de temps en temps, comme un dimanche à la maison après un gros samedi soir. Vous vous dites que j’exagère peut être de dire que j’ai passé une journée à glander, pensant que c’est ce que je fais tous les jours, pas du tout, je dirais même que c’est parfois fatiguant, non, non, je ne me plains pas. Lendemain, on prend les mêmes et on recommence car cette fois le temps n’est pas trop clément. Trois heures, bon faut que je me bouge un peu, du coup je loue un vélo pour monter faire le tour de l’un des trois volcans de l’île. Et je peux vous dire que la montée m’a bien réveillée, c’est que je n’aurais plus l’habitude de faire du sport, tant pis, je marche à côté du vélo… néanmoins le site en valait vraiment la peine, étonnant de voire ce volcan remplit d’eau douce juste séparé de l’océan par une falaise vertigineuse. La descente par contre fut un vrai bonheur, sauf que il n’y avait pas trop de freins sur le vélo, descente rock n roll !

Le soir, je me décide à sortir afin d’aller voire un spectacle local qui lorsque j’arrive vient juste de finir. Mais ce soir là, il m’est arrivé quelque chose d’un peu étrange. Tout d’abord, je me retrouve sur la route face à un groupe de chevaux en train de galoper dans tous les sens, je dois avouer pas trop rassuré en pleine nuit, je me réfugie quelques instants dans un petit chemin afin d’éviter de me retrouver face à face avec eux, c’est pleine lune alors certes ce n’est pas le noir total mais j’ai l’impression que les chevaux sont un peu excités. Quand un mec en 4×4 ralentit pour me demander si je veux qu’il me dépose quelque part, cool, moi qui était un peu fatigué, ça m’évitera de marcher. On s’arrête devant le bar ou le spectacle était terminé alors il me dit, viens je t’emmène dans le centre du village mais avant j’ai une course à faire, ok allons y… puis le voilà qu’il commence à s’engouffrer dans des chemins, oh là, là, sur qui je suis tombé surtout que le mec est du genre rapa nui un peu balaise. Tout de suite, je me dis que je vais me faire attraper dans un coin , je peux vous dire que j’avais la main sur la portière prêt à sauter de la voiture. J’ai l’impression qu’il me fait un peu les yeux doux et j’évite de croiser son regard, dans quoi me suis je embarqué… il commence à rouler un peu plus dans les terres de île pour me faire visiter, je veux bien mais il fait nuit là… il s’arrête près d’une cric et m’offre une bière, décidément de plus en plus louche cette histoire. Je fais celui qui n’a pas peur et me prête facilement à la conversation histoire de montrer que je suis confiant. Bon, on va y aller maintenant non ? il me ramène à ma maison en me racontant un peu l’histoire de l’île et puis me propose via l’hôtel ou il travaille de m’offrir une journée d’excursion avec le bus et le guide de l’hôtel… rencontre étrange et mystique tout comme cette île, alors gentillesse des rapa nui ou homo qui cherchait de la compagnie ? enfin, je rentre sain et sauf dans ma chambre sans même être allé boire un verre.

Aujourd’hui c’est pâques, et je le passe ou ? sur l’ile de paques, c’est pas beau ça ? non, non, ce n’était pas fait exprès….

Aujourd’hui, c’est cheval le long de la côte, entre falaises, sites historiques, collines verdoyantes magnifiques, et même une superbe plage. Pour le cheval, c’est pour une heure ou la demi journée ? euh, pour une journée… 8 heures sur un canasson, ok c’est super, c’est beau et tout et tout mais je peux vous dire que mon fessier s’en souviendra pendant quelques temps ! j’ai même chopé deux énormes ampoules qui m’auront quelque peu handicapées pour m’asseoir les jours qui suivirent. Bon faut dire que je l’ai bien cherché car ca n’allait jamais assez vite pour moi alors en fin de journée, le mec me dit, tu veux faire du galop ? yes, et c’est parti pour une demi heure, trois quarts d’heure à fond, j’ai cru que j’allais me casser la gueule à la fin tellement j’étais mort, et que dire de ce poteau que j’ai évité de peu… c’est bon là ? oui, oui, j’ai bien compris là, j’ai bien compris (dixit les bronzés) !

Lendemain, je décide d’aller découvrir les fonds marins, bien moins poissonneux qu’en polynesie bien sure mais il paraît que ça vaut le coup car la visibilité y est impressionnante. Malheureusement, les conditions n’étaient pas optimales lors de mon passage, ça remue pas mal ! mais la sensation de la houle sous l’eau est sympa, on lutte pour essayer d’avancer même si en fait, on fait du sur place puis d’un seul coup on est aspiré par le courant, puis ça recommence, on se croirait dans un manège. On passe devant un moais, et oui, ils ont même réussi à en mettre sous l’eau ! Les coraux forment plein de grottes et de caves, ils prennent parfois la forme de gros champignons, on pourrait se croire dans une reconstitution de village, on se croirait dans le village des schtroumpfs ! non, non les champignons n’avaient rien à voire avec ceux que j’ai pris à bali… henry , l’instructeur, fait le malin en attrapant un poisson et en faisant semblant de le remonter comme un jouet pour les petits… ça me fait marrer, mais je suis plus impressionné lorsqu’il me raconte par la suite son parcours. Le mec a bossé 25 ans sur le calypso avec cousteau, c’est lui qui a accompagné nicolas hulot dans certaines de ses expéditions sous marine, qu’il a exploré les fonds du lac baikal pour que les télévisions puissent tourner des reportages, j’en passe et des meilleures.. ah oui, j’ai pas plongée avec un rigolo apparemment !

La tête juste sortie de l’eau, je pars pour la journée en 4X4 avec mes colocataires de pension, tous tour du mondiste. Un couple de suisses, qui font pratiquement le même chemin que moi pendant un an et un australien, qui lui est parti pour un tour du monde de cinq ans, je suis ridicule à côté !

Cette île est vraiment superbe, l’ambiance est décontractée dans la voiture, mais ou il faut rester vigilant afin de ne pas percuter un cheval. Ils sont en libertés sur l’ile, ce qui donne parfois, surtout dans le village, un air de far west. Après quelques sites ou je suis surpris de voire autant de moais à terre, nous passons par la carrière, endroit ou ils fabriquaient les statuts dans la pierre volcanique et le site de tongariki avec ces quinze moais qui se tiennent debout juste devant moi avec l’océan en second plan, impressionnant !

Ce soir c’est samedi et au contraire des îles de polynésie, ça bouge un peu ici. Je pars avec mon pote australien, mais sans les petits suisses. Visiblement, c’est un peu calme, bon on s’arrête tout de même boire un verre avant d’aller se coucher… et puis après quelques discussions de comptoir avec les locaux, l’ambiance commence peu à peu à monter, le rythme sud américain commence à se faire ressentir, le rhum aussi d’ailleurs ! on finit chez un couple de chiliens très cool ou je me surprends à faire le traducteur, enfin c’est pas non plus une conférence internationale mais comme quoi l’alcool ça dés inhibe pas mal…

pas le temps d’aller se coucher, il est cinq heures et demie du mat et on doit se lever à six et demie pour aller voire le soleil se lever sur les moais…. petit concours de cocorico avec mon pote australien ou l’on réveille tout le monde, enfin vous voyez le genre… d’ailleurs, j’ai fini le lever du soleil allonger dans la voiture !

Dimanche de Pâques, ou j’ai plus la tête à retrouver mes esprits qu’a chercher les oeufs dans le jardin… on se balade dans le village, entre tous ces chevaux qui trottent dans la rue, on salue une femme à bord de son taxi, qui fait demi tour et vient nous parler… qu’est ce qu’elle veut ? et bien nous promener sur l’île toute l’après midi pour pas un rond ! ils sont pas trop gentils les rapa nui ? en plus, elle nous fait découvrir des endroits que nous n’aurions même pas soupçonné, des grottes en veux tu en voilà, cette île est percée de partout ou quoi ? des grottes gigantesques, dont certaines débouchent sur l’océan, impressionnant !

Dernière soirée, ou j’ai l’agréable surprise de voire notre ami pedro nous cuisiner du poisson au barbecue en guise d’au revoir, ah oui, mais on est déjà invité chez nos potes chiliens ? tant pis, on mangera deux fois…

Comme vous pouvez le voire, mon passage sur cette île fantastique n’aura pas été aussi calme que ça, dire qu’il y pas plus de trente ans, les habitants de l’île ne voyait passer qu’un bateau par an. Les rapa nui sont vraiment adorables !!!

avr 23

J’ai fini mon séjour en beauté en polynésie francaise après avoir été sur toutes ces iles magnifiques. On m’avait dit que tahiti, enfin surtout sa capitale Papeete était décevant et loin de ce que j’ai pu vivre sur ces îles paradisiaques.

J’ai été accueilli chez annick qui m’a fait découvrir que les bons côtés de tahiti. Merci pour ces deux jours ou tu m’auras fait découvrir un de ces bons repas dans l’une de ces roulottes qui font légion ici, pour cette balade tout le long de la côte entre montagnes verdoyante et lagon, pour ce magnifique crabe farcie chez patrick et lilou (ca s’appelle comme ca je crois), pour cette détente sur cette plage de sable noir (ca change du blanc) et la fameuse plage de teahupoo ou les meilleures surfers de la planète se réunissent chaque année pour la billabong pro

Tahiti, c’est finit….

Nana

avr 06

Comme rangiroa, fakarava est aussi un atoll mais plus petit et encore plus calme avec environ 500 habitants. Déjà que la vie n’était pas très agité à rangi alors je vous raconte pas le niveau de stress, on a vraiment l’impression d’être au bout du monde…C’est une île qui tend un peu à se développer et est un peu la destination à la mode en polynésie, si bien que les prix suivent également la tendance, prix le plus bas de la chambre chez l’habitant : 4O euros…aih,aih, aih… petit tour à la supérette, enfin le boui boui du coin, ou les rayons sont vides. Apparemment, ils attendent l’arrivée du cargo qui n’est pas passé depuis trois semaines, c’est aussi ça la vie des îles, on a pas ce qu’on veut quand on veut et on est bien loin de notre société de consommation. Du coup, c’est la rasia le lendemain matin ou tout le monde fait les provisions pour quelques semaines…

Changement d’île, nouvelles plongées… différentes mais tout aussi grandioseS ou le massif corallien y est beaucoup plus riche. Les requins sont toujours présents, j’ai même pu en toucher un qui avait la tête coincé dans les coraux. Le courant est aussi un peu plus important et l’on est obligé de s’agripper aux coraux afin d’observer ce qui se passe autour de nous. Les bancs de poissons sont nombreux et de toutes les couleurs, le contraste de ces perches jaunes avec le bleu de l’océan et le violet sur les coraux, un vrai régal pour les yeux.

Je me dirige ensuite vers le quai ou je vois une femme un peu embêtée car elle a perdu sa canne à pêche dans l’eau, bougez pas ma petite dame, je vais allé vous récupérer ça, du coup je gagne une partie de pêche, mais guère concluante.

Je m’adonne à l’une des activités principales sur lîle, la farniente…avant d’aller me perdre dans la nature entre océan et lagon ou je vais visiter une ferme perlière. Je ne pouvais partir de polynÉsie sans connaître ce qui fait partie de la réputation de tahiti. La perle, un bijou qui peut couter une fortune. Malheureusement, leur journée était terminée et je n’ai pu assister à leur travail.

Je pars le lendemain pour ma dernière plongée polynésienne, l’une de mes plus belle…. Descente dans le bleu à une profondeur de 40 mètres, ma plus profonde même si mon diplôme ne me l’autorise pas trop mais on perd vite la notion de la profondeur dans ses eaux bleues. J’adore me retourner et observer ce mur d’eau qui se dresse au dessus de moi avec les rayons du soleil qui percent l’océan. Aujourd’hui, le courant est particulièrement fort et la sensation de dériver entre ces canyons sous marins est géniale. Et puis, j’ai enfin pu croiser ce que je n’avais encore pas vu ici, une raie manta ! la bête avait une envergure d’environ 2,5 mètres et j’ai eu comme l’impression de voire une soucoupe volante planer dans ce grand bleu, extraordinaire ! on s’arrête dans ce qu’ils appellent la caverne d’ali baba à essayer de chercher des dents de requins dans le sable, entouré de tous ces bancs de poissons multicolores, je suis dans une autre dimension. Je vois mes premiers bébés requins nichés sous les coraux qui ne font pas plus de cinquante centimètres et me fait gratouiller par ces poissons pilotes, qu’est ce qu’ils me veulent eux ? je viens juste de faire pipi dans ma combi, apparemment ils aiment ça… il est temps de remonter à la surface ou une grosse houle nous brasse, voilà je quitte les fonds de polynésie ou j’aurais vécu un de mes moments les plus fort de mon voyage !

 

avr 05

Après les îles hautes, c’est à dire avec du relief, je m’en vais me poser sur un atoll… alors, je vais pas vous faire un cours de géologie pour vous expliquer le phénomène qui amène une île volcanique à se transformer en quelques millions d’années à….un banc de sable !!! l’arrivée en avion est hallucinante, vous pouvez en juger par les photos. En fait, cet immense banc de sable ou de corail plutôt, avec une route tout de même au milieu, ne fait que 300 mètres de large et renferme à l’intérieur le deuxième plus grand lagon du monde.

C’est ici que je vais passer quelques jours avec comme principale occupation, la plongée. Et oui, il paraît que «rangi » est l’un des plus beaux spots mondiaux, alors il est certain que je vais beaucoup vous en parler en essayant pour les non plongeurs de vous expliquer au mieux ce que j’ai vécu et ressentis.

J’arrive dans ma pension après avoir fais du stop, et oui il n’y a pas de petites économies ici car la vie est très très chère et je vais faire une sacrée entorse à mon budget mais bon cela ne vaut il pas le coup ?

Et dès mon arrivée, on vient me voire en me disant qu’il y a une plongée un peu spéciale le lendemain matin… plongée dans le grand bleu ou ils balancent une cage remplit de poissons afin d’appâter les requins, cool….. ah oui, je vous ai pas dis, les requins sont devenus mes amis maintenant.

Je pars donc le lendemain sur un zodiaque en direction du large pour vivre le grand frisson. Et là, extraordinaire ! j’ai l’impression d’être dans le film du grand bleu, on est perdu dans ses eaux ou il n’y a aucun repère visuel, du bleu à l’infini, en haut, à gauche, à droite, en bas car on ne voit pas le fond. La cage est jetée, je vois les requins arrivés du fond et là par surprise, ce sont les dauphins qui prennent la place. Du coup, j’en oubli les requins et observe ce ballet de dauphins qui se déroule devant mes yeux, ils viennent jouer avec nous en nous tournant autour, un grand spectacle !!! du coup, je perds un peu le sens des profondeurs et me retrouve vite à 35 mètres et subi ma première narcoze à l’azote… je vais pas vous expliquer en détail ce que s’est mais en fait, ce phénomène lié entre autre à la profondeur vous fait quelque peu délirer ou tourner la tête comme si vous aviez fumé un gros pétard. Ouah, ou suis je ? je remonte de quelques mètres pour retrouver mes esprits et continuer à jouer avec ces magnifiques dauphins… première plongée ici et déjà incroyable. En plus, j’ai récupérer la vidéo d’une photographe professionnelle qui plongeait avec nous et qui a filmé toute la scène, j’essaierais de la mettre sur le blog sinon ce sera à mon retour.

Après tout cela, je pars me balader sur le quai de la passe à la rencontre des quelques pêcheurs, et après avoir bavarder avec l’un d’entre eux, je repars avec mon bec de cane (poisson) qu’il m’a gentiment donné. Je vais pouvoir me régaler et le partager avec tous les gens qui sont avec moi à la pension. L’ambiance y est d’ailleurs très sympa, et les soirées détendus à discuter en bord de lagon car sur ces îles il ne faut pas venir pour y faire la fête ou sortir car il y a que dalle…

La seconde plongée est aussi spectaculaire et propre à ce lieu, la plongée dérivante. En fait, il faut attendre marrée montante pour que l’eau de l’océan rentre dans le lagon par la passe. L’entrée de la passe est aussi un lieu stratégique pour croiser ce que l’on appelle ici du gros. Et j’aperçois à une trentaine de mètres sous moi, une bonne vingtaine de requins. Le bateau vous jette à l’entrée de la passe et de là, on se laisse entraîner par un puissant courant qui vous ramène dans le lagon. Sensation d’apesanteur avant de se retrouver le nez dans un aquarium à poissons… de retour à la pension, on aperçois à quelques mètres du bord des raies en train de s’accoupler, c’est reparti avec le masque et le tuba pour observer cette scène, mais ça n’arrête jamais ici ! drôle de sensation de se retrouver face à trois raies léopard dont l’envergure est d’environ un mètre cinquante, surtout quand on les dérange pendant leurs ébats et que par peur elles se dirigent droit sur vous… heureusement, elles ne font que passer entre nous, histoire de marquer un peu leur territoire.

Avant de dormir et comme chaque soir à rangiroa, je m’en remets à mon occupation favorite, détente sur un transat en bord de lagon en contemplant les milliers d’étoiles, cool la vie, cool !!!

Lendemain, c’est reparti pour la plongée et comme c’est trop bon, j’en fais deux dans la journée. Il faut dire que la gentillesse et le professionnalisme de l’équipe du club y font pour beaucoup également. Je reste encore en admiration devant éric, le moniteur, et son calme qui vous rend tout zen rien qu’a le voire et l’écouter. On repart dans le grand bleu avec la cage remplit de poissons et cette fois, place au spectacle des requins. J’oberves avec les yeux grand ouvert, ces prédateurs qui attirer par l’odeur du poisson, remontent à toute allure et viennent tourner autour de la bouffe qu’on leur offre… les six du matin ont l’aire de ne pas être satisfait de la qualité du repas si bien qu’éric est obligé de les aider à libérer la poiscaille de la cage. La plongée suivante, ils sont venus à douze et cette fois ça à l’aire d’être bon car ils déchiquettent ce qu’on leur donne, le spectacle est impressionnant. Mais juste derrière, que vois je passer ? un énorme banc de barracudas, franchement, on se serait cru dans un reportage de thalassa. S’en suit, un banc de carangues arc en ciel, une tortue, un napoléon, une sole tropicale, je m’étais dis en plongeant du zodiaque que cette plongée allait être top, mais de là à voire tout cela….comme vous pouvez le constater, je suis tombé amoureux des fonds marins et je crois que ce qui s’y passe est encore plus beau que sur terre ! on est dans un monde à part ou le mot liberté, n’a jamais été aussi fort.

Le dernier jour ici, je me décide tout de même à visiter ce qu’il se passe à la surface. Je pars donc à vélo explorer cet atoll ou je dois faire face au vent et à un soleil hostile, quel con me dis je, t’aurais été mieux peinard sur ton transat à faire bronzette ! Surtout que lagon ne signifie pas belles plages de sable blanc… c’est plutôt des coraux à perte de vue ! Alors après quelques tours de pédales, je me retrouve dans une nature vierge ou il n’y a que moi et….mon vélo ! et si certains ont déjà pensé à vivre comme robinson crusoé, sachez que ça ne doit pas être facile tous les jours… Fatigué, j’arrive tout de même à dégoter un petit bateau qui sera parfait pour une petite sieste, et je peux vous dire que c’est pas le bruit qui m’aura empêcher de dormir mais les mouches….

Voilà, rangi c’est finit… je me verrais bien venir m’installer sur cette île au bout du monde pour faire moniteur de plongée. Ça à l’aire bien mieux que banquier à paris….


avr 05

Qui n’a pas rêvé un jour d’aller à Bora Bora ? j’entends déjà les mauvaises langues, oui pas moi, c’est surfait, c’est blindé de touristes et ça pue le fric.

N’empêche qu’un mythe reste un mythe et cette île mérite vraiment son surnom : « la perle du pacifique ». L’arrivée en avion est extraordinaire, j’ai l’impression de me retrouver devant une de ces photos de magazines qui vendent du rêve, sauf que là, le paradis il est devant moi, ça y est j’y suis… Je comprends aussi maintenant pourquoi on dit que son lagon est le plus beau au monde. les couleurs sont à couper le souffle. Je me dirige vers ma pension de famille, j’arrive dans une petite maison ravissante située sur la plage juste au bord du lagon, ou je goûte à l’accueil chaleureux des polynésiens. Visiblement, j’ai la maison pour moi tout seul, cool, j’aurais pas besoin de faire la queue pour aller poser mes fesses dans le hamac !

Je pars à la découverte du paradis et au risque de me répéter, je suis de nouveau stupéfait par la beauté du lagon et de la couleur de l’eau, difficile à décrire mais je pense que regardant les photos vous comprendrez facilement ce que l’on peut ressentir face à une telle merveille. Il est temps de se poser tranquillement sur la plage, d’aller se rafraîchir, enfin je sais pas si c’est bien le bon mot car l’eau doit avoisiner les 30 degrés….et là, j’attends que ça se passe, ou là là là, je dois pas dépasser les deux de tension ! c’est pas tout mais il faut bien se fixer des objectifs…et bien pour moi ce sera coucher de soleil tous les soirs ! certains connaissent mon faible pour ce genre d’activité, et bien j’ai envie de leur dire, que je suis en train d’assister au plus beau coucher de soleil que j’ai vu sur cette planète…

Lendemain matin, je pars pour mes premières plongées polynésiennes, bien différentes de celles que j’ai pu faire auparavant. Un grand merci à mon pote brieux qui m’a incité à passer mon brevet de plongeur à Bali afin de profiter pleinement de ce qui se fait au mieux au monde en terme de plongées !!! je vous avais déjà parlé de mes précédentes plongée en Australie ou j’avais vu des requins, et bien c’était de la rigolade par rapport à ce que j’ai vu et vécu sous l’eau ce jour là. Me voilà à quinze mètres sous l’eau en compagnie de trois requins citron dont la taille doit approcher les trois mètres. Je me demande d’un seul coup ce que je fais là, t’es fou ou quoi ? je peux vous dire que je n’étais pas vraiment rassuré lorsque j’ai vu qu’ils commençaient à nous tourner autour, et pas à dix mètres, non, non, ils passaient à cinquante centimètres de moi. Et puis, l’instructrice qui avait du poisson avec elle afin de les attirer, nous demande de nous asseoir dans le fond et d’observer. Elle place le poisson sous une pierre et là je vois un requin pointer son nez à un mètre de mon visage. Ouah, je suis face de lui et ses grandes dents, j’espère qu’il ne va pas prendre mon museau pour du poisson car je crois que vous ne me reconnaîtrez plus à mon retour….. Je vois la monitrice caresser la bestiole et la prendre pratiquement dans ces bras, qu’est ce qu’elle fait ? ah non, apparemment ils sont potes car à la remontée sur le bateau, elle nous dit que c’était blanchette, qui visiblement à l’habitude de roder dans les parages… ah, ben si vous vous connaissez, ca va mieux alors ! incroyable mais après avoir évacué mes frayeurs, en me disant que s’ils ne m’avaient pas encore bouffé, il n’y avait pas de raison pour qu’ils le fassent maintenant. J’ai réussi à contrôler ma peur et je me sens à présent en parfaite harmonie avec eux, quand je dis eux, je parle bien des requins. Non, non, je ne suis pas devenu fou !

Afin de me remettre de mes émotions, je passe les deux jours qui suivent à me faire des parties de glande légendaire sur la plage, trop dure la vie !!! je suis en train de vivre la légende !

Je me bouge un peu pour escalader un chemin en pleine brousse afin de me rendre sur un point de vue qui domine le lagon et d’attendre quoi ? le coucher de soleil bien sure… les couleurs se succèdent, du rose, du jaune, de l’orange, du rouge en passant par l’ocre, tout cela reflétant sur le lagon…me voilà en train de danser seul avec ma musique sur les oreilles, du haut de cette colline, devant ce spectacle qui s’offre à moi, énorme !

Pour ma dernière journée, je décide d’emprunter la kayak de la famille pour naviguer jusqu’au motu d’en face qui leur appartient. Un motu est en fait un ilôt figer au beau milieu du lagon et pour une fois celui ci n’a pas été envahi par l’un de ses nombreux hôtels luxueux qui veulent installer leurs bungalows sur pilotis. Bon d’accord, je comprends aisément que cela puisse être le rêve de passer une nuit sur le lagon mais à force, ils sont en train de dévisager l’état sauvage de l’ile et de faire fuir la faune qui y est présente.

Je pars donc à bord de mon navire en plastique, pagueyant au dessus des nombreuses raies qui nagent dans ces eaux transparentes. Petit stop dans le jardin de corail, je sors mon masque et mon tuba pour aller voir ce qui se cache la dessous. Après une heure de traversée, contre le vent avec le kayak qui prend un peu l’eau, j’arrive enfin sur le motu. Humm, je sens que mes sandwiches préparés avec soin vont bien passer ! ah oui, mais comme un béta, je me rends compte que je les ai oublié… et ici, ce ne sont pas les restaurants qui courent, je m’en remet du coup à quelques bananes cueillis directement à la source et un pauvre paquet de chips.

Je me retrouve en face de bora et ma vue est imprenable, ces montagnes qui tombent dans le lagon, les cocotiers, le sable blanc, ce bernard lhermite avec lequel je m’amuse, comme dans un rêve…..

Je m’y sentais tellement bien que je n’ai pas vu l’heure tourner et ces gros nuages noirs avancer, je crois que je vais prendre le bouillon pour le retour ! heureusement, le proprio du motu était dans le coin avec son bateau et me dit : aller, montes ton kayak dans le bateau car sinon tu ne seras pas revenu avant la nuit, ah oui, forcément ça va un peu plus vite avec un moteur…

J’aurais vécu bora bora loin du flux de touristes et de ses hôtels luxueux et franchement, c’est de la balle !

avr 05

Voici venu le moment de grimper dans la machine à remonter le temps et oui c’est pas énorme ça, je pars le 20 Mars d’Auckland pour arriver à Papeete le 19 Mars, ou comment gagner une journée gratos, merci les fuseaux horaires… Du coup, je passe de + 12 heures à – 12 heures par rapport à vous.

Tahiti, le mythe, ça y est, j’y suis !!! Mais bon, ou vais je dormir cette nuit car comme habitude, j’arrives à l’arrache sans avoir réservé auparavant. Je sens que je vais passer ma première nuit dans l’aéroport car il y a pas moyen que je mettes 80 euros dans un hôtel surtout que tahiti le paradis risque de me coûter un bras mais bon ce n’est pas tous les jours que l’on se retrouve au beau milieu du pacifique ! finalement, je trouves une petite pension chez l’habitant située juste en face de l’aéroport, pratique quand on arrive à dix heures du soir.

Pratique aussi afin de m’organiser pour mon séjour sur les îles et repartir directement le lendemain pour Mooréa.

Premier vol au dessus des lagons polynésiens et là, attention les yeux, encore une autre dimension par rapport à la nouvelle calédonie.

Je passe ma première après midi sur la plage avec mes deux gros sacs de voyageur, regarder ce nuage de pluie qui s’étire comme un rideau au dessus du long, nager dans ces eaux transparentes plus claire que l’eau d’une piscine, observer ce poisson qui fait sa chasse en faisant des bonds au bord de plage ou les tahitiens qui se font les bras avec leurs paguets à bord de leur vaa (pirogue). De quoi m’occuper en attendant mon pote serbe rencontré la veille et qui nous a dégôté un plan chez une fille via couchsurfing. Je vais passer trois nuits en compagnie de mon serbe, oui je sais, c’est pas trop sexy surtout à tahiti….mais bon, on a la maison pour nous deux car notre hôte préfère aller dormir sur le bateau de son brésilien avec qui elle va partir faire le tour du monde. Tiens, ça me donne une idée pour mon prochain, pourquoi pas par la mer ?

Et puis comme cette fille est vraiment cool, elle nous prête en plus sa voiture, que demande le peuple !!! après une soirée bien arrosée, on part le lendemain pour un tour de l’île, entre lagon et massifs montagneux, la caisse est un peu pourrie mais le paysage magnifique. Pour clore le tout, nous sommes invités à déjeuner sur le voilier du brésilien. Arrivé en bord de plage, on fait de grands signes pour qu’ils viennent nous chercher, mais apparemment, ils ont pas l’air de nous voire, du coup je me fais une petite épreuve de natation pour rejoindre le bateau à la nage. Ca valait le coup car cette petite après midi sur le voilier était bien kikil, et le repas succulent… c’est pas le bonheur ça ?