déc 30

Bienvenue au pays des kangourous !

J’arrive à Perth, métropole la plus isolée au monde, sous un soleil de plomb (38°) et ou je suis accueilli dans la famille de Kirsten, recontrée deux mois auparavant en Inde. J’ai commencé par me faire une petite frayeur à l’aéroport car avec mes trois cartouches de clopes dans mon sac je me suis dis que je n’allais pas pouvoir passer à travers les mailles du filet au vue du dispositif de sécurité et de contrôle. Ca devait d’ailleurs être marqué sur mon visage car il y a un douanier qui est venu m’interroger pendant cinq minutes, il faut tout déclarer ici, alcool et cigarettes, ok normal, mais aussi le bois que vous auriez dans votre sac et tout nourriture confondue jusqu’au moindre paquet de chips. Bien sûre, en bon français, je ne déclare rien mais j’ai moins fait le malin quand j’ai vu qu’ils passaient tous les baggages au scanners avant la sortie… jour de chance car avec un grand sourire, c’est passé comme une lettre à la poste.

Je commence mon voyage en Australie en étant immergé directement dans la vie locale ou toute la famille était présente, je vous raconte pas le stress avec mon anglais, il m’arrivait souvent de rien comprendre mais je hochais toujours la tête en disant ok, je pense que parfois ils ont dus me prendre pour un neuneu. En tous les cas, les australiens sont super accueillants, et ont vraiment des baraques énormes.

Le lendemain, direction la plage, cool avec ce temps !!! mais j’ai été quelque peu refroidi lorsque j’ai vu les hélicoptères roder au dessus de l’eau et en voyant les nombreux bateaux de sauveteurs… et oui, interdiction de se baigner car présence de requins dans les parages, apparemment, une personne est morte la veille après s’être fait croquer, bienvenue sur les plages australiennes… je vous raconte pas la frustration de voire cette eau turquoise sous ce cagnard et de ne pouvoir tremper que le bout des orteilles…

Du coup, après un petit tour au marché, on est allé se rafaraîchir sur un speed boat qui navigue à 80 km/heure et qui avec le creux des vagues vous garantit une bonne douche d’eau salé, enfin au moins pas de risque de tomber nez à nez avec un requin.

Grâce à la gentillesse de kirsten, j’ai également pu visiter les domaines viticoles australiens et passer une journée bien sympa à goûter les vins des différentes propriétés, et croyez moi leur vin est délicieux ! mais après quelques heures de dégustation et une chaleur de 40° l’après midi fut un peu difficile… direction le centre de Perth ou la balade dans un parc magnifique et relaxant m’aura permit de m’oxygèner un peu.

J’ai vécu pendant deux jours avec la famille et les amis, des gens vraiment charmant avec un humour souvent décalé alors même si je comprenais pas tout, ce court passage par Perth fut vraiment sympa.

déc 30

Pour ceux qui connaissent Caraïva au Brésil, on retrouve un peu ici aussi le côté petit endroit pommé paradisiaque coupé du monde. Pas de voiture, motos ou autre engin motorisé, pas de routes en bitume, le transport local étant la charrette tractée par un cheval.

J’ai profité de mon passage à Gili Trawangan (plus animée des trois petites iles qui sont côte à côte) pour passer mon permis de plongée Open Water afin de pouvoir profiter pleinement des fonds aquatiques sur place mais aussi plus tard dans le voyage. Et j’ai eu la chance de rencontrer tof, mon prof et toute la petite bande de frenchies qui vivent ici, franchement, ils ont vraiment trouvés le bon plan, alors si l’envie m’en prend je sais ou venir me poser après mon tour du monde dans un an… non, maman, ne paniques pas c’est pas encore fait !

La plongée est l’une des trois activités principales sur l’île avec la glande sur la plage et la fiesta… et là c’est vraiment énorme, j’y ai passé Noël et je peux vous dire qu’il fut festif, les nuits furent courtent et heureusement que les plongées matinales étaient là pour me réveiller. C’est vraiment l’endroit idéal pour faire la fête avec des voyageurs du monde entier et ce fut aussi l’occasion de goûter aux champignons magiques, et là, attention décollage !

Et ils ont même pensé aux moments pour se relaxer sur cette île car il est aussi possible de mater des films dans une sorte de petite cabane avec le bruit des vagues en fond, d’ailleurs je crois que je me suis même endormi devant le film tellement j’étais bien dans les coussins, avant de rejoindre l’équipe de Big bubble (club de plongée) pour une dernière soirée encore bien agitée !

Après avoir hésité à rester ici plus longtemps, je repars cette fois en speed boat avec une heure de traversée et jusqu’à Sanur afin d’être proche de l’aéroport le lendemain.

déc 30

Cette étape n’était à la base pas prévue mais voilà, je me suis fait avoir comme un bleu malgré que l’on m’est prévenu auparavant qu’il était compliqué de se rendre à lombok et notamment aux îles gilis. En fait, le ticket que j’avais acheté comprenait bus et bateau direct aux îles, le tout en 4 heures, cool !! au final, j’aurais mis 2 jours…. mais bon, cette petite halte aura été de tout repos. Lombok est encore plus sauvage que bali, avec une végétation luxuriante et des plages de sable noir ou il n’y a pas un chat.

déc 30

Je profites des deux premiers jours sur la même lancée que les précédents en essayant de rattraper mon retard sur l’alimentation du blog…j’espère que vous suivez au moins car ça prend un temps fou…

Les jours suivant, je me suis louer un scoot afin d’explorer les alentours qui font vraiment le charme de cette petite ville. Je suis allé me perdre dans les rizières en terrasses à la rencontre des locaux qui sont vraiment adorables. Toujours un sourire, un signe pour dire bonjour ou un café à offrir, les balinais sont vraiment accueillants et prêt à partager. Je suis tombé sur des endroits et des hôtels vraiment magnifiques et raffinés, perdus au beau milieu de la nature, alors à ceux qui veulent se reposer, c’est ici qu’il faut venir.

Je me suis également retrouvé à assister un combat de coqs, et c’est un vrai spectacle, les balinais en sont fous et ils leur arrivent même de parier parfois un mois de leur salaire sur un combat. Je me suis alors laissé prendre au jeux et l’organisateur me l’a fait un peu à l’envers. Après m’avoir demandé sur quel coq je voulais parier, je lui dis le blanc, ok… il revient et me dit à non tu peux pas car trop de gens ont pariés dessus, il faut que tu paries sur l’autre, n’ayant pas trop le choix je m’éxécute et à votre avis, qui à gagné… le blanc bien sure ! alors pour se faire pardonner il m’invite à le suivre dans un jardin pour assister à d’autres combats, ils étaient tous comme des fous en cercle autour des coqs sur lesquelles ils ficellent des petites lames coupantes comme des rasoirs, en criant, tcha, tcha, tcha, tcha… ambiance locale garantie.

Le lendemain, je décides de rouler pendant plus d’une heure pour me rendre au pied du volcan du lac batur. C’est dingue comme c’est petite île qu’est Bali peut regrouper autant de paysages différents. Je me retrouve à 1500 mètres d’altitude et bien sure je n’avais pas anticiper en venant en tenue de plage… Après, le dèj, au lieu de rentrer gentiment, je me fais masser par une vieille pendant une heure et demie…et après être bien détendu, je me rends compte que le temps avait bien changé, qu’il pleuvait des cordes et encore le mot est faible, comment vais je faire pour rentrer surtout que la nuit tombe dans 2 heures. Après avoir patienté un peu, je me dis que cela ne se calmerait pas et qu’il fallait prendre ses jambes à son cou si je ne voulais pas dormir sur place. Heureusement, j’avais eu le nez fin en prenant ma cap de pluie. C’est parti pour plus d’une heure de route ou quelques arrêts auront été obligatoires au risque sinon de me noyer, entre le stop avec un couple de vieux qui ne parlais pas un mot d’anglais et sous la cabane avec les tuiles, ce fut vraiment une expérience un peu dangereuse mais mémorable ! A quelques minutes de l’arrivée la pluie s’est arrêtée et j’ai eu le droit à ma petite récompense avec un magnifique coucher de soleil absolument magique au beau milieu des rizières.

L

déc 30

Ces deux villes qui se touchent sont à Bali ce que la côte d’azur est en France, avec les vagues en plus, off course ! les need transport, need transport, taksi comme ils l’écrivent ici, raisonnent à tous les coins de rues, non, non merci…. maybe tomorrow répondent ils, maybe…. La ville est envahie d’australiens qui viennent profiter de cet endroit idéal pour le surf… et cette fois, on a pu essayer car la taille des vagues étaient bien plus à notre portée, dire que j’en ai jamais fait en ayant habité vingt ans à côté de l’océan… il faut un début à tout ! c’est mon frèrot qui serait heureux ici, car bud bud à côté c’est de la rigolade.

Caro et gregou nous avaient dégotés un petit appartement avec piscine bien sympathique où l’on a facilement pu entretenir notre glande et nos jets de dès…

Longues détentes dans la paillote au bord de la plage, accompagnés des nombreuses vendeuses qui pour bien débuter leurs journées vous font le morning price afin de leur porter chance dans leur business du jour, et quand vous les entendez dire, oh no, bankrut… c’est que vous commencez à bien négocier. Du coup, on en a profité pour se faire une petite pédicure et un tatouage, c’est qu’on deviendraient de vrais surfers dit donc…

Bon, il est l’heure de quitter les deux vacanciers et pour moi de poursuivre mon chemin jusqu’à Ubud.

déc 30

Je retrouve gregou et caro en vacances à Bali et les rejoins dans leur mode décompression total… ça fait du bien car j’avais vraiment besoin de repos, et là j’ai été servi. Je me laisse guider par les loulous, ça aussi c’est agréable et nous allons nous poser gentiment dans un petit hôtel magnifique situé sur une falaise avec vue sur la mer, et quand on est dans la piscine a débordement, je dois dire que ça le fait pas mal… Ce petit coin perdu au sud de bali est l’un des nombreux spots de surfers, enfin nous, on a préféré les regarder tranquillement en jouant au yam, c’est moins dangereux, d’ailleurs je crois qu’il va falloir que je rachètes de nouveaux dès car on les a bien usé pendant ces quelque jours…

La vie est vraiment paisible ici, tous les hôtels sont vraiment raffinés (il y a même des serviettes dans les chambres, ça peut paraître banal mais en voyage il y a parfois des choses toutes simples qui vous semblent être un vrai luxe), ça change de l’Inde et les balinais sont vraiment adorables…

déc 30

Bienvenue dans la ville de tous les interdits !

Malgré tout ce que l’on avait pu dire, la première impression de cette ville fut très bonne. Je ne sais pas si c’est le fait d’avoir passé un mois en inde mais retrouver de la propreté et de la tranquillité fut vraiment très agréable. La principale activité ici est le shopping, des boutiques et des centres commerciaux en veux tu en voilà.

Par contre ici tout est interdit, il est par exemple impossible d’acheter des chewings gum dans les boutiques car il est interdit de mâcher dans cette ville, incroyable ! au total, 32 pancartes différentes relevées en 3 jours, de choses à ne pas faire, sans compter les nombreuses caméras qui surveillent toute les rues et boutiques, on ne peut pas dire que ce soit la ville de la liberté.

L’avantage est qu’ici on peut vite sortir de la ville pour se retrouver à la plage sur l’île de sentosa, point le plus au sud du continent asiatique apparemment. Sa ressemble d’un peu trop près à walt disney ou tout est un peu surfait et ou les activités sont nombreuses, dont un petit tour en luge… et oui, ça fait bizarre de prendre un télésiège en ville…

déc 16

Dernière étape de l’inde, Mahabalipuram est réputée pour ces nombreuses et merveilleuses pierres et sculptures en granit. Les rues sont bordées d’artisans qui travaillent le granit et réalisent des pièces vraiment superbes qui décorent par la suite les hôtels de luxe de tous les pays asiatiques.

L’arrivée se fait comme d’habitude avec un tuk tuk qui se fait un plaisir de vous transporter. Un peu fatigué et n’ayant pas le courage de choisir un hôtel, je décide de me laisser emmener ou bon lui semble avant qu’il décide de me déposer dans un bouic pommé à 2 kms du centre… trop tard pour cette nuit, je changerais demain, mais comme quoi il ne faut jamais baisser la garde en Inde.

Je pars à la visite de ce petit village en bordure de mer, ou les sites sont tous aussi jolies les uns que les autres… on peut voir une énorme pierre qui selon la légende n’a jamais pu être bougée par les éléphants, enfin bon, j’ai quand même réussi à la porter avec mes deux bras…:) (voire la photo). Entre toutes ces pierres, la chaleur se fait écrasante, j’en profite alors pour aller me poser tranquillement sur la plage, enfin si on peut appeler ça une plage… ça ressemble plutôt à un immense vide ordures ! Le temps d’un massage pour aller faire sculpter mon corps, et oui, n’est ce pas la ville idéale pour cela… d’une partie d’échec avec un indien (d’ailleurs je perds à chaque fois), et de profiter du coucher de soleil sur la plage aux côtés de gosses adorables, avant de repartir pour l’aéroport de chennai.

déc 16

Après 10h de train et 7h de bus, j’arrive enfin à Pondicherry. C’est une ancienne colonisation Française et c’est marrant de voir tout les noms de rues en français, les bars avec le drapeau tricolore et de voir l’emprunte qu’on laissés les Frenchies ici. La ville est très agréable, pour une fois on ne se fait pas solliciter de partout, et d’un coup cela fait bizarre de pouvoir se balader en paix. Je suis visiblement venu au bon moment car deux jours auparavant, il y avait un mètre d’eau dans le rues suite au cyclone qui était passé par là.

Le dîner du soir a été un plaisir auquel je n’avais plus goûté depuis 3 mois et qui me manque beaucoup, la bouffe française… et là, je me suis régalé avec mon pâté de campagne et mon steak frites sauce roquefort, comme à la maison ! d’ailleurs ça me manquait tellement que j’y suis retourné le deuxième soir…

Lendemain, j’ai loué un scooter, ça aussi ça me manquait (j’ai bien fait de venir ici décidément) pour aller visiter la ville d’Auroville ou plutôt un lieu ou se vit une expérience, une manière pour une communauté humaine de vivre ensemble, comme ils le définissent ici. C’est assez difficile à expliquer alors regardez plutôt les photos qui décrivent ce lieu, assez étrange que cela puisse encore exister de nos jours, alors idéologie, secte, art de vivre, à chacun de se faire son opinion.

J’ai aussi visiter un Ashram (qui signifie « travaille sur soi »), c’est un lieu de vie ou l’on peut séjourner de quelques jours à quelques années où l’on peut méditer et pratiquer le yoga, c’était très intéressant de discuter avec les gens qui y vivent même si certains sont difficiles à suivre. Après une petite balade en deux roues, j’y suis retourné le soir pour assister soit disant à un petit spectacle ou ils dansent et chantent, et là surprise… en fait, c’était le rituel du soir ou ils se réunissent autour du Guru, j’ai un peu flippé en me demandant ou j’étais tombé. Ils étaient tous habillés en blanc assis sur des coussins, certains jouaient de la guitare ou de la flûte toute en chantant. Je les observais, ils planaient complètement et certains étaient perchés bien haut dans le ciel. Ensuite, quelqu’un a prit la parole en demandant conseil au Guru, son souci en l’occurence était qu’elle ne savait pas à quoi se raccrocher dans la vie, je vous passe la réponse du Guru mais quand j’ai vu ça, je me suis vite tiré en espérant qu’ils me laissent sortir car mon scooter était à l’intérieur de l’enceinte… ouf, je suis dehors ! le retour fut assez périlleux car conduire en Inde, c’est un peu fou mais alors de nuit et en scoot… limite !

déc 16

Hampi est réputé pour ses milliers de pierres en relief taillés dans le granit, tout cela dans une nature tropicale, le site est vraiment magnifique. L’arrivée se fait comme d’habitude, assaillit par les conducteurs de tuk tuk qui veulent vous faire grimper dans leur engin afin de vous déposer dans la guesthouse de leur choix afin de prendre une commission, mais après avoir bien négocier la course, le mien s’est retrouvé comme un con, lorsque je l’ai planté au beau milieu du village. J’ai passé deux jours ici avec cinq français, dont certains font aussi le tour du monde (bonjour à eux), et une superbe journée à vélo à la découverte des temples et autres grosses pierres qui sont arrivées là on se demande comment. Le temps de rencontrer un collègue indien qui bosse chez Hsbc, décidément encore un, c’était vraiment amusant de parler avec lui et de voir comment il bosse en Inde. Il travaille dans un call center et qui sait, il sera peut être un jour amené à prendre des rendez vous sur mon agenda professionnelle. Je ne m’attarde pas plus dans ce village car il paraît que ça pourrait être l’une des prochaines cibles des terroristes qui ont sévient à Bombay.