sept 30

Bienvenue au pays du soleil levant !!!

J’arrive dans la région du Kansai et plus particulièrement à Osaka qui est une ville japonaise très moderne, la deuxième après Tokyo. Le temps de m’ installer à l’hôtel, et en route pour découvrir la vie nocturne Japonaise. La première chose qui marque lorsque vous arrivez dans ce pays, c’est la gentillesse des gens. Toujours souriants et très polis, ils sont toujours à votre disposition pour vous aider à trouver votre chemin, et n’hésitent pas à marcher 5 minutes avec vous pour vous indiquer la ligne de métro ou la rue à prendre.

Je commençe par le quartier de Dotombori, lieu par excellence pour sortir, on se croirait en plein jour tellement il y a de lumières et de néons, comme à Times square à New York. On dit souvent que les japonais sont très lookés et bien ce n’est pas un mensonge. Entre les coiffures en pétards, les filles qui s’habillent de manière très extravageante, limite habillée comme des filles de joies, avec des couleurs hyper flashi, la rue est un spectacle à elle seule.

C’est d’ailleurs dans ce quartier que je flâne pour mon premier jour ou je prends le temps de déguster mon premier repas japonais. Et franchement, c’est une vrai tuerie !!! le décor est très traditionnel et raffiné avec les tables ras le sol, assis sur des petits coussins… tous les plats sont préparés avec finesse, et vous vous retrouvez avec une dizaine de plats différents car ici, ils adorent mettre en valeur la nourriture. Au menu, pinces de crabes, sushis, soupe, tempora ( ce sont des aliments, crevettes, crabes, légumes dont la friture est aussi fine que du papier cigarette) un vrai régal, un bien sure un petit pichet de saké pour accompagner tout cela. Ensuite, je prends la direction d’une des nombreuses salles de jeux. C’est très en vogue ici, il n’y en a partout et les japs adorent ca, et là on comprend vite le slogan « Sega, c’est plus fort que toi » (ah oui, la salle s’appelait univers Sega). Les jeux sont hyper modernes bien que pour certains je ne comprends même pas le but ni le fonctionnement. Vous pouvez voir certains ados qui s’adonnent à jouer de la batterie ou de la guitare reliées aux ordinateurs, en passant par ceux qui parient aux courses autour de tables avec des chevaux fictifs…

Lendemain, petit tour de métro qui réserve d’ailleurs ici des wagons uniquement pour les femmes, les japonais n’auraient ils pas les mains dans leurs poches ???ou nous partons à la découverte de notre premier temple japonais, une vrai splendeur. Je profite d’une petite pause déj pour goûter une des spécialités du pays, des boulettes avec je ne sais quoi dedans, enfin si un peu de poulpe, qu’ils font devant vous dans des moules spéciaux, hum… dégueulasse !!! alors ce sera resto…

Puis direction le quartier des affaires, je sors tranquillement du métro, j’ allume une cigarette et là un mec me tombe dessus en me parlant japonnais, il croit que j’ai étudié le jap en première langue ou quoi ? en fait, je me situe dans une rue non fumeur, ah parce qu’il y en a ici, et il commence à vouloir me dresser une amende de 1OOO yen soit 8 euros. Bon c’est pas pour le prix mais pour le principe, je refuse et je commence à négocier avec lui… heureusement, il y avait un européen qui parlait quelques mots de japonais à côté de moi et qui lui explique qu’il devait me prévenir avant de me verbaliser. Du coup la pervenche accepte mais note tout de même mon prénom au cas ou je recommencerai et qu’il m’ y reprendrait… Ils sont fous, il y a des rues fumeurs et d’autres non maintenant… au passage, les rues au Japon sont d’une grande propreté mais à contrario il n’y a jamais de poubelles, bizarre, ils doivent manger le papier et avaler les mégots, c’est pas possible…

C’est comme les wc, les plus élégants au monde, ils sont multifonctions… on peut faire chauffer la cuvette ou encore faire couler de l’eau afin de couvrir les bruits disgrâcieux.

Me voilà donc dans le quartier des affaires ou je suis entouré de grattes ciel et centre commerciaux, puis rendez vous au dernier étage du sky building afin d’admirer la vue sur Osaka, avec coucher de soleil en bonus.

Le soir je décide d’aller me divertir un peu avec une activité très tendance et adorée des Japonais : le karaoké. Je me retrouve alors dans une cabine spéciale avec tv et micros et c’est parti pour le show !!! enfin avec ma voix de jeunes popstars, ça donne pas grand chose…


sept 27


Tags:

sept 27

Je débarque à Oulan Bator vers 6h30 du matin et décide de suivre les personnes que j’ai rencontré dans le train jusqu’à la guesthouse ou ils avaient réservés. Je m’installe puis pars à la découverte de cette ville en voie de développement. On me met tout de suite en garde contre les nombreux pics pockets, après un passage aux galeries lafayettes Mongoles, je visite l’un des seuls lieux culturels, le monastère boudhiste « Gandantegckanling ». A l’intérieur, j’assiste à une cérémonie religieuse puis contemple la statue du bouddha de 27 mètres de haut qui constitue le seul attrait. Oulan Bator est une ville très contrastée avec l’apparition de bâtiments modernes à côté de rues en terre, jalonnées de cabanes en bois et yourtes. La mission de la journée est de trouver un trip de plusieurs jours au fin fond de la Mongolie. Pas de chance, nous sommes Samedi et la plupart des agences sont fermées. Après une première qui propose des prix bien loin de mon budget, je me rends dans une agence repérée dans le guide apellée « ger to ger » soit de yourtes en yourtes.

Le concept est simple, il me faut choisir une région à visiter, puis je vivrai au rythme des nomades en étant accueilli chaque nuit par une famille différente. Seulement, cette agence qui respecte parfaitement la culture et civilisation Mongole me demande de suivre un cours de 2 heures avant le départ afin de m’initier aux choses à faire et ne pas faire une fois sur place et surtout un cours de langues Anglais Mongole afin de pouvoir communiquer un minimum avec mes hôtes. Déjà que mes cours d’Anglais sont loin, alors avec du Mongole en plus, je vous raconte pas la rigolade…

Je loue tente et duvet que j’installerai à côté des yourtes chaque nuit. Lendmain matin, il me faut trouver un hébergement pour le retour et négocier pour y laisser mon gros sac pour la semaine, petits achats avant de partir et me voilà devant la station de bus. Ils m’avaient prévenus d’arriver bien en avance afin de pouvoir m’asseoir et ils avaient bien fait car pendant 1h30 de trajet on se serait cru dans le métro parisien aux heures de pointes, enfin les Mongoles sont plus souriants quand même… mais aussi un peu moins propres !!! quoi que ? J’arrive à l’entrée du Terelj National parc, à environ 80 km d’Oulan Bator où je suis attendu par M. Chuluunhuu. Ah oui c’est pas un nom facile, mais je vous avais dit que le Mongole n’est pas facile à apprendre. Je vais avoir l’occasion de vivre et d’expérimenter les activités traditionnelles de la vie de nomade dans un cadre magnifique, typique des paysages de Mongolie. En route donc avec mon hôte sur une carriole tirée par un boeuf, là, j’y suis… Arrivés à sa yourte, je fais connaissance avec sa famille et prends mon premier vrai repas local. Au menu, lait fermenté et ravioles à base de viande de mouton, je trouve ça très bon, heureusement, car je vais m’en taper pendant une semaine. Même pas le temps de digérer et me voilà partis sur la carriole jusqu’à une ferme voisine où ses deux frères ramassent l’herbe à la fourche. Je comprends au fil de l’après midi que ce sont des herbiers, enfin des professionnels de l’herbe quoi! Au départ, ce fut marrant de les aider mais au bout de 6 heures de travail, j’en avais vraiment ras le bol . De retour à la yourte, je rentre les chèvres dans l’enclos avec le fiston de 11 ans, un gamin adorable ! Repas bien mérité avant d’aller au lit à 21h. Et oui, car ici dès que la nuit tombe, il n’y a plus rien à faire d’autant plus qu’il n’y a pas d’électricité dans les yourtes. Après une première nuit ou la température a bien dû descendre au dessous de zéro, j’ai le droit à mon premier petit déjeuner Mongole, autant vous dire qu’à ce moment là, j’ai jamais aimé à ce point les tartines grillées avec du beurre et de la confiture… Car le pain sec tartiné avec une sorte de lait dont je ne sais quel animal, qui fermente depuis trois jours dans une bassine, miam!!! Enfin, ça allait quand même, c’est au bout du quatrième jour que ça commence vraiment à être difficile. En fait, la nourriture des nomades dépend de la saison, mais pour moi qui suis venu en début d’automne, la nourriture est essentiellement, pour ne pas dire uniquement composée de mouton ou agneau et de lait de chèvre, cheval ou vache. Bon d’accord, c’est pas mauvais, mais il était temps que ça s’arrête car je frôlais l’overdose.

Le deuxième jour, me voilà reparti dans les champs pour cette fois couper l’herbe à la faux, dure, dure… Malheureusement ou plutôt heureusement la pluie a interrompue notre labeur. L’après midi était consacrée à une balade à cheval mais ici, ils vivent dans la nature, à l’état sauvage et il aura fallut 2 heures à notre hôte pour les retrouver, du coup mon tour de canasson a été écourté. J’en ai tout de même bien profité le lendemain pour me rendre à la prochaine yourte, 23 km à travers des paysages fabuleux. Arrivé dans ma nouvelle famille où la yourte est située au milieu des paysages vallonnés très vert, vraiment sompteux. Je suis accueilli par 2 soeurs qui vivent avec deux bébés adorables mais sans leurs maris partis travailler je ne sais ou.

Je débute par couper du bois mais je ne suis pas très efficace comparé à ces deux femmes mongoles, dont l’une est pourtant enceinte de huit mois et qui est constamment en train de roter, se moucher dans ses mains ou bien cracher dix fois toutes les deux minutes… Enfin bon, il paraît que c’est la tradition, qu’il me faut d’ailleurs respecter. L’homme y tient une place prépondérante, il rentre le premier dans la yourte ou il a sa place attitrée, les repas lui sont toujours servis en premier et en plus grande quantité. Je ne dois pas pointer mes pieds en direction du nord ou du poêle lorsque je suis assis dans la yourte, toujours recevoir le bol de nourriture de la main droite et au moins goûter les plats qu’ils me servent.

Après une petite randonnée et l’ascension d’une colline afin de contempler la splendeur du paysage, je fais la rencontre d’un vieil homme d’une yourte voisine. Il me fait essayer son cheval bien plus sauvage que les autres ce qui a faillit m’être fatale en m’empalant contre une poutre, heureusement que j’ai regardé les westerns avec John Wayne étant petit afin de me sortir de ce piège…

Ensuite direction sa yourte pour aller chercher du lait et me voilà face à face avec lui assis en tailleur. Un grand moment ! j’ai goûté la cigarette locale, une sorte de foin entouré de papier classique, et ou je n’ai jamais été aussi bon en mime, indispensable pour comprendre et se faire comprendre. La nuit tombée, mes hôtesses me proposent gentiment de dormir dans la yourte libre d’à côté, ma première !!! heureusement car il fait vraiment froid.

Le lendemain matin j’ai appris une autre tradition, il faut toujours se méfier du chien qui veille devant la porte de la yourte car j’ai bien faillit y laisser un bout de mon mollet, ah, de vrais chiens de garde! Je reprends ensuite la route sur une carriole afin de parcourir les 9 km qui me séparent de ma prochaine yourte. Accueilli par ma nouvelle famille, je suis très intimidé par le patriarche, Barg décrit dans les portraits du monde, qui vient me saluer les mains pleines de sang car il était occupé à égorger un agneau (petite pensée pour thierry). Quelques minutes plus tard, je vois le résultat de son oeuvre dans une gamelle ou sont déposés les abats, hummm, un vrai régal ! Après cuisson, ils commencent à avaler ce festin et m’en proposent, mais là, il en était trop pour moi. Imaginez l’atmosphère dans cette yourte avec les mongoles attablés, une odeur à faire vomir, les mouches qui se balladent et se posent sur la viande étendu sur des fils dans la yourte… J’en profite alors pour aller m’oxygéner sur la colline voisine. A mon retour, Barg me demande quelques médicaments… il devait en tenir une bonne. Malgré son air bourru, cet imposant monsieur est très chaleureux et me porte beaucoup d’attention, parfois un peu trop, surtout lorsqu’il me cramponne avec ses mains qui doivent faire la taille de mes deux pieds réunis, pleines de sang et autres variétés. Après une heure de tir à l’arc, il me propose gentiment de dormir dans leur yourte mais au vu du décor et de l’odeur je préfére décliner la proposition et d’installer tranquillement ma tente. Fin de journée paisible où ils me préparent un dîner un peu plus appétissant que leurs abats, petit tour pour traire les vaches et dodo.

Lendemain, treize nouveaux km de tape cul pour rejoindre la dernière famille. Lui s’occupe du bétail et elle confectionne des vêtements. Je passe ma dernière nuit dans une yourte avec feu de bois à la clef, j’en profite pour me laver les cheveux car ça commence un peu à gratter. Ah oui au fait, je vous ai pas dit, les toilettes, et bien… il n’y en a pas… alors vive la nature. Pour ma dernière matinée M. Enhee me demande de le suivre afin de le voir exécuter une de ses tâches. A 10h30, au menu, coupage de couilles du veau suivit d’une petite discussion assis au soleil dans le champs autour d’une bouteille de vodka pour fêter cela. Je peux vous dire que la sieste après le déj fut longue et agréable, avant mon retour à la capitale Oulan Bator.

J’ai passé une excellente semaine en compagnie de mongoles vraiment accueillants et d’une grande gentillesse, tout cela dans un cadre magnifique. Néanmoins, je suis content de reprendre une vie un peu plus normale et attends avec impatience la douche et repas du soir.

Dernier jour en Mongolie ou je me balade dans Oulan Bator, me détends avec un bon massage avant de sympatiser avec les deux allemands de la chambre d’à côté. Ils sont encore plus routards que moi car ils sont venus avec leurs vélos et ont l’intention de parcourir une partie de l’Asie avec ce moyen de transport. Je finis en beauté dans la boîte la plus branchouille de la capitale, les jeunes mongoles lookés s’endiablent sur de la music techno, ce que je ferai aussi, peu après avoir terminé la bouteille de vodka. Retour difficile pour ne pas dire complètement cuit…

Tags:

sept 27

Nous continuons donc notre route à bord du train pendant 2 nuits et 1 jour, ce qui va nous sembler court comparer au premier tronçon. En fait, nous reprenons la ligne du transsibérien qui va jusqu’à Vladivostok mais à Oulan-Oude (km 5640), capital de la bouriatie, pour les connaisseurs de géographie, nous changerons de ligne pour emprunter la voie du Transmongolien qui se termine à Pékin. Nous ferons un stop à Oulan-bator, afin de nous éloigner un peu des sentiers battus et faire un trip à travers les steppes et paysages mongoles.

En montant à bord, nous nous apercevons vite que notre nouveau train nous apportera moins de confort que le précédent, heureusement ce n’est que pour une journée…Nous faisons connaissance avec nos nouvelles provodnista, mongoles cette fois, et qui ont l’air un peu plus fun que les russes. Dans notre compartiment nous sommes avec une mongolienne, enfin une femme mongole, mais qui déménage vite vers une autre couchette, cool, on a le compartiment pour tous les deux. Très vite on se rend compte que les passagers locaux sont moins nombreux quel les touristes, du coup l’ambiance change et nous tapons la discute avec deux Anglais et un couple de Finlandais.

A notre réveil, nous sommes agréablement surpris par le nouveau paysage qui s’offre à nous, fini les forêts interminables, place aux verts pâturages dans un cadre montagneux… magnifique! Nous avons hâte d’arriver en Mongolie et de partir à l’aventure dans des contrées lointaines.

Seulement, nous avions oubliés une donnée importante, le passage de la frontière russie-mongolie, il nous a fallut exactement 8 heures. Et là, on vous raconte pas la scène, digne du film midnight express. Les pires se sont les douaniers russes, nous devons remplir un formulaire en 2 exemplaires, ils récupèrent nos passeports en nous déviseageant, jusque là, tout va bien. Mais alors après avoir vérifié nos identités, ils reviennent avec les chiens et tout le matos pour fouiller les cabines. C’est dingue dans pareil situation ce que l’angoisse et le stress peuvent vitent monter alors même que nous étions parfaitement en règle. Cela fait plusieurs heures que nous sommes enfermés dans ce wagon, et quand le train est arrêté, les toilettes sont fermés… L’ensemble des passagers sont stressés et une atmosphère pesante s’installe, ça y est , c’est notre tour, ils arrivent. Le chien en premier, et là on se dit pourvu que personne n’a caché de produits illicites dans nos sacs. Les douaniers nous demandent de sortir nos sacs et ils retournent le compartiment…

Seulement quelques minutes plus tard, rebelote avec les douaniers mongoles, ouf, ils sont plus cools, vous me direz en passant derrière les russes, ils sont sûres que tout est en ordre. Mais bon, la papasserie nous prendra tout de même deux bonnes heures.

Tags: ,

sept 27

Arrivée matinale dans cette ville au beau milieu de la Sibérie ou nous prenons 5 heures de décalage horaire dans la vue. Le principal attrait d’Irkoutsk est sa proximité avec le lac Baïkal, néanmoins on n’avait zappé qu’il y avait une distance de 70 km entre les deux.

Nous avons donc passés notre première journée à flâner au soleil dans les rues et parcs de la ville. Balade au bord du fleuve.

La surprise aura été de voir tout les habitants endimanchés pour à priori une fête de village.

Le lendemain nous partons pour Listvianka, une bourgade en bordure du gigantesque lac Baïkal. En forme de croissant, c’est le plus grand et plus profond lac du monde, 636 km de long pour 6O de large avec une profondeur de 1630 mètres. Après une balade le long du lac et au travers ses typiques maisonnettes sibériennes en bois, nous en profitons pour goûter de l’omoul, variété de poisson endémique du lac, avec un goût se situant entre la saumon et le hareng.

Ensuite, nous décidons d’aller observer le lac du sommet d’une station de ski, enfin avec sa seule et unique piste, il n’y a rien de ressemblant à Val d’Isère ou autres stations de ski française. Du point culminant, la vue est splendide et l’on se croirait face à l’océan.

Retour sur Irkoutsk ou nous resterons les deux jours suivants, le temps est pourrit, il pleut… enfin comme en France quoi. Nous en profitons pour nous reposer, et passer du temps dans les cyber cafés de la ville, avant de quitter la famille chez qui nous étions hébergés.

Ce fut donc notre dernier jour en Russie, dans l’ensemble c’est un très beau pays mais les russes sont tout de même assez spéciaux et froid, nous sommes donc tout content de rejoindre la Mongolie via le Transmongolien.

Tags:

sept 27

M’y voilà dans ce train mythique qui va m’amener jusqu’à Irkoutsk et ce majestueux lac Baïkal. J’arrive juste à l’heure car il toujours difficile de se repérer à Moscou, en effet, 3 gares sont situés juste a côté et il a fallut trouver la bonne. Cette ligne relie en fait st pétersbourg à Vladivostok en un peu plus d’une semaine traversant 7 fuseaux horaires et parcourant environ 9300 kms, dans un premier temps je ferai les 5185 premiers, pour faire un stop au beau milieu de la Sibérie.

Arrivé devant mon wagon, je fais connaissance avec notre provodnista (hôtesse de train), qui fait office de chef de gare, femme de ménage, restauratrice et à a qui on peut faire appel au moindre souci, elles sont deux par wagon, toujours très soignées et ce sont les véritables maîtresses à bord. Comme tout bon russe qui se respecte, elles sont d’une froideur extrême au départ mais se révèlent très serviables par la suite.

Je commence par me tromper, heureusement, car les personnes avec qui j’étais n’avaient pas l’air très avenantes. Au final, je me retrouve avec une femme russe et sa fille, que je vous présenterai plus en détail dans les portraits du monde.

Je m’installe dans un compartiment assez exigu avec 4 couchettes qui va être ma chambre durant 3 jours.

La communication avec mes partenaires de chambre n’est pas trop développée, heureusement que la mère baragouine quelques mots d’Anglais.

Je m’installe tranquillement et prends mes repères, ainsi je me suis aperçu que je n’avais rien prévu pour ce voyage en train, pas de bouquins, pas de bols ni couverts, peu de bouffe, par contre j’avais pas oublié la bouteille de vodka qui m’a dépannée avant ma première nuit.

Le lendemain, entre ordinateur et siestes, je contemple le paysage, bien que la première partie de la sibérie n’est rien d’extraordinaire. ou je traverse des forêts de bouleaux et de pins sous un temps pluvieux pendant des kilomètres puis de vastes étendues de bourbeuses herbages et de lacs.

Heureusement, la journée est animée par des arrêts, plus ou moins long, ou l’occasion m’est donnée de faire quelques provisions. C’est d’ailleurs assez amusant à voir, toutes ces femmes qui se précipitent sur le quai avec leurs chariots, qui s’arrêtent devant les sorties de wagons afin de vendre leur camelote. Elles sont très surveillées par la police et ne peuvent pas vendre n’importe quoi, dont de l’alcool… mais bon, j’ai tout de même réussi à acheter une petite bouteille de vodka en douce, et oui, c’est long 3 jours à bord d’un train.

Les discussions sont peu nombreuses avec les autres voyageurs, les wagons sont occupés en majeure partie de russes et non de touristes.

Mais bon, cela ne m’a pas empêché le deuxième soir alors que je prenais tranquillement un verre à la voiture bar, de faire la connaissance de Vladimir, qui encadrait et accompagnait de jeunes russes à une compétition sportive, et du patron du wagon restaurant. Ils m’ont gentiment proposé un shot de vodka, que j’ai volontiers accepté. Et là, c’était partie, un verre, deux verres… jusqu’à finir leur bouteille. Dans ce cas, la moindre des courtoisies est de rendre l’appareil, je suis donc allé chercher ma bouteille afin de… la terminer !!!! le problème c’est que c’est une chaîne sans fin car le patron bien éméché ramena une nouvelle bouteille, mais je vous rassure, nous n’avons fait que l’entamer. En tous les cas à la fin, je n’ai jamais aussi bien parlé et compris le russe !!! néanmoins, la traversée des 4 wagons qui me séparaient de ma couchette, fut assez difficile….

Pendant les deux autres jours, je traverse des paysages plus jolis et longe des villages constitués de petites maisonnettes en bois.

Le dernier après midi, je rencontre les seuls touristes qu’il devait y avoir à bord. Christian, un italien et sa copine allemande qui faisait à peu près le même circuit que moi pour leurs vacances. Après avoir fait connaissance nous finissons dans leur wagon à jouer au uno, enfin dans leur nouveau compartiment, ils avaient en effet demandés à changer car ils étaient malheureusement en compagnie d’un vieux russe qui se bourrait la gueule toute la journée…

Mais au fait, quelle heure est il ? car traverser 5 fuseaux horaires en 3 jours, il y a de quoi s’y perdre. En fait, nous restons en permanence à l’heure de Moscou sauf à la fin ou on commence à se mettre à l’heure locale, histoire de dormir un peu avant d’arriver à Irkoutsk.

Finalement, on s’habitue vite à rester dans le train en permanence, on s’y fait sa petite vie assez rapidement, si bien qu’à l’arrivée, on se dit : déjà !

 

Tags: , ,

sept 27

Arrivé à l’aéroport de Mockba à 4h40 je devais être attendu par la famille qui m’héberge pendant 3 jours, seulement, personne n’était là… Une heure plus tard, Vladimir dit « Vladoch » arrivait enfin, à mon avis il avait du râter le réveil… Il habite avec sa femme et leur petite fille dans un appartement à proximité du Kremlin, ce qui me facilitera les trajets pour visiter cette fascinante ville.

Me voilà parti pour arpenter les rues et boulevards de Moscou, mais sous la pluie. Je commence par le coeur de la ville ou se situe le Kremlin, qui signifie ville fortifié, la célèbre place rouge, et la fameuse cathédrale de saint Basile le Bienheureux, ce site est vraiment impressionnant et représentatif de ce que l’on s’attend à voir dans la capital Moscovite avec ses nombreuses églises et leurs coupoles dorées.

Malgré mon sens de l’orientation légendaire, il m’est très difficile de se repérer et de s’orienter, l’écriture en cyrillique ne m’aide vraiment pas, et c’est la même chose pour le métro, ce qui a été l’occasion de nombreux échanges : « ou se situe la station TpeTbrkobckar s’il vous plaît ? le problème, c’est la prononciation, ah oui, je vous l’avais dit, vous avez vu l’orthographe ! »

Le métro de Moscou est l’un des plus anciens du monde, il est d’une beauté inouï si bien que l’on se croirait dans un musée à chaque station.

Et les russes dans tout cela ! en fait, ils sont assez froid au premier abord et ne vous aident pas vraiment à vous indiquer votre chemin lorsque vous êtes perdu, la barrière de la langue en est certainement l’une des raisons sachant qu’ils ne parlent en générale pas très bien l’Anglais. Du soldat en uniforme, en passant par les femmes courtement vêtues, on voit de tout et on ne ressent pas trop la pauvreté des pays de l’est. Néanmoins, pour l’aspect typique, la police est très présente et très corrompue, d’ailleurs sans les conseils du lonely planète, je me serais fait embrouiller mon passeport par un policier qui voulait me les confisquer ou bien me soutirer de l’argent !!! Ah oui, j’oubliais, ils sont vraiment anti américains, j’ai même trouvé dans une boutique, un jeu d’échec avec les figurines des présidents opposant les russes aux amérloques…

Le deuxième jour, je continue mes visites, du bâtiment ultra soviétique du ministère des affaires étrangères, aux rues commerçantes, je m’arrête manger dans le fameux café Pouchkine. D’une manière générale je suis agréablement surpris par la qualité de la nourriture, on y mange de tout à des prix similaires à chez nous.

En fin de journée, je décide d’aller me détendre dans les bains les plus anciens et luxueux de la ville, enfin c’est ce qui est marqué dans le guide car une fois rentré à l’intérieur ce n’est pas vraiment le cas. Les bains, vous vous en doutez ne sont pas mixte et l’atmosphère un peu particulière, j’ai été assez surpris, moi qui ne suis pourtant pas très pudique… tous ces russcofs nus en train de fumer et de siroter des bières, drôle de sensation, j’ai même cru que j’allais y passer… Après une bonne heure de sauna, bain chaud, bain froid, je sors bien détendu.

Le troisième et dernier jour, je visite le cimetière de Novodevitchy, c’est un peu le père lachaise russe ou sont enterrés des personnalités russes comme Gorbaietchev ou Krouthev.

Je passe également devant le siège de l’ancien KGB, qui symbolise parfaitement le régime communiste de l’ancienne URSS.

Il est l’heure d’aller faire le sac et de prendre une dernière douche avant le périple de 3 jours et 4 nuits à bord du Transsibérien, départ à 23h25.

Tags: ,